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L'ACTUALITE DE LA DANSE 05 juin 2020

Reprise de Giselle dans la chorégraphie de Nanette Glushak par le Ballet du Capitole de Toulouse.

Giselle Ă  Las Vegas sur Garonne
© David Herrera

Le Ballet du Capitole vient de reprendre la chorégraphie de Giselle créée par sa directrice Nanette Glushak en mai 1998 pour la Halle aux Grains. Pendant les travaux du Théâtre du Capitole, cette reprise est décentralisée dans un lieu étrange, le Casino-Théâtre Barrière, situé hors la ville, non loin d'une certaine usine AZF…
 

Casino-Théâtre Barrière, Toulouse
Le 03/04/2010
Olivier BRUNEL
 



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  • Pendant les travaux qui remettront Ă  un niveau de technique ultramoderne les installations du Théâtre du Capitole, opĂ©ras et ballets sont donnĂ©s dans d’autres lieux sur l’ensemble de cette saison 2009-2010. Si l’OpĂ©ra est dĂ©centralisĂ© Ă  la Halle aux Grains, oĂą nombre de productions crĂ©Ă©es et adaptĂ©es au lieu sont reprises, le Ballet fait ce qu’il peut.

    Pour les quatre représentations de la chorégraphie de Giselle selon sa directrice Nanette Glushak en mai 1998 pour la Halle aux Grains, le Ballet s’exporte en un lieu assez discutable. Situé à l’extérieur de la ville, proche de l’usine chimique AZF de sinistre mémoire, le Casino-Théâtre Barrière est un lieu cauchemardesque, quoi que situé dans un bel environnement de jardins et bassins, qui comporte un théâtre en gradins au milieu de restaurants et salles de jeux d’argent.

    Est-il bien moral d’attirer en un tel lieu un public composé en cette matinée du samedi, veille de Pâques, de familles, enfants et personnes âgées, dont on sait pour ces dernières le drame que peut représenter la rencontre avec les jeux de hasard ?

    Plein à craquer, l’amphithéâtre n’est cependant pas un mauvais lieu pour ce spectacle même si son esthétique très petit budget jure avec la modernité des lieux. Au premier acte, pris tout à fait au pied de la lettre, la chaumière en toile peinte a pauvre allure ; heureusement le décor du second joue le vide et l’abstraction offrant à l’acte blanc un cadre neutre et des éclairages très réussis (Allain Vincent)

    La chorégraphie de Nanette Glushak ne se démarque heureusement que très peu de l’originale de Jules Perrot et Jean Coralli avec les ajouts de Marius Petipa, et soigne particulièrement la clarté de la pantomime en optant pour une fin heureuse où Giselle sauve Albrecht.

    Deux distributions alternent. Nous avons pu voir la Giselle d’Evelyne Spagniol, demi-soliste du Ballet, parfaitement fragile et crédible dans sa scène de folie et pleinement fantomatique au II. Avec une technique très assurée, elle fait évoluer son personnage avec gravité vers les sommets expressifs des dernières scènes.

    Son Loys/Albrecht, l’Italien Valerio Mangianti, est entré récemment au Capitole où il s’est illustré dans The Vertiginous Thrill of Exactitude de Forsythe. Danseur solide et musculaire, il apparaît mal apparié à sa Giselle. S’il est bon technicien et excellent porteur, il apporte bien peu d’expression à son personnage qui reste figé d’un bout à l’autre du ballet.

    Belle prestation du soliste Davit Gallstyan dans le Pas des Vendangeurs avec une partenaire, Maki Matsuoka un peu en deçà techniquement. Superbement investi dans son rôle de jaloux, le Suédois Henrik Victorin, danseur du Corps de ballet, donne un beau relief au garde-chasse Hilarion. La première soliste Paola Pagano danse Myrtha, reine des Willis, avec autorité et virtuosité. L’ensemble du Corps de ballet est à un excellent niveau et donne à cette Giselle une tenue de grande classe que confirme l’Orchestre du Capitole dirigé avec lyrisme et souplesse par Philippe Béran.

    La saison du Ballet s’achèvera en mai par une soirée consacrée à Carmen à Toulouse ? De Bizet à Nougaro.




    Casino-Théâtre Barrière, Toulouse
    Le 03/04/2010
    Olivier BRUNEL

    Reprise de Giselle dans la chorégraphie de Nanette Glushak par le Ballet du Capitole de Toulouse.
    Giselle
    musique : Adolphe Adam et Johann Friedrich BurgmĂĽller
    chorégraphie : Nanette Glushak d’après Jules Perrot, Jean Coralli et Marius Petipa
    décors : Farouk Ratib
    costumes : Joop Stokvis

    Orchestre National du Capitole
    direction : Philippe BĂ©ran

    Ballet du Capitole de Toulouse

     


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