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L'ACTUALITE DE LA DANSE 05 juin 2020

Soirée de gala d’ouverture du festival des Étés de la Danse 2011 au Théâtre du Châtelet, Paris.

Étés de la Danse 2011 (1) :
Miami danse

© Gio Alma

Pour la première fois à Paris, le Miami City Ballet est invité par les Étés de la Danse. Si cette compagnie qui fête ses vingt-cinq ans n’est plus toute jeune, la plupart de ses danseurs le sont, donnant une impression de grande fraîcheur. Comble du luxe, un jeune orchestre officie dans la fosse. Encourageant lancement avec une soirée de gala réussie.
 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 06/07/2011
Olivier BRUNEL
 



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    En Septembre, pour la deuxième fois, Mikhaïl Baryshnikov viendra prolonger ces festivités avec son nouveau spectacle In Paris d’après la nouvelle d’Ivan Bounine mis en scène par Dmitry Krymov, juste après sa création en août à Helsinki.

    On est vraiment mieux installé dans les fauteuils et les ors du Châtelet, théâtre chargé d’histoire des Ballets Russes, pour savourer la danse que dans les mauvaises coques en plastique des précédentes installations des Étés de la Danse dans les cours d’hôtels du Marais ou le hall gigantesque du Grand Palais. Et du lustre de la soirée de gala dépend souvent la réussite de la série.

    Cet été, en trois semaines dix-sept soirées mêleront en autant de programmes différents quatorze pièces de chorégraphes américains, spécialité absolue de cette troupe menée par le danseur Étoile du New York City Ballet Edward Villella. George Balanchine surtout et Jerome Robbins, Twyla Tharp, Paul Taylor et Christopher Wheeldon sont le fond d’un répertoire purement américain.

    Mais c’est Balanchine qui triomphe en ce soir de gala à l’exception du court et sensationnel Après-midi d’un faune dans la version transposée dans un studio de danse réalisée par Jerome Robbins en 1953, dansée à merveille par la très gracieuse Jennifer Carlynn Kronenberg et Carlos Miguel Guerra (danseur un peu trop musculeux aux standards européens), tous deux au sommet de la hiérarchie du Miami City Ballet.

    La Symphonie en trois mouvements de 1972 sur la pièce éponyme de Stravinski, grand classique du répertoire du New York City Ballet en hommage au compositeur disparu un an plus tôt, ouvrait la soirée et montrait une compagnie en bonne forme, on l’a dit d’une grande jeunesse et surprenant car non calibrée comme le sont souvent celles spécialisées dans ce répertoire très spécifique. Katia Carranza et Carlos Guerra, deux latinos respectivement du Mexique et de Cuba, se distinguent dans les parties solistes.

    Tarentelle (1954), délicieux et virtuose court divertissement sur une musique de Louis Moreau Gottschalk déjà utilisée par Bournonville dans Napoli montre l’impeccable technique et la joie de danser de Jeanette Delgado et du Brésilien Kleber Rebello.

    Mais c’est avec la pièce de résistance du programme qu’est le grand Ballet impérial réalisé en 1941 sur le rare Deuxième concerto pour piano de Tchaïkovski pour l’American Ballet Caravan, hommage avoué du maître à Tchaïkovski et Petipa, que l’on peut apprécier au mieux les qualités d’ensemble, la discipline et le savoir faire de la compagnie dans cette pièce magistrale qui fait briller dans ses extraordinaires solos, sous les doigts virtuoses du pianiste Francisco Renná, Mary Carmen Cataya, Patricia Delgado et Renato Penteado, trois des principal dancers à un niveau superlatif de technique et de grâce.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 06/07/2011
    Olivier BRUNEL

    Soirée de gala d’ouverture du festival des Étés de la Danse 2011 au Théâtre du Châtelet, Paris.
    Symphony in three Movements (1972) Stravinski/Balanchine
    Afternoon of a faun (1953) Debussy/Robbins
    Tarantella (1964) Louis Moreau Gottschalk/Balanchine
    Ballet Imperial (1941) TchaĂŻkovski/Balanchine
    Miami City Ballet
    Francisco Renná, piano solo
    Orchestre Prométhée
    direction : Gary Sheldon

     


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