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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Gala des cinquante ans du Ballet de Stuttgart.

Un quinqua vigoureux
© Stuttgarter Ballett

Pour ses cinquante ans, le Ballet de Stuttgart organise pendant trois semaines un festival autour de son passé, de son présent et de son futur. Dupliqué pour deux soirs, un gala international pensé par Reid Anderson, directeur de la compagnie, célèbre avec faste cet anniversaire, pendant plus de cinq heures de temps…
 

Opernhaus, Stuttgart
Le 12/02/2011
Vincent LE BARON
 



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  • Curieuse idée que d'ouvrir une telle soirée par une chanson. Certes, elle est interprétée par un ancien danseur du cru (Randy Diamond) mais John Cranko, le fondateur de la compagnie, aurait mérité le lever de rideau. Ce sont un peu plus tard (après une introduction du controversé édile local) les élèves de l'école et les danseurs du Ballet qui défilent avec bonheur et fierté sur la Polonaise d'Eugène Onéguine.

    De longs applaudissements témoignent de l'importance et de l'attachement de la ville et du Land à l'institution de standing international. Reid Anderson se fend d'un discours en anglais et en allemand et rend hommage aux quatre danseurs fondateurs : Marcia Haydée, Birgit Keil, Richard Cragun et Egon Madsen. Ils président la soirée, entourés de deux gloires qui firent leurs premiers essais chorégraphiques à Stuttgart : John Neumeier et Jirí Kylián.

    La suite de la première partie laisse un peu sur sa faim en dépit de l'émouvant Pas de trois extrait de Return from a Strange Land. Alicia Amatriain, au corps toujours aussi fascinant, se déploie magnifiquement sur la musique de LeoÅ¡ Janáček. Le contraste est violent avec Ständchen de Christian Spuck, à la grivoiserie soporifique.

    La deuxième partie reprend avec un Pas de deux du danseur et chorégraphe Douglas Lee. Rien de neuf, un mélange de William Forsythe et de Wayne McGregor mais deux grands danseurs : Anna Osadcenko et Evan McKie. Deux autres collègues stuttgartois, Katja Wünsche et Alexander Zaitsev dansent à l'unisson sur la partition de Dmitri Chostakovitch dans l'une des meilleures chorégraphies de Mauro Bigonzetti : Kazimir's Colours. Neumeier peut se réjouir d'être bien défendu à travers l'interprétation très sensuelle de son Othello par Elisabeth Mason et Jason Reilly.

    La soirée dure plus de cinq heures, mais quel plaisir de revoir Egon Madsen, père fondateur, faire lever la salle pour une pièce d'occasion imaginée et co-interprétée par Éric Gauthier ! Il faut venir à Stuttgart également pour voir Urlicht, l'une des pièces de jeunesse de William Forsythe.

    Laura O'Malley et Filip Barankirwicz y sont éblouissants avec ce langage néo-classique contenant en germe quelques ruptures chères à l'Américain. Hans van Manen, Frederick Ashton et évidemment Cranko avec en final un Pas de deux d'Onegin concluent une soirée marathon digne d'un Nijinsky Gala organisé chaque année par Neumeier à Hambourg.

    Probablement exténués, les danseurs doivent retrouver l'énergie et l'engouement pour cette même commémoration le lendemain. Chapeau bas !




    Opernhaus, Stuttgart
    Le 12/02/2011
    Vincent LE BARON

    Gala des cinquante ans du Ballet de Stuttgart.
    Jubilé des 50 ans du Ballet de Stuttgart

     


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