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L'ACTUALITE DE LA DANSE 20 octobre 2014

Seizième édition du Gala des Étoiles du XXIe siècle au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Constellation
© Emmanuel Donny

Chaque septembre ramène à Paris, le temps de trois soirées de gala au TCE, la crème de la crème de la danse. Au fil des années, ces soirées à la programmation un peu hasardeuse se sont organisées pour offrir un spectacle plus abouti avec un bon équilibre entre danse contemporaine et grands pas de deux du répertoire classique.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 21/09/2013
Olivier BRUNEL
 



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  • Cru moyen que cette seizième édition du Gala des Étoiles du XXIe siècle. Pas tant par le niveau de la danse, excellent comme toujours, mais par l’absence de véritable découverte (pour les habitués s’entend) que par le niveau très inégal des chorégraphies présentées.

    Les nouveaux venus, Madina Basbayeva et Tair Gatauov du Ballet de l’Opéra national d’Astana au Kazakhstan, et c’est une bonne idée de nous faire voyager dans ces républiques de l’ex-URSS où la tradition de danse classique est forte et vivace et qui possèdent des troupes en excellent état de marche, ont montré d’évidentes qualités techniques dans deux Pas de deux de la Fille mal gardée puis de Flammes de Paris, mais pas véritablement un charisme propre à faire décoller leurs démonstrations.

    Le Canadien Evan McKie, danseur Étoile du Ballet de Stuttgart, est certes anatomiquement une curiosité, danseur immense et très musculeux, mais il peine à convaincre avec deux solos très acrobatiques et torturés chorégraphies de Louis Stiens (Sturm) et Douglas Lee (Capriccio).

    La Compañia nacional de Danza de Madrid, actuellement dirigée par José Martinez venu ce soir soutenir ses danseurs, présente trois magnifiques interprètes : Mattia Russo et Dean Vervoort, puis Kayoko Everhart, mais les chorégraphies modernes présentées sont trop mièvres, autant Descamino de Dos de Mattia Rosso et Diego Tortelli, vraiment trop lugubre, que Gwana qui n’est pas du meilleur Nacho Duato.

    Il a fallu attendre pour voir un peu crever l’écran les deux danseurs du ballet Béjart de Lausanne Elisabeth Ros (qui remplace Kateryna Shalkina, blessée) et Julien Favreau, deux danseurs de format béjartien, pour le duo Ce que l’amour me dit sur le très nietzschéen solo d’alto O Mensch de la Troisième Symphonie de Mahler : beaucoup d’émotion et tenue impeccable.

    Autre couple de haute tenue, celui formé par Maria Kochetkova et Taras Domitro, respectivement russe et cubain, danseurs Étoiles du San Francisco Ballet. Si leur premier duo Diving into the Lilacs, chorégraphie Yuri Possokhov, décolle grâce à une technique superlative mais qui ne laisse pas voir ses ficelles, leur Grand Pas de deux de Don Quichotte de Petipa déchaîne l’enthousiasme d’un public très majoritairement jeune et friand des tubes du répertoire assez parcimonieusement programmés cette année.

    Enfin, il faut bien parler du phénomène Daniil Simkin que l’on ne présente plus et pour qui en fait chacun était venu ce soir. Le prodige russe, aujourd’hui Principal de l’American Ballet Theater, ne fait qu’une bouchée des difficultés techniques de Stars and Stripes de Balanchine sur la musique bien patriotique de John Philip Sousa avec sa partenaire de gala Yana Salenko de l’Opéra de Berlin très bien appariée. Mais on retiendra pour l’émotion leur second duo, la très belle chorégraphie La Pluie d’Annabelle Lopez Ochoa sur les Variations Goldberg de Bach mixées avec de la musique électronique.

    Mention spéciale aussi aux deux danseurs du Ballet Lausanne pour leur seconde contribution, Chambre séparée, épatante chorégraphie de Béjart sur un montage de musiques viennoises de Webern et Heutiger. Le défilé final réglé par Nadia Veselova-Tencer réunit tout le monde sur scène pour quelques dernières figures imposées à la grande joie du public.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 21/09/2013
    Olivier BRUNEL

    Seizième édition du Gala des Étoiles du XXIe siècle au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Les Étoiles du XXIe siècle (seizième édition)
    Yana Salenko (Opéra de Berlin) et Daniil Simkin (American Ballet Theatre)
    Elisabeth Ros et Julien Favreau (Béjart Ballet Lausanne)
    Maria Kochetkova et Taras Domitro (San Francisco Ballet)
    Evan McKie (Stuttgart Ballet)
    Kayoko Everhart, Daan Venvoort et Mattia Russo (Compania Nacional de Danza, Madrid)
    Madina Basbayeva et Tair Gatauov (Ballet de l’Opéra National d’Astana, Kazakhstan)
    Nadia Veselova-Tencer, coordination

     


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