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L'ACTUALITE DE LA DANSE 03 juin 2020

Le Funambule de Preljocaj au Théâtre des Abbesses, Paris.

Preljocaj sur le fil
© Jean-Claude Carbonne

Précoce rentrée pour la saison 2009-2010 du Théâtre de la Ville avec un solo d’Angelin Preljocaj : le Funambule. Deux semaines à l’affiche du Théâtre des Abbesses à guichet fermé, un must de la rentrée. Mais en réalité, une tentation théâtrale de plus chez un danseur en fin de carrière, et au final une soirée décevante.
 

Théâtre des Abbesses, Paris
Le 03/09/2009
Vincent LE BARON
 



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  • Présent à l’affiche parisienne chaque saison mais absent des scènes depuis des années, le retour d’Angelin Preljocaj comme interprète fait office de rareté. Créé pour le festival Montpellier-Danse en juin 2009, le Funambule marque incontestablement la rentrée chorégraphique à Paris. Le propos du danseur et chorégraphe est de dire le texte de Jean Genet de 1955 en l’agrémentant de phrases chorégraphiques et de quelques extraits musicaux. À lire ou réentendre l’œuvre de l’écrivain, on est frappé par l’importance de la danse dans le texte et dans son rythme et l’on comprend aisément l’attirance de Preljocaj par ces pages.

    Au lever de rideau, la scénographie minimaliste et graphique de Constance Guisset flatte plutôt l’œil et prépare l’ouïe à une heure et quart de texte. Hélas, la première impression est gâtée assez vite par un son trop amplifié. Le bruit des pages tournées et des éléments de décors perturbe un peu le fil du récit. Plus compromettant encore, l’artiste manque de voix, de puissance comme de placement. Un monologue, aussi captivant soit-il, exige un organe plus adapté.

    Alors, on se console avec la chorégraphie et l’investissement du danseur dans son mouvement. Le style à la fois très phrasé, anguleux et dessiné fait écho au texte sans évidemment tomber dans l’écueil du mime. À 52 ans, le corps n’a rien perdu de son agilité et de sa souplesse. Moins heureux, la danse et le verbe simultanément, des phrases dont on perd le fil.

    Bref, un exercice d’équilibriste un peu trop ambitieux. La tentation du théâtre pour des danseurs vient souvent au crépuscule de leur carrière d’interprète. Rares sont ceux comme Maurice Béjart et Michael Denard notamment qui connaissent cet autre souffle.




    Théâtre des Abbesses, Paris
    Le 03/09/2009
    Vincent LE BARON

    Le Funambule de Preljocaj au Théâtre des Abbesses, Paris.
    Le funambule
    Ballet Preljocaj

     


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