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L'ACTUALITE DE LA DANSE 01 juin 2020

Programme Ashton-Marriott-Bintley au Royal Ballet de Londres.

McRae dans la légende
© Tristram Kenton

Steven McRae (Rhapsody)

Après le succès au box-office de la création d'Alice au pays des merveilles et avant une énième reprise du Lac des cygnes, le Royal Ballet de Londres affiche un triple bill à cent pour cent british. Le dessert servi en entrée laisse une impression de spectacle mal équilibré, mais quelle première partie, où Steven McRae triomphe de la Rhapsody d’Ashton !
 

Royal Opera House, Covent Garden, London
Le 19/03/2011
Vincent LE BARON
 



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  • Ultime et formidable pièce que cette Rhapsody. Conçue comme une pièce d’occasion pour les quatre-vingts ans de la Reine Mère, le ballet demeure l’un des joyaux de Sir Frederick Ashton, chorégraphe fondateur du Royal Ballet tel qu’il fut béatifié à Covent Garden. Impossible d'oublier que le créateur du rôle masculin fut Mikhaïl Baryschnikov tant la virtuosité des variations évoque la technique de ce danseur légendaire.

    Aussi, lorsque Monica Mason, actuelle directrice du Royal Ballet, programme l'œuvre, doit-elle immédiatement imaginer la distribution. L'Australien Steven McRae débute dans le rôle avec une aisance proprement hallucinante. Des pirouettes à vriller la scène, des sauts déconcertants. Chaque exploit s'enchaîne à une vitesse inhumaine et le principal ne transmet pas un instant un sentiment de risque.

    Sa partenaire, Alina Cojocaru, le complète idéalement par sa grâce élégiaque que réclame la musique ô combien virtuose également de Sergeï Rachmaninov. La matinée aurait pu se terminer après ces vingt-sept minutes mémorables, la journée était gagnée.

    En seconde partie, avec Sensorium du Britannique Alastair Marriott, l'attention se relâche paisiblement. La partition de sept préludes de Debussy orchestrée par Colin Matthews offre des tableaux variés. Marriott a certes du métier, mais les phrases se suivent et se ressemblent. La distribution comprend Mara Galeazzi, principal, mais Melissa Hamilton, simple soliste, enthousiasme davantage par la pureté de la ligne et son aspect diaphane qui correspond à l'ambiance voulue pour cette pièce.

    Le programme prend fin avec Still Life at the Penguin Cafe qui n'avait pas été redonné depuis bientôt vingt ans. L'argument serait une ode au développement durable, l'ensemble évoque aussi le goût si british des déguisements tels ceux des Tales of Beatrix Potter de Sir Frederick Ashton. David Bintley ne reniera pas cet emprunt tant il a toujours clamé haut et fort sa filiation avec le maître anglais.

    Le plus délicieux dans cet opus demeure la musique de l'inclassable Simon Jeffes. Entre jazz, musique classique et folklore, le tout se revendique œcuménique à souhait et musicalement... fonctionne. Le message, très National Geographic, agace un peu par sa candeur, mais la chorégraphie n'est pas sans intérêt.

    La plus grande frustration reste le port des masques qui limite considérablement l'expression. Les applaudissements nourris flattent la bonne conscience écologiste du public. Une pièce qui trouve une actualité évidente après la tristesse des événements au Japon.




    Royal Opera House, Covent Garden, London
    Le 19/03/2011
    Vincent LE BARON

    Programme Ashton-Marriott-Bintley au Royal Ballet de Londres.
    Rhapsody
    chorégraphie : Frederick Ashton
    Sensorium
    chorégraphie : Alastair Marriott
    Still Life at the Penguin Cafe
    chorégraphie : David Bintley
    Royal Ballet

     


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