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L'ACTUALITE DE LA DANSE 04 juin 2020

Reprise de Paquita de Pierre Lacotte au Ballet de l’Opéra national de Paris.

Éblouissante Paquita
© Agathe Poupeney

Marie-Agnès Gillot et Karl Paquette

Brillant retour à l’affiche du remarquable travail effectué par Pierre Lacotte pour cette reconstitution de Paquita. Des solistes de premier ordre, un Corps de ballet motivé, tout était réuni pour la plus grande satisfaction de tous ceux qui restent conscients et amoureux des beautés du patrimoine chorégraphique.
 

Palais Garnier, Paris
Le 18/10/2010
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Rien ne ressemble moins Ă  un ballet musĂ©e que cette reconstitution de Paquita effectuĂ©e par Pierre Lacotte en 2001 Ă  partir de la version Mazilier de 1846 et de la celle de Petipa de 1881. Très grand connaisseur du style romantique dans ses moindres finesses et subtilitĂ©s, le chorĂ©graphe a su donner une vie permanente, intense, tonique Ă  ce qui n’aurait pu ĂŞtre qu’un travail de scientifique purement thĂ©orique.

    Rassemblant diverses sources, tant pour la danse que pour la musique, il a su redonner une unité esthétique et dramatique à cette histoire dont le livret, charmant, n’est pas l’élément le plus original. Les décors et les magnifiques costumes si nombreux et si diversifiés de Luisa Spinatelli, contribuent d’ailleurs grandement à la réussite de l’ensemble.

    Car il y a beaucoup de monde sur le plateau, et qui danse sans arrêt. Ensembles, pas de deux, variations multiples, pas de trois, interventions diverses se succèdent sans relâche, virtuoses ou poétiques, jamais sans intérêt, ni justification, au moins théâtrale.

    Il y a même le si attachant intermède des enfants, assuré avec un absolu professionnalisme par les jeunes élèves de l’École de danse, et aussi, au deuxième tableau du premier acte, tout un épisode dans la meilleure tradition du mimodrame, permettant aux solistes de s’amuser à montrer leur talent de comédiens tout en restant fidèles à la gestuelle et aux codes de la tradition. Bref, de quoi ne pas voir le temps passer.

    Dans le rôle-titre, Marie-Agnès Gillot déploie les immenses moyens qu’on lui connaît, avec une sûreté, un abattage et un sens du théâtre exceptionnels. Superbe technique, bien sûr, qui lui permet non seulement d’enchaîner avec une aisance magistrale ses innombrables variations et de nous gratifier de fouettés simples, doubles, triples… on finit par ne plus savoir, tant elle tourne vite et complètement sur la musique !

    En Lucien d’Hervilly, Karl Paquette, d’une blondeur solaire de conte de fées, montre aussi une aisance souveraine, excellent partenaire au demeurant, de ceux qui ne dansent pas que pour eux tout seuls mais s’intéressent sans cesse à leur partenaire et à tous ceux qui les entourent. Et il n’est pas facile de donner une vraie présence à ce type de personnage d’une épaisseur psychologique, reconnaissons-le, assez mince.

    En méchant Inigo, l’affreux traître de l’histoire, Stéphane Phavorin est irrésistible, maniant le second degré avec une virtuosité dramatique exemplaire. Et il danse toujours aussi bien. Entouré de Nolwenn Daniel et de Muriel Zusperreguy, impeccables, Emmanuel Thibault, dans le pas de trois, soulève comme toujours l’enthousiasme du public par la légèreté, la souplesse, l’aisance d’une danse tout en moelleux et en élégante facilité.

    Peut-être en raison de l’approche imminente du concours annuel, la compagnie paraît spécialement concernée, engagée, soucieuse de maintenir la pression et de mener sans relâche ce terrible drame à son heureuse conclusion !

    Un spectacle tout scintillant, où vont maintenant se succéder divers Étoiles et Premiers Danseurs dans les principaux rôles.




    Palais Garnier, Paris
    Le 18/10/2010
    GĂ©rard MANNONI

    Reprise de Paquita de Pierre Lacotte au Ballet de l’Opéra national de Paris.
    Paquita, ballet en deux actes de Paul Foucher et Joseph Mazilier
    musique : Édouard Marie Delvedez et Ludwig Minkus, adaptée et orchestrée par David Coleman
    adaptation et chorégraphie : Pierre Lacotte d’après Joseph Mazilier (1846) et Marius Petipa (1881)
    décors et costumes : Luisa Spinatelli
    Ă©clairages : Philippe Albaric

    Orchestre de l’Opéra national de Paris
    direction : Philippe Hui

    Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra national de Paris.

     


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