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L'ACTUALITE DE LA DANSE 02 avril 2020

Gala du Tricentenaire de l’École de Danse française au Palais Garnier.

Un anniversaire fleuri
© Francette Levieux

Mathieu Ganio et Ludmila Pagliero (Célébration)

Tapis rouge et grand escalier fleuri, le Palais Garnier était en fête pour accueillir amoureux de la danse et officiels venus célébrer en nombre ce tricentenaire. Une célébration réglée au cordeau, à la fois digne et joyeuse, à l’image de cette École institutionnalisée par Louis XIV et où la rigueur et le travail ne sont pas synonymes de morosité.
 

Palais Garnier, Paris
Le 15/04/2013
GĂ©rard MANNONI
 



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  • La très longue standing ovation qui salue le Grand dĂ©filĂ© du corps de ballet clĂ´turant cette soirĂ©e, montre bien l’attachement des amoureux de la danse Ă  cette compagnie qui reste la meilleure du monde, quoiqu’on puisse en dire.

    Cette excellence, fruit de trois cents ans de travail en continuité est due à l’incroyable réservoir de talents qu’est l’École, qui n’a jamais cessé de fournir en nombre des artistes du plus haut niveau. Impossible donc de dissocier la pépinière de la grande compagnie et c’est bien cela que le public manifeste par cet hommage collectif rendu aux 154 danseurs rassemblés sur le plateau de Garnier.

    Le spectacle qui s’était déroulé avant, tenait à montrer différents aspects de cet enseignement, et gageons que bien des invités VIP ont du être étonnés de constater à que point il est difficile de ne pas prendre ces élèves comme des professionnels déjà accomplis.

    Le programme était certes conçu pour eux, mais sans facilités spéciales, avec au contraire le but de bien montrer la précision du travail et tout ce que ces jeunes qui vont briguer l’entrée dans la compagnie savent faire. Chaque nom lié à sa réalisation était en outre étroitement lié sur la distance à la vie et au travail de l’École et de la compagnie.

    La soirée commençait par D’ores et déjà, très intelligente chorégraphie réalisée pour les garçons sur des extraits des Indes galantes de Rameau conjointement par Béatrice Massin, spécialiste de la recherche baroque et Nicolas Paul, Sujet dans la compagnie et chorégraphe de talent.

    Cette astucieuse alliance de pas historiques et d’audace contemporaine fonctionne brillamment, sans prétention, mais avec une réelle efficacité illustrant bien le propos cherché : du XVIIe siècle au XXIe, ce n’est qu’une évolution continue. C’était ensuite le tour de filles, avec la Nuit de Walpurgis, ballet de Faust remonté par Claude Bessy et démonstration de pointes et de danse en tutus, avec de charmantes évocations orientalisantes, et encore un beau déploiement de rigueur technique.

    Célébration, création de Pierre Lacotte, dans des costumes de l’Étoile Agnès Letestu et sur des pages d’Auber arrangées par Michel Quéval qui dirigea si souvent les spectacles de la compagnie, pousse plus loin la démonstration technique avec cette fois des membres du Corps de ballet et deux Étoiles.

    Superbe, Mathieu Ganio incarne à la perfection les plus rigoureux canons de la danse masculine à la française. On s’étonne néanmoins de lui voir attribuer comme partenaire Ludmila Pagliero, Étoile certes, mais de nationalité argentine et la seule, justement, à ne pas être issue de notre école de danse, alors que, d’une manière ou d’une autre, les autres Étoiles maison le sont et qu’à une exception près, elles étaient toute présentes pour le défilé. Choix curieux, voulant sans doute marquer une ouverture, mais néanmoins hors de propos.

    On revoyait ensuite Péchés de jeunesse, de nouveau destiné aux élèves, garçons et filles cette fois, et que l’Étoile-chorégraphe Jean-Guillaume Bart avait créé pour l’école en 2000. Et pour finir, avant le glorieux Grand défilé, le génial Aunis de Jacques Garnier, pour trois danseurs et deux accordéonistes, véritable pièce fondatrice, rappelant l’ouverture que ce chorégraphe bien trop tôt disparu avait donné ici à la création contemporaine.

    Une autre soirée, cette fois ouverte aux autres grandes écoles du monde, aura lieu le 20 avril, après que ce seront déroulés les traditionnels spectacles annuels de l’École elle-même.




    Palais Garnier, Paris
    Le 15/04/2013
    GĂ©rard MANNONI

    Gala du Tricentenaire de l’École de Danse française au Palais Garnier.
    D’ores et déjà
    musique : Rameau
    chorégraphie : Béatrice Massin & Nicolas Paul
    costumes : Olivier BĂ©riot
    Ă©clairages : Madjid Hakimi
    La Nuit de Walpurgis
    musique : Gounod
    chorégraphie : Claude Bessy d’après Leo Staats
    Célébration
    chorégraphie : Pierre Lacotte
    musique : Auber
    costumes : Agnès Letestu
    Péchés de jeunesse
    chorégraphie : Jean-Guillaume Bart
    musique : Rossini
    costumes : Philippe Binot
    éclairages : François-Éric Valentin
    Aunis
    chorégraphie : Jacques Garnier réglée par Wilfried Romoli
    musique : Maurice Pacher
    Orchestre des Lauréats du conservatoire
    direction : Marius Stieghorst

     


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