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L'ACTUALITE DE LA DANSE 04 juin 2020

Nouvelles distributions pour la reprise de Casse-Noisette dans la chorégraphie de Rudolf Noureev au Ballet de l’Opéra national de Paris.

Casse-Noisette (2) :
Brillante invitée russe

© Marc Haegeman

La jeune ballerine du Bolchoï Natalia Osipova, invitée pour deux spectacles en cette conclusion d’une longue série de Casse-Noisette à l’Opéra national de Paris, a remporté un franc succès comme partenaire de Mathias Heymann. De la technique, de la fraîcheur, de la grâce, une vraie présence. Résumé des soirées du 5 et du 8 janvier.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 08/01/2010
Gérard MANNONI
 



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  • De multiples distributions se sont succédées au fil de cette longue série de Casse-Noisette qui a vu notamment, au soir du 31 décembre, la nomination de Karl Paquette au titre de Danseur Étoile. Parfaitement justifiée, attendue même, cette décision de la direction de la danse distingue un artiste de valeur dont la personnalité différente de celle des autres Étoiles viendra compléter ce groupe si représentatif de notre école de danse au plus haut niveau.

    C’est, pour l’artiste lui-même, à la fois une consécration et une ouverture vers d’autres horizons, chaque Étoile révélant toujours d’autres aspects de son art une fois parvenu au titre suprême. Pour Paquette, nul doute que dès sa prise de rôle prochaine dans le ballet de Neumeier la Dame aux camélias, ce sera l’occasion d’un épanouissement nouveau, même s ‘il a déjà dansé très brillamment tous les grands rôles du répertoire maison.

    Parmi les couples vus ces derniers jours, les deux Premiers Danseurs Myriam Ould-Braham et Emmanuel Thibault ont été à la hauteur de leur tâche, mais sans excès d’éclat, ou plutôt de manière assez inégale. Un peu fragile par moments, Myriam Ould-Braham fut au meilleur d’elle-même dans la variation et la coda du grand pas de deux final, précise, rigoureuse, avec l’abattage indispensable pour ce célébrissime morceau de bravoure.

    Reconnaissons que l’adage du même pas de deux fut assez confus, un peu brouillon de la part de deux interprètes, sans doute fatigués en ces derniers jours de spectacle. Emmanuel Thibault alterna lui aussi les moments où l’on retrouvait le technicien à la danse ample, facile, élégante, et quelques passages moins assurés. Ils formaient en tout cas un couple homogène et dramatiquement crédible de bout en bout.

    Le Corps de ballet avait lui aussi une belle homogénéité et les différentes parties de solistes du voyage furent assurées avec enthousiasme et talent par tous, le 5 janvier par Charlotte Ranson et Sébastien Bertaud, le 8 par Charlene Giezendanner et Alessio Carbone (Luisa et Fritz et la danse espagnole), Eve Grinsztjan et Yann Bridard (danse arabe), Ludmillla Pagliero, Mathilde Froustey et Mallory Gaudion (Pastorale) les deux soirs.

    Ces rôles n’ont rien d’anecdotique car ce sont eux qui ponctuent le ballet et lui donnent vie. On se rend compte, lorsqu’ils sont mal tenus, à quel point cela fait retomber le rythme et l’intérêt d’ensemble du ballet, et lorsqu’ils sont aussi bien exécutés que ces soirs-là, combien ils servent de relais dans le déroulement dramatique de l’œuvre. Excellente participation aussi des élèves de l’École de Danse, très investis dans tout ce qu’ils ont à faire et qui tient une place importante au premier acte. De la vraie graine de danseurs et aussi de comédiens.

    Pour deux spectacles, donc, Brigitte Lefèvre avait eu l’excellente idée d’inviter la jeune Natalia Osipova, soliste au Bolchoï de Moscou. Avec Mathias Heymann, excellent Drosselmeyer-Prince à tous égards, bien qu’un peu maladroit aussi dans l’adage du pas de deux aux portés si compliqués et périlleux, la ballerine russe a incarné une Luisa toute de spontanéité, de fraîcheur, de grâce élégante.

    Fine silhouette de brunette, l’air heureux de danser, elle a de très beaux mouvements de bras et de mains qui accompagnent et concluent ses pas et ses mouvements, avec aussi un excellent travail du port de tête toujours vivant, pertinent, en restant naturel. Cela donne un relief permanent à sa danse et à la composition de son personnage, ajouté à une très belle technique en tous domaines, beaux sauts, petite batterie rapide, joli travail de pointes et de bas de jambe en général. Une ballerine que l’on reverra avec le plus grand plaisir à Paris comme à Moscou !




    Opéra Bastille, Paris
    Le 08/01/2010
    Gérard MANNONI

    Nouvelles distributions pour la reprise de Casse-Noisette dans la chorégraphie de Rudolf Noureev au Ballet de l’Opéra national de Paris.
    Casse-Noisette
    musique : Piotr Ilitch Tchaïkovski
    chorégraphie et mise en scène : Rudolf Noureev
    décors et costumes : Nicholas Georgiadis

    Maîtrise des Hauts de seine / Chœur d’enfants de l’Opéra national de Paris.
    Orchestre Colonne
    direction : Kevin Rhodes

    Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de ballet de l’Opéra de Paris et la participation des élèves de l’École de danse.

     


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