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L'ACTUALITE DE LA DANSE 26 mai 2020

Hommage à Jerome Robbins au Ballet de l’Opéra national de Paris.

Le Ballet de l’Opéra en majesté
© SĂ©bastien MathĂ©

Rentrée somptueuse du Ballet de l’Opéra national de Paris au Palais Garnier avec cet Hommage à Jerome Robbins qui surpasse en tous domaines l’Hommage à Balanchine du New York City Ballet vu juste avant en ouverture de saison. Une magnifique leçon de rigueur et de style par une compagnie en parfait ordre de marche.
 

Palais Garnier, Paris
Le 23/09/2008
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Le DĂ©filĂ© du Corps de Ballet, qui ouvre dĂ©sormais la saison, avait dĂ©jĂ  montrĂ© une compagnie en bon ordre de marche. Peu d’absents chez les Étoiles, toutes ces dames Ă©tant prĂ©sentes, et chez les messieurs manquaient Manuel Legris et HervĂ© Moreau, ce dernier pas encore remis de son accident lors de la première de la Dame aux camĂ©lias en juin dernier. Un spectacle unique en son genre et qui permet comme toujours d’évaluer la popularitĂ© des solistes selon l’accueil qui leur est rĂ©servĂ© Ă  l’applaudimètre !

    La soirée débute ensuite par En sol, cette merveille joyeuse, ludique, spirituelle, chorégraphiée par Robbins sur le Concerto pour piano et orchestre de Ravel. Pour danser cela, il faut de l’esprit, de la technique, de l’élégance et un abattage que Marie-Agnès Gillot possède sans contredit.

    Belle, rapide, exacte, elle avait pour partenaire Florian Magnenet, Sujet souvent appelé à danser les rôles d’Étoiles grâce à sa grande taille, à un excellent physique et à de réelles possibilités techniques, qualités dont il ne tire pas encore tout le bénéfice possible. Il a le temps de s’affirmer et de progresser en éclat et en impact. Les six filles et les six garçons qui entourent le couple sont parfaits. Excellente interprétation aussi d’Elena Bonnay au piano.

    Que dire de la création de Benjamin Millepied, Triade, sur une musique désagréable et rude de Nico Muhly, au demeurant jouée avec foi par Frédéric Lagnau au piano, Bruno Frahaou et Jean Ruffard au trombone ?

    Les danseurs sont formidables d’investissement, d’énergie, d’intelligence, pour défendre une chorégraphie disparate, sans unité, dont le langage se cherche encore à l’évidence. Marie-Agnès Gillot, Laetitia Pujol, Audric Bezard, Marc Moreau sont exemplaires, mais la pièce reste frustrante, pâle évocation de relations de couples tellement moins aboutie que ce que l’on voit dans In the Night.

    Dans le texte du programme, Benjamin Millepied parle de la musique de Nico Muhly en ces termes : « On retrouve chez lui des rĂ©sonances de John Adams, Steve Reich et bien d’autres encore Â». Est-ce vraiment une qualitĂ© ? Il vaudrait mieux que l’on y trouve un style personnel. C’est le mĂŞme reproche, curieusement, que l’on peut faire au travail de Millepied. On se dit : « VoilĂ  du Forsythe, voilĂ  du BĂ©jart, voilĂ  du Balanchine, voilĂ  du Robbins, un peu de Kylian… Â» et ainsi de suite. Tout cela ne fait pas du Millepied.

    Et quel contraste surtout avec le fabuleux In the Night de Robbins qui continue la soirée ! Là, dans ce très subtil jeu de trois couples, tout est dit clairement avec légèreté et profondeur, dans une magie absolue du mouvement, dans la vérité de la musique de Chopin.

    Avec Clairemarie Osta et Benjamin Pech, Agnès Letestu et Stéphane Bullion, Aurélie Dupont et Nicolas Le Riche, on renoue avec les grands souvenirs de 1970, quand le ballet entrait au répertoire avec Isabelle Guérin, Monique Loudières, Elisabeth Platel, Jean Guizerix, Jean-Yves Lormeau, Manuel Legris, et aussi Fanny Gaïda, Laurent Hilaire et quelques autres stars de cette immense génération. Tout est beau, dans le moindre détail, le physique des interprètes, leur danse, leur musicalité, leur finesse et leur compréhension du propos du chorégraphe. Très belle présence de Ryoka Hisayama au piano. Le bonheur !

    Un bonheur retrouvé d’ailleurs avec le désopilant Concert, mené à bride abattue par Vessela Pelovska au piano, Dorothée Gilbert, irrésistible en ballerine frénétique, Emmanuel Thibaut en jeune homme timide, Alessio Carbone parfait en mari et tous les autres se lançant dans le délire final sans une once de vulgarité et avec tout l’humour distancié adéquat. Une soirée bien réconfortante à l’orée d’une saison riche où l’on attend avec la plus grande impatience la création maintenant proche des Enfants du paradis de José Martinez.




    Palais Garnier, Paris
    Le 23/09/2008
    GĂ©rard MANNONI

    Hommage à Jerome Robbins au Ballet de l’Opéra national de Paris.
    Hommage Ă  Jerome Robbins :
    En Sol – In the Night – The Concert – Triade (Benjamin Millepied)

    Elena Bonnay, Ryoko Hisayama, Vessela Pelovska, piano
    Orchestre de l’Opéra national de Paris
    direction : Koen Kessels

    Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de ballet de l’Opéra national de Paris.

     


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