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L'ACTUALITE DE LA DANSE 20 novembre 2019

Reprise de Cendrillon de Noureev au Ballet de l’Opéra national de Paris.

Cendrillon (1) :
L’autre Cendrillon

© Sébastien Mathé

Agnès Letestu (Cendrillon)

Tandis que le Palais Garnier accueille la Cenerentola de Rossini, l’Opéra Bastille propose la vision très personnelle du même conte de Perrault par Rudolf Noureev. Deux approches intéressantes à confronter, l’une dans la tradition Commedia dell’arte italienne, l’autre dans un Hollywood mythique des années 1930.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 30/11/2011
Gérard MANNONI
 



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  • Créée en 1986 avec une distribution qui fait encore rêver (Guillem, Jude, Guérin, Loudières, Denard, Piletta, Franchetti) cette Cendrillon a bien pris et gardé sa place dans le répertoire du ballet de l’Opéra aux côtés des autres grands classiques signés par Noureev.

    Les générations de danseurs s’y succèdent et s’y illustrent depuis un quart de siècle. Le public ne s’en lasse pas non plus, à en juger par les salles combles qui font chaque soir un beau succès au spectacle. La production ne vieillit pas, les décors de Petrika Ionesco et les costumes d’Hanaé Mori, ravissants et tellement chics, gardent leur efficacité et leur charme.

    La chorégraphie, parfois tarabiscotée comme souvent chez Noureev, s’impose toujours avec son mélange d’humour, de romantisme, sa sympathique évocation des Marx Brothers ou de Charlot, sa caricature des errements du premier cinéma.

    Elle propose aussi de beaux morceaux de bravoure, variations athlétiques pour le Prince, ici acteur vedette et raffinées pour l’héroïne, propulsée dans une répétition où elle obtiendra naturellement le rôle-titre et l’amour du jeune premier. Quant aux deux sœurs, ce qui leur est demandé est aussi acrobatique que drôle… quand c’est bien dansé.

    Pas facile en effet de succéder à des danseuses de légende comme Isabelle Guérin et Monique Loudières, à qui succédèrent aussi d’autres grandes Étoiles. Dans deux des distributions affichées, Nolwenn Daniel et Alice Renavand, Premières Danseuses, relèvent avec panache le défi. Elles ont assez d’expérience pour faire vraiment parler de façon théâtrale les simagrées chorégraphiques irrésistibles inventées par Noureev.

    On est moins convaincu par Amandine Albisson et Sabrina Mallem, Sujets. Ce n’est pas vraiment la technique qui leur manque, mais l’habitude des premiers rôles et la caractérisation des méchantes sœurs est encore globalement assez au-delà de leurs possibilités actuelles.

    Rien à reprocher en revanche à la plupart des autres protagonistes entourant les héros principaux. Karl Paquette et Yann Saïz sont excellents en producteur aux pouvoirs magiques, Alessio Carbone et Florimond Lorieux parfaits en professeur de danse. Simon Valastro et Aurélien Houette ont plus de mal à se glisser dans le personnage de la Marâtre.

    Reste le couple vedette. Il illustre une fois de plus la variété des talents que détient cette compagnie. Dorothée Gilbert allie dans le rôle titre une composition théâtrale raffinée et une technique d’enfer, face à un Nicolas Le Riche magnifique d’engagement, de puissance, resplendissant, brillant, séduisant, apportant en outre cette petite pointe de second degré qui ajoute du relief au personnage.

    Très belles variations et sauts superbes, tout comme le Premier Danseur Florian Magnenet qui trouve ici un de ses meilleurs rôles. Il sait lui aussi être un vrai personnage, avec ces petits détails de gestuelle et d’expression dont il a le secret et la qualité de ses sauts de toutes sortes de la chorégraphie impressionne.

    Il donne donc une belle réplique à la Cendrillon de Marie-Agnès Gillot, qui sait faire oublier l’accomplissement d’une technique resplendissante en incarnant elle aussi un personnage attachant, très présent. On sent que chacun, y compris le Corps de ballet qui n’a pas à chômer, a pris plaisir à s’investir dans cet univers original, cohérent, à la fois classique et marginal par rapport à la tradition. Un beau spectacle tous.




    Opéra Bastille, Paris
    Le 30/11/2011
    Gérard MANNONI

    Reprise de Cendrillon de Noureev au Ballet de l’Opéra national de Paris.
    Cendrillon, ballet en trois actes d’après le conte de Perrault
    musique : Prokofiev
    adaptation chorégraphique et mise en scène : Rudolf Noureev
    décors : Petrika Ionesco
    costumes : Hanaé Mori
    éclairages : Guido Levi

    Orchestre de l‘Opéra national de Paris
    direction : Fayçal Karoui

    Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs, le Corps de ballet de l’Opéra national de Paris

     


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