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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Reprise d’Onéguine de Cranko au Ballet de l’Opéra national de Paris avec les adieux de l’Étoile Isabelle Ciaravola.

Paris aime ses Étoiles
© Julien Benhamou

Vingt minutes de standing ovation pour Isabelle Ciaravola qui faisait ses adieux d’Étoile dans le rôle de Tatiana où elle fut nommée le 16 avril 2009. Pluie de bouquets et traditionnels confettis dorés ont marqué une fois encore l’attachement profond du public à ces grands artistes que ces soirées d’adieux permettent d’honorer et de remercier.
 

Palais Garnier, Paris
Le 28/02/2014
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Un visage Ă  l’ovale de madone Renaissance, d’immenses yeux bleus et des cheveux de jais, des jambes sublimes et des pieds comme en rĂŞvent toute ballerine, Isabelle Ciaravola est une beautĂ© corse comme l’île sait en engendrer. Interprète poĂ©tique idĂ©ale, dotĂ©e d’une grâce naturelle exceptionnelle, elle a servi avec la mĂŞme musicalitĂ©, la mĂŞme imagination et le mĂŞme investissement tous les rĂ©pertoires pratiquĂ©s par la compagnie, des ballets les plus classiques aux plus contemporains.

    Mais c’est peut-être dans l’univers si particulier de Roland Petit qu’elle trouva certaines de ses plus marquantes incarnations même si elle s’affirma avec une présence inoubliable dans les grandes œuvres Neumeier et de Béjart, capable aussi de défendre Forsythe, Trisha Brown ou MacGregor. Une ballerine complète, attachante, inspirée, exemplaire de la belle école de danse française. Elle a montré une fois de plus au cours de cette soirée d’exception la puissance dramatique qu’elle savait donner à ses personnages, sans excès de théâtre, mais avec une élégance et une générosité magnifiques.

    Elle avait pour partenaires deux de ceux qui l’entouraient au soir de sa nomination en 2009. Hervé Moreau reprenait le rôle-titre avec cette impérieuse présence qui fait de lui le personnage entier du drame, à la fois sombre et douloureux, provocant et un peu lointain, ces héros russes typiques qui hantent toute la littéraire du XIXe siècle. Il en a la prestance physique naturelle, la sobriété et sa danse reste la perfection.

    Mathias Heymann était Lenski, comme en 2009, quand il avait lui aussi conquis son titre d’Étoile. Le personnage est aussi convaincant, touchant de spontanéité et de jeunesse, en parfaite opposition avec la force destructrice d’Onéguine et sa danse a toujours la même facilité et le même éclat. L’excellente Charlene Giezendanner était Olga avec une fraîcheur et un enthousiasme bien attachants.

    Quelques jours auparavant, une autre distribution avait réuni trois jeunes danseurs autour de l’Étoile Josua Hoffalt qui campait un Onéguine fort bien conçu, passant d’un dédain et d’une ironie mordants à un désespoir très émotionnel. Sa Tatiana était la nouvelle Première Danseuse Amandine Albisson, qui a montré des qualités remarquables. Une vraie nature, avec une danse sûre, large, exacte en tous points, musicale, très théâtrale sans excès d’extériorisation et un physique de rêve. Lorsqu’une Étoile s’en va, il est bien réconfortant de voir s’affirmer pareilles natures artistiques dans la génération suivante.

    Très belle impression faite également par le Lenski de Fabien Révillion, Sujet dans le Corps de ballet. Physique raffiné et de belle allure, il danse lui aussi avec ampleur, musicalité, facilité, beaucoup de sûreté, et compose un personnage qui attire d’emblée la sympathie. Coryphée dans la compagnie, Marion Barbeau s’est montrée tout à fait à la hauteur du rôle d’Olga auquel elle apporte la spontanéité de la jeunesse avec une technique bien affirmée. Une distribution tournée vers l’avenir.




    Palais Garnier, Paris
    Le 28/02/2014
    GĂ©rard MANNONI

    Reprise d’Onéguine de Cranko au Ballet de l’Opéra national de Paris avec les adieux de l’Étoile Isabelle Ciaravola.
    Onéguine
    Ballet de John Cranko d’après le roman de Pouchkine
    musique : TchaĂŻkovski
    décors et costumes : Jürgen Rose
    Ă©clairages : Steen Bjarke
    Orchestre de l’Opéra national de Paris
    direction : James Tuggle
    Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de ballet de l’Opéra national de Paris

     


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