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L'ACTUALITE DE LA DANSE 01 juin 2020

Spectacle annuel de l’École de Danse de l’Opéra national de Paris au Palais Garnier, Paris.

Éblouissante jeunesse
© David Elofer

Magnifique démonstration des forces chorégraphiques et musicales de notre avenir avec ce spectacle annuel du Palais Garnier où les élèves de l’École de Danse de l’Opéra étaient accompagnés dans la fosse par l’Orchestre des Lauréats du Conservatoire. Une soirée réconfortante, et qui permet l’entrée au répertoire du magnifique Piège de lumière de John Taras.
 

Palais Garnier, Paris
Le 10/04/2010
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Rendez-vous annuel particulièrement brillant avec le spectacle de l’École de Danse de l’OpĂ©ra. Cette annĂ©e, les jeunes danseurs sont accompagnĂ©s par les jeunes musiciens laurĂ©ats du Conservatoire, ce qui rehausse encore l’intĂ©rĂŞt d’une soirĂ©e qui suscitait dĂ©jĂ  un intĂ©rĂŞt très vif par son programme.

    Elisabeth Platel, directrice de l’École, a en effet eu l’excellent initiative de faire entrer au répertoire l’un des fleurons des Ballets du Marquis de Cuevas, ce Piège de lumière qu’avaient créé en 1952 au Théâtre de l’Empire Rosella Hightower, Vladimir Skouratov et Serge Golovine sur une partition originale magnifique de Jean-Michel Damase et dans une chorégraphie de John Taras.

    Cette œuvre vraiment importante dans le patrimoine de la danse avait été reprise de façon ponctuelle par de rares compagnies étrangères puis par le Ballet du Nord qui l’avait aussi montrée à la Biennale de la danse de Lyon en 1988. John Taras en avait alors remonté la chorégraphie pour Elisabeth Platel qui l’a reprise aujourd’hui, elle-même secondée Wilfried Romoli. Un grand passage de relais dans la plus pure tradition.

    Pour cette pièce maîtresse, l’Opéra n’a pas lésiné sur les moyens, reproduisant de manière somptueuse les décors de Félix Labisse et les costumes d’André Levasseur, travail d’exception comme les ateliers maison en ont l’apanage. Avec les éclairages de François-Éric Valentin, le ballet prend toute sa dimension féerique, bagnards et papillons se mêlant dans cet étrange univers marginal, mélange de réalisme et de rêve absolu.

    La chorégraphie est difficile et une fois encore les élèves de l’École prouvent que parvenus dans les dernières années d’étude, ils sont des artistes déjà accomplis. Dans le rôle du bagnard, Neven Ritmanic confirme bien toutes qualités remarquées lors du spectacle de l’an passé. C’est un vrai tempérament qui se jette en scène avec fougue et avec un plaisir évident. Qu’il entre ou pas dans la compagnie, son avenir de danseur d’excellent niveau ne fait guère de doute.

    Tout comme celui de Clothilde Tran Phat, chargée de la difficile succession de Hightower et de Platel en Reine des Morphides. Même si elle n’a pas la morphologie fluide et longue à laquelle on était habitués, elle affirme une vraie présence et fait montre d’une solide technique.

    Belle silhouette longiligne de Florent Melac en héroïque Iphas, superbe papillon qui se sacrifie pour sauver la fabuleuse Reine de Morphides. Quelque quarante minutes de spectacle très intense qui séduit totalement le public, d’autant que la qualité musicale est aussi gratifiante avec l’orchestre dirigé par Marius Stieghorst. Décidément, quelle belle idée que de permettre à ce ballet de ne pas périr dans les oubliettes !

    Pour l’encadrer, la soirée avait commencé par Suite de danses d’Ivan Clustine, tout en froufrous de longs tutus blancs sur des pages de Chopin. Ambre Chiarcosso a tout ce qu’il faut pour apporter à un tel ballet le charme, la magie, l’immatérialité qui peuvent lui donner de l’intérêt. Ravissant physique en finesse, danse élégante, précise, pour elle aussi, l’avenir devrait être sans problèmes, ici ou ailleurs… mais souhaitons que ce soit ici ! Participation plus effacée de la gente masculine mais belle impression donnée par la plus jeune classe féminine.

    En conclusion de ce spectacle confirmant la si haute tenue de l’École, la reprise des Sept danses grecques de Béjart met en valeur de solides personnalités comme celles de Rémy Catalan, énergique, brillant, et de Caroline Osmont et Germain Louvet. On retrouve aussi avec le même plaisir Neven Ritmanic. Plein de carrières à suivre, désormais, car ces spectacles ont presque toujours été les révélateurs de ceux qui allaient par la suite devenir les éléments les plus dynamiques de la compagnie.




    Palais Garnier, Paris
    Le 10/04/2010
    GĂ©rard MANNONI

    Spectacle annuel de l’École de Danse de l’Opéra national de Paris au Palais Garnier, Paris.
    Suite de danses, ballet en un acte
    musique : Frédéric Chopin
    chorégraphie : Ivan Clustine (1913)
    Piège de lumière
    Entrée au répertoire
    musique : Jean-Michel Damase
    chorégraphie : John Taras
    Sept danses grecques
    musique : Mikis Theodorakis
    chorégraphie : Maurice Béjart

    Orchestre Des Lauréats Du Conservatoire (CNSMDP)
    direction : Marius Stieghorst

    Avec les élèves de l’École de Danse de l’Opéra national de Paris

     


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