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L'ACTUALITE DE LA DANSE 01 juin 2020

Gala en ouverture de saison du Ballet de Berlin.

Saison de jubilé à Berlin

Pour l’ouverture de sa dernière saison à la tête du Staatsballett Berlin, Vladimir Malakhov, intendant, programme des extraits classiques et contemporains du répertoire ainsi que des créations de la saison. Un procédé qu’il importe de New York où le danseur a longtemps figuré à l’affiche de l’American Ballet Theatre.
 

Deutsche Oper, Berlin
Le 14/09/2013
Vincent LE BARON
 



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  • Le rideau s’ouvre avec la Valse du premier acte du Lac des cygnes. MalgrĂ© les efforts louables de Mikhail Kaniskin, la chorĂ©graphie de Patrice Bart nous prive de toute Ă©motion. Les danseurs s’agitent et curieusement pour ce classique des classiques, aucune ligne ou ensemble n’offre l’harmonie attendue. L’introduction manquĂ©e, Lacrimosa de Gyula Pandi, place la barre beaucoup plus haut. La chorĂ©graphie nĂ©oclassique sĂ©duit mais c’est certainement l’interprĂ©tation de Marian Walter qui fait la diffĂ©rence.

    Quelques duos ne laissent pas un souvenir impérissable avant l’entrée en scène de Vladimir Malakhov. Le danseur de (beaucoup) plus de quarante ans eut l’intelligence de se ménager avec Voyage de Roberto Zanella. En valeur absolue, sa performance ne retient pas l’intérêt. En valeur relative, l’artiste jadis adulé de Moscou à New York conserve des lignes surprenantes et une intensité dramatique indéniable.

    Fin de première partie avec la scie des galas : le Grand Pas de Don Quichotte. Iana Salenko, rompue aux coups d’éventails de Kitri et à ses trentre-deux fouettés, a gagné en sérénité. Ses équilibres enthousiasment le public d’ordinaire plutôt en retenue. Son valeureux partenaire, le Moldave Dinu Tamazlacaru, déborde d’énergie et offre une révoltade enthousiasmante à la fin de sa variation.

    La seconde partie débute par plusieurs variations contemporaines sur pointes, rien de très neuf, rien qui heurte la sensibilité apprivoisée du public berlinois que Malakhov a réussi à fidéliser, venu en masse pour ce gala vendu à guichet fermé. Le solo Ballet 101 d’Éric Gauthier apporte une parenthèse pleine d’humour avec le défilé des prétendues cent unes positions du vocabulaire classique. Les facéties du bulgare Vladislav Marinov gagnent à l’applaudimètre.

    Le pas de deux d’Herman Schmerman de William Forsythe ne connait pas un tel accueil alors que son audace et la richesse technique qu’il contient a inspiré bien des chorégraphes de la soirée. Nadja Saidakova et Federico Spallitta s’expriment avec aisance dans ce vocabulaire jadis classique poussé à l’extrême.

    La soirée se conclut un pas en-dedans en termes d’audace chorégraphique même si William Forsythe a toujours assumé une forme de filiation avec George Balanchine. Le premier mouvement de son Ballet impérial fait écho à la valse du Lac des cygnes mais le résultat est incommensurablement plus probant. Le Corps de ballet comme les solistes ont assimilé le langage si particulier de Mister B. La palme revient à Shoko Nakamura. Cette première soliste irradie et charme de musicalité et d’accélérations propres au style du chorégraphe.

    Vladimir Malakhov célèbre ce jubilé non sans regret, celui de devoir quitter la direction de la compagnie et de passer le flambeau à Nacho Duato, certes plus connu en tant que chorégraphe mais dont les compétences managériales demeurent encore à prouver.




    Deutsche Oper, Berlin
    Le 14/09/2013
    Vincent LE BARON

    Gala en ouverture de saison du Ballet de Berlin.
    Bart, Pandi, Zanella, Gauthier, Forsythe
    Staatsballet Berlin

     


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