altamusica
 
       aide













 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
désinscription




L'ACTUALITE DE LA DANSE 26 janvier 2020

Spectacle Jeunes danseurs au Ballet de l’Opéra national de Paris.

Talents multiples
© BenoĂ®te Fanton

Très belle idée que de renouveler ces Spectacles Jeunes danseurs en choisissant un programme de pièces exclusivement contemporaines, dont beaucoup signées de danseurs de la compagnie. C’est l’image d’une compagnie qui regarde vers l’avenir et pratique la contemporanéité de diverses manières. Beau succès et salle comble.
 

Palais Garnier, Paris
Le 22/04/2014
GĂ©rard MANNONI
 



Les 3 dernières critiques de danse

  • Le ravissement de Raymonda

  • LamĂ©, le corps

  • Solde de tout conte

    [ Tout sur la danse ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • Les plus âgĂ©s n’ont que trente ans, les plus jeunes en ont dix huit. Hormis le Sujet Daniel Stoke, vingt cinq ans, tous les autres sont au maximum CoryphĂ©es dans la compagnie.

    C’est donc vraiment de la génération montante qui a pu montrer une grande variété de talents grâce au choix de pièces allant du classique au vraiment contemporain an passant par le néoclassique. Sur dix pièces inscrites au programme, six étaient signées de danseurs de l’Opéra. Les quatre autres étaient respectivement de Michel Kélémenis, Angelin Preljocaj, Wayne McGregor et Benjamin Millepied.

    Le pas de deux extrait de Wuthering Heights de Kader Belarbi est original, émouvant, bien construit et demande de vrais qualités théâtrales de ses interprètes. Laura Bachman (19 ans) et Takeru Coste (24 ans), en ont donné une lecture convaincante, tirant le meilleur parti d’une chorégraphie belle et sans effets faciles.

    Avec le pas de deux de la scène de la création de Robert Macaire extrait des Enfants du paradis de José Martinez, on a pu admirer la brillante et solide technique du jeune Mathieu Contat (20 ans) et de Hannah O’Neill, (20 ans également). Très classique, ce pas de deux permet une belle démonstration de rigueur de pureté stylistique bien assumée par ces deux beaux danseurs.

    Climat très romantique pour le pas de trois de La Source dans la chorégraphie de Jean-Guillaume Bart et de nouveau déploiement de très belle technique par les trois interprètes, Alice Catonnet (18 ans), Florent Melac (21 ans), belle présence, et Antoine Kirscher (19 ans), parfait dans son rôle périlleux d’Elfe hyper rapide.

    Jennifer Visochi (24 ans), Cyril Chokroun (27 ans) et Antonio Conforti (19 ans) défendaient ensuite avec beaucoup d’assurance et de précision Réversibilité de Kéléménis, et la première partie s’achevait sur un magnifique pas de deux extrait du Parc de Preljocaj dansé à la perfection par le très beau couple formé par Charlotte Ranson (29 ans) et Yvon Demol (25 ans).

    En deuxième partie, il revenait à un remarquable trio d’interpréter un superbe extrait du Caligula de Nicolas Le Riche. Alexandre Gasse (25 ans) tout de virilité sensuelle était Caligula, Letizia Galloni (22 ans), fine et élégante était la Lune et Germain Louvet (20 ans) montrait une personnalité tout en subtilité et en raffinement dans le rôle du cheval Incitatus.

    À Daniel Stokes (25 ans), Julien Cozette (30 ans), Maxime Thomas (28 ans) et Antonin Monié (24 ans) revenait ensuite de défendre Quatre figures dans une pièce, de Nicolas Paul, œuvre d’une modernité hardie, inspirée, assez austère, mais de facture parfaite. Lucie Fenwick (26 ans) et Mikaël Lafon (25 ans) reprenaient ensuite avec un vrau rayonnement Fugitif, brève pièce de Sébastien Bertaud, concise, structurée sans faiblesse, imaginative.

    Juliette Hilaire (24 ans) et Hugo Marchand (20 ans) montraient un professionnalisme absolu dans le difficile Genus de Wayne McGregor, et il revenait à Laura Baulac (23 ans) et Jérémy-Loup Quer (21 ans) de conclure la soirée avec un passage d’Amoveo de Benjamin Millepied, qu’ils ont défendu avec un bel engagement, achevant de séduire le vaste public qui emplissait totalement le Palais Garnier et qui s’émerveillait à juste titre de voir paraître tous ces talents comme si un magicien les faisait surgir miraculeusement de son chapeau haut de forme !

    La compagnie de l’Opéra a cette capacité d’infini renouvellement, même si les personnalités et la technique changent avec les années et si tous ces jeunes sont très différents de ceux qui les précédèrent il y a quelques décennies. Le talent, l’enthousiasme et la foi sont toujours là, fascinants.




    Palais Garnier, Paris
    Le 22/04/2014
    GĂ©rard MANNONI



      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com