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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Spectacle de l’École de Danse de l’Opéra national de Paris au Palais Garnier, Paris.

De vrais artistes
© Francette Levieux

Le spectacle annuel de l’École de Danse de l’Opéra national de Paris est toujours un moment intense et joyeux. S’y révèlent souvent de jeunes et fortes personnalités qui seront les stars de demain. Mais on y apprécie avant tout le tempérament artistique de ces souvent très jeunes bêtes de scène, surtout quand un programme comme celui-ci leur permet de s’exprimer pleinement.
 

Palais Garnier, Paris
Le 10/04/2014
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Bien sĂ»r, il y a l’indispensable dĂ©monstration technique. La première partie du programme y est consacrĂ©e. Il faut montrer la qualitĂ© de l’enseignement prodiguĂ© dans cette Ă©cole qui reste la meilleure au monde, de l’avis gĂ©nĂ©ral. En mai 1977, Claude Bessy Ă  qui le maintien l’École française doit tant, avait crĂ©Ă© Concerto en rĂ© pour ses Ă©lèves, sur le Concerto pour clavier et orchestre en rĂ© mineur BWV 1052 de Bach.

    La rigueur des structures de la musique se prêtait idéalement à un déploiement identique de rigueur chorégraphique. Tout y est tiré au cordeau et l’on ne peut qu’admirer la précision des lignes, la maîtrise des positions et de la gestuelle, de tous les élèves, car il sont tous présents de la première à la sixième division, c’est-à-dire des plus jeunes à ceux qui sont prêts à se présenter au concours d’entrée dans la compagnie.

    Vient ensuite la virtuosité pure avec deux extraits de ballets de Bournonville, la Fête des fleurs à Genzano et Napoli. Grand festival de sauts en tous genres, de petits pas savamment tricotés, d’entrechats multiples, dans l’élégance, la vivacité et avec un très enthousiaste investissement de tous. Quel punch pour la tarentelle finale ! Mais on avait pu applaudir Coralie Grand et Van Nun dans le pas de deux de la Fête des fleurs aux côtés de Gaëtan Vermeulen et Paul Marque, un lot de ravissantes techniciennes plus agiles et jolies les unes que les autres dans Napoli.

    La deuxième partie est davantage axée sur l’interprétation, la démonstration des qualités théâtres, avec d’abord l’admirable Scaramouche de José Martinez dans les costumes irrésistibles conçus par Agnès Letestu et créé en 2005. Sur fond de Commedia dell’arte, c’est un vrai jeu de danseurs-comédiens qui se met en place, mené par les très scéniques Julien Guillemard et mettant en scène des graines d’artistes exceptionnels.

    Ces enfants ont une aisance, une spontanéité, un éclat naturel qui leur permettent de s’amuser en nous amusant comme des professionnels chevronnés. Des tempéraments, des personnalités, une joie d’être en scène, c’est un régal et une grande espérance pour la compagnie qui attend d’intégrer tout ce petit monde… quand il sera mûr à point !

    Créé en 1996 sur des chansons populaires de l’Ouest américain et entré au répertoire de l’École de Danse en 1999, Yondering de John Neumeier est une sorte d’hymne à la jeunesse, à ses élans, à ses amours, à sa force et à ses faiblesses. C’est débordant de charme, de vitalité et permet à tous de montrer sensibilité, émotion, capacité à établir un rapport bien construit avec un partenaire où à charger une variation d’une enrichissante signification.

    Encore un autre aspect de ce qui sera demandé à ces danseurs quand ils seront totalement dans le métier et que l’enseignement de l’École leur permet d’acquérir au plus haut niveau, ce qui leur servira partout, même s’ils n’entrent jamais dans la compagnie. On sait que les anciens élèves peuplent nombre de grandes compagnies de par le monde quand ils n’ont pu rester à Paris.

    Pour conclure, on ne peut donc que souligner à nouveau l’efficacité du travail accompli sous l’intelligente et sensible direction d’Elisabeth Platel, qui a su récolter et continuer faire fructifier l’enseignement prodigué par Claude Bessy.




    Palais Garnier, Paris
    Le 10/04/2014
    GĂ©rard MANNONI

    Spectacle de l’École de Danse de l’Opéra national de Paris au Palais Garnier, Paris.
    Concerto en ré
    chorégraphie : Claude Bessy
    musique : Bach
    La FĂŞte des fleurs Ă  Genzano
    musique : Holger Simon Pauli
    Napoli
    musique : Edvard Helsted et Holger Simon Pauli
    chorégraphies : Auguste Bournonville
    Scaramouche
    musique : Milhaud, Saint-Saëns, Tchaïkovski, Minkus
    chorégraphie : José Martinez
    Yondering
    musique : chansons populaires de l’Ouest américain
    chorégraphie : John Neumeier
    Elina Akymova, Gaëlle Sadaune, Tristan Lofficial, pianos
    Orchestre des Lauréats du Conservatoire
    direction : Marius Stieghorst

     


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