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L'ACTUALITE DE LA DANSE 04 juin 2020

Ashes, de Koen Augustijnen au Théâtre des Abbesses, Paris.

Objet dansant mal identifiable
© Chris Van der Burght

Le créateur flamand Koen Augustijnen, issu des Ballets C.DE LA B., pépinière de talents, revient au Théâtre des Abbesses avec Ashes, un spectacle plus ambitieux et pas vraiment abouti. Des idées, parfois nouvelles, souvent les mêmes, des longueurs et un ensemble manquant d’unité, de personnalité et surtout de nouveauté. Entre cirque et danse.
 

Théâtre des Abbesses, Paris
Le 04/03/2009
GĂ©rard MANNONI
 



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  • KĹ“n Augustijnen nous avait habituĂ©s Ă  des pièces assez courtes mais vives, originales, dĂ©jantĂ©es, franchement originales et lisibles sans se prendre la tĂŞte outre mesure. Avec peu de danseurs, des musiciens baroques sur scène, il avait rĂ©ussi un habile mĂ©lange entre musique ancienne en direct et expression chorĂ©graphique très nouvelle, souvent avec humour et une imagination dĂ©capante.

    Cette fois, avec Ashes, une pièce d’une bonne heure et demie, davantage de danseurs et de musiciens, il s’oriente vers une forme plus élaborée, plus ambitieuse et qu’il maîtrise pour l’instant moins bien. Hormis la danseuse antillaise Chantal Loïal qui vient de chez Montalvo-Hervieu et dont le postérieur est toujours aussi expressif, les autres interprètes se rapprochent autant des arts du cirque que de la danse, multipliant, y compris au trempolino, des acrobaties, contorsions et chutes acrobatiques impressionnantes, mais à la valeur artistique souvent discutable.

    Il y a certes un beau travail à base d’improvisation sur le ralenti, sur un certain type d’énergie du type tension-relâchement, sur le contrôle des chutes, sur l’immobilité aussi, mais tout cela est en général bien trop répétitif et bien trop confus pour que l’on sache exactement ce que l’on est en train de regarder. Beaucoup de travail a dû être nécessaire pour régler un tel spectacle. On admire les interprètes, mais ils ne nous racontent finalement pas grand chose. Vers la fin, de beaux ensembles paraissent plus significatifs mais on regrette la fraîcheur et le côté incisif et inattendu des pièces précédentes.

    D’autant que la musique n’arrange rien. Dans ce domaine aussi, il y a trop de Haendel pas très bien joué ni bien chanté. Seul Steve Dugardin est toujours à la hauteur de la tâche, mais la voix criarde de la soprano qui chante certains des airs les plus difficiles du répertoire baroque n’est pas un cadeau. Le petit orchestre réuni et auquel est ajouté percussions, marimbas et accordéon n’est guère suffisant non plus pour rendre justice aux pages interprétées. Bien sûr, ce n’est pas un concert, mais en raison de l’omniprésence de la musique, il vaudrait mieux qu’elle soit bonne. Le percussionniste Mattijs Vanderleen est cependant remarquable.

    Impression bizarre, sentiment de frustration, on ne sait pas très bien ce que l’on ressent en sortant, mais ce n’est pas la franche satisfaction d’avoir vécu, comme lors des spectacles précédents, quelques instants d’exception.




    Théâtre des Abbesses, Paris
    Le 04/03/2009
    GĂ©rard MANNONI

    Ashes, de Koen Augustijnen au Théâtre des Abbesses, Paris.
    Ashes, d’après des compositions originales de Haendel
    chorégraphie : Kœn Augustijnen
    décor : Jean-Bernard Koeman
    costumes : Dorothée Catry
    Ă©clairages : Kurt Lefevre
    direction : Wim Selles
    son : Sam Semuys

    Créé et joué par Alkthanasia Kaneilopoulou, Benjamin Boar, Chantal Loïal, Gaël Santisteva, Grégory Edelein, Jakub Truszkowski, Ligia Manuela Lewis et Sung-Im-Her

     


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