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L'ACTUALITE DE LA DANSE 06 juin 2020

Reprise d’Onéguine de Cranko au Ballet de l’Opéra national de Paris.

Onéguine Cranko (1) :
Tous amoureux de Tatiana

© Michel Lidvac

Deuxième spectacle de fin d’année du Ballet de l’Opéra de Paris avec la Cendrillon de Noureev, l’Onéguine de Cranko permet à Aurélie Dupont d’incarner une Tatiana bouleversante. Déception en revanche avec son partenaire, l’inexpressif Evan McKie, Principal du Ballet de Stuttgart, mais couple Olga-Lenski idéal.
 

Palais Garnier, Paris
Le 09/12/2011
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Plusieurs distributions vont naturellement se succĂ©der d’ici la fin de l’annĂ©e au cours de cette sĂ©rie d’OnĂ©guine au Palais Garnier. Pour la première, AurĂ©lie Dupont aurait dĂ» avoir en Tatiana l’OnĂ©guine de Nicolas Le Riche mais, blessĂ© Ă  la dernière de la Source, celui-ci a dĂ» cĂ©der le rĂ´le Ă  un Principal du Stuttgart Ballet venu sauver la situation.

    Evan McKie a le physique romantique de l’emploi, ce qu’il faut techniquement pour exécuter une chorégraphie qu’il connaît visiblement très bien, mais il n’a aucune des qualités dramatiques capables de donner vie à son personnage ni à incarner son évolution psychologique. On n’imagine guère qu’un professionnel de ce niveau ait été paralysé par le trac lors cette rapide entrée dans l’aventure de cette reprise.

    Gageons qu’il a soit une conception monolithique du héros de Pouchkine, soit qu’il ne possède pas la technique théâtrale indispensable ici pour le faire passer de l’indifférence prétentieuse du premier acte à la passion ravageuse et au désespoir absolu du troisième.

    Dommage, car sa partenaire donne face à lui une somptueuse leçon de danse et de théâtre. D’un raffinement et d’une beauté absolus, Aurélie Dupont fait mentir la légende selon laquelle une ballerine commence à perdre ses moyens physiques quand elle parvient à la pleine maturité artistique. Ici, il y a tout, une technique époustouflante, un sens psychologique accompli, un art théâtral total, dans les moindres nuances.

    Même immobile, elle exprime tout, comme à la fin de l’acte deux, lorsqu’elle reste figée et regarde avec autant de mépris que de froideur Onéguine qui vient de tuer Lenski. Elle ne fait pas un geste, mais on sent qu’une page est définitivement tournée dans sa vie, dans son âme, qu’elle ne sera plus jamais la même.

    Le couple Olga-Lenski rassemble Myriam Ould-Braham et Josua Hoffalt, qui formaient déjà un couple idéal dans le Coppélia de Patrice Bart. Ould-Braham est d’une finesse, d’une sensibilité, d’une fraîcheur parfaites, avec cette danse délicate et brillante, élégante, qui la caractérise. Hoffalt ne cesse de progresser, danse large, souple, facile, éclatante de jeunesse sans rien d’outré ni de factice. Un excellent Premier Danseur, décidément.

    Dans les décors tour à tour agréables et tristounets de Jürgen Rose, sur des pages de Tchaïkovski bizarrement arrangées par Kurt-Heinz Stolze, le Corps de ballet danse avec enthousiasme, contribuant avec l’Orchestre Colonne que dirige James Tuggle à la réussite d’un spectacle qui gagnera sans aucun doute encore lorsqu’en entreront en lice nos Étoiles dans le rôle-titre.




    Palais Garnier, Paris
    Le 09/12/2011
    GĂ©rard MANNONI

    Reprise d’Onéguine de Cranko au Ballet de l’Opéra national de Paris.
    Onéguine, ballet en trois actes
    chorégraphie : John Cranko
    musique : Tchaïkovski, arrangée par Kurt-Heinz Stolze
    décors et costumes : Jürgen Rose
    Ă©clairages : Steen Bjarke

    Orchestre Colonne
    direction : James Tuggle

    Avec Evan McKie et les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de ballet du Ballet de l’Opéra national de Paris

     


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