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L'ACTUALITE DE LA DANSE 01 juin 2020

Deuxième programme du Miami City Ballet aux Étés de la Danse 2011.

Étés de la Danse 2011 (2) :
Électrique Twyla Tharp

© Joe Gato

(In the Upper Room)

Avec un grand succès auprès du public, le Miami City Ballet, invité au Châtelet par les Étés de la Danse, continue son panorama de la danse américaine avec en trois semaines dix-sept programmes différents combinant quatorze pièces de chorégraphes américains. Le deuxième programme était particulièrement équilibré, avec des pièces de Balanchine, Robbins, et Twyla Tharp.
 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 21/07/2011
Olivier BRUNEL
 



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  • La pièce de résistance de Balanchine, cette fois Thème et Variations, chorégraphie de 1947 sur le dernier mouvement de la Suite n° 3 op. 55 de Tchaïkovski, dans des décors et costumes de Benois, dont Edward Villela fut le l’interprète de la création américaine aux côtés de Violette Verdy, appelle les mêmes remarques que Ballet Impérial présenté à la soirée de gala.

    La compagnie a une très belle unité d’ensemble, beaucoup de dynamisme et d’entrain, une évidente joie de danser apportant une grande fraîcheur à ces chorégraphies un peu figées dans leur néo-clacissisme et raidies par la tradition et l’immuabilité du cadre et des costumes imposés par le George Balanchine Trust.

    Mais, aussi bons que sont les danseurs principaux, ici Jennifer Kronenberg et Carlos Guerra, on ne peut s’empêcher de regretter pour cet hommage appuyé à la Belle au Bois dormant l’absence de très grands solistes pour transcender les morceaux de bravoure. C’était la seule pièce du programme accompagnée par l’Orchestre Prométhée qui, dirigé cette fois par Martin West, chef du San Francisco Ballet, s’est encore distingué dans la finesse d’accompagnement.

    In the Night, merveille absolue réalisée par Jerome Robbins sur quatre nocturnes de Chopin en 1970 pour le New York City Ballet, souffre de la raideur métronomique que leur impose le pianiste Francisco Rennó que l’on avait admiré dans le Deuxième Concerto de Tchaïkovski de Ballet Impérial. Cette absence de rubato se communique à la danse et malgré toute l’élégance des trois couples Triacia Alberson et Didier Bramaz, Mary Carmen Catoya et Reyneris Reys, Jeanette Delgado et Renato Penteado, parfaitement appariés, il manque à la pièce un peu de sa fluidité intrinsèque.

    Indiscutablement, le meilleur moment de ce programme est In the Upper Room de Twyla Tharp, créé par sa propre compagnie en 1986 sur une miraculeuse partition de Philip Glass qui en quarante minutes concentre toutes facettes de son talent singulier de compositeur (ici donnée en musique enregistrée).

    D’un très grand dynamisme cinétique, cette chorégraphie qui combine magistralement les techniques classique et jazz demande au Corps de ballet une électricité dans le corps, une adaptation à une musique dont le rythme obsédant doit se sentir dans les pas et une versatilité ludique de tous les instants.

    Les jeunes danseurs du Miami City Ballet possèdent toutes ces qualités et donnent une interprétation totalement fascinante de ce monument de la modern dance américaine.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 21/07/2011
    Olivier BRUNEL

    Deuxième programme du Miami City Ballet aux Étés de la Danse 2011.
    Theme and Variations (1947) Tchaïkovski/Balanchine
    In the Night (1970) Chopin/Robbins
    Francisco Rennó, piano solo
    In the Upper Room (1986) Philip Glass/Tharp
    Miami City Ballet
    Orchestre Prométhée
    direction : Martin West

     


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