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L'ACTUALITE DE LA DANSE 06 juin 2020

Premier programme du New York City Ballet en ouverture de la saison de ballet 2008-2009 de l’Opéra de Paris.

New York City Ballet (1) :
Hommage consciencieux à Balanchine

© Paul Kolnik / New York City Ballet

Episodes

Programme tout Balanchine en hommage à son fondateur pour cette première soirée du New York City Ballet à l’Opéra Bastille en ouverture de la saison de ballet 2008-2009. La grande compagnie américaine ne démérite pas, sans pour autant convaincre totalement. Plus d’application que de charme, essentiellement par manque de grandes personnalités.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 09/09/2008
Gérard MANNONI
 



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  • Il est toujours très périlleux pour les compagnies qui furent quasiment celles d’un seul chorégraphe de ne rien perdre de leur éclat ni de leur rigueur après le décès de leur fondateur. On sait bien que le Béjart Ballet Lausanne, par exemple, est désormais d’une certaine manière sous haute surveillance, même s’il y a tout lieu de faire confiance à Gil Roman, héritier désigné par le grand Maurice lui-même.

    Après la disparition de George Balanchine en 1983, c’est l’une des superstars la compagnie et de la danse internationale d’alors, le tellement beau Peter Martins, qui a repris le flambeau, en parvenant à garder au fil des années une rigueur technique et stylistique appréciables, en ouvrant aussi le répertoire à d’autres chorégraphes contemporains.

    Pour ce premier programme, on nous proposait en quelque sorte une revue de détail, tant sur quelques pièces fondatrices que sur l’actuelle génération d’interprètes. Divertimento a plus d’un demi-siècle, même dans sa deuxième mouture, laquelle date de 1956. De superbes variations, des pas de deux diaboliquement difficiles à danser mais très jubilatoires à regarder, des ensembles paraissant un peu moins intéressants aujourd’hui et surtout moins rigoureusement exécutés, bref, une belle démonstration technique qui force l’admiration.

    En contrepartie, il faut bien reconnaître que l’ensemble manque de panache, d’abattage, et garde un côté assez studieux. L’absence de physique de la plupart des danseurs masculins aux allures de collégiens bien sages, à l’exception de l’excellent Andrew Veyette, l‘absence, en fait, de grandes personnalités comme celles qui firent la gloire de la compagnie, confèrent à ce ballet, comme à l’ensemble de la soirée, un caractère plus scolaire que brillant, spirituel ou élégant, qualités quand même premières chez Balanchine, outre la musicalité, servie ici de manière souvent un peu minimale.

    Avec Episodes, de 1959, sur de splendides pages de Webern, autre aspect de la création balanchinienne, dans un esprit plus avant-gardiste alors, lignes sobres, structures arachnéennes, intériorité. Un autre monde, proposé de manière bien plus adéquate et même quasiment parfaite, par une distribution bien équilibrée dominée par la présence de la très belle Maria Kowroski, authentique balanchinienne.

    Nouveau changement de cap avec Tchaïkovski Suite n° 3, de 1970, où Balanchine se livre à un double exercice : célébrer la liberté d’une danse à la Isadora Duncan avant de rendre hommage aux strictes rigueurs de l’école classique pétersbourgeoise. Avouons que le caractère très kitsch des costumes vaporeux du début avec leurs couleurs de loukoums déjà sucés et le côté mesquin des tutus carrément laids à tous égards du grand Thème et variations final, gâchent le plaisir que l’on pourrait prendre à cet exercice de style.

    L’absence de charisme et de charme des interprètes, et notamment du soliste Joaquim de Luz pourtant bon technicien, ne rachètent rien. Peut-être qu’un autre ballet aurait été un meilleur choix, ou bien d’autres costumes, ou bien d’autres danseurs…

    D’autres programmes vont maintenant se succéder, permettant de vérifier si cette impression générale d’un travail plutôt propre, appliqué, sincère, respectueux, mais sans aura, va se confirmer où si ce sera le retour au grand frisson des dames et messieurs qui firent de la compagnie l’une des plus grandes du monde et dont Peter Martins fut lui-même l’exemple type.




    Opéra Bastille, Paris
    Le 09/09/2008
    Gérard MANNONI

    Premier programme du New York City Ballet en ouverture de la saison de ballet 2008-2009 de l’Opéra de Paris.
    Divertimento n° 15
    musique : Wolfgang Amadeus Mozart
    chorégraphie : George Balanchine

    Épisodes
    musique : Anton Webern
    chorégraphie : George Balanchine

    Tchaïkovski Suite n° 3
    musique : Piotr Ilitch Tchaïkovski
    chorégraphie : George Balanchine

    New York City Ballet
    maître de ballet : Peter Martins

     


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