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L'ACTUALITE DE LA DANSE 06 juin 2020

Spectacle de la Compagnie nationale de danse d’Espagne José Martinez au Théâtre des Champs-Elysées, Paris.

La réussite de Martinez
© DR

Très solide spectacle donné au Théâtre des Champs-Élysées par la Compagnie nationale de danse d’Espagne qui s’élance dans une nouvelle vie sous la direction de l’Étoile de l’Opéra de Paris José Martinez. Programme contemporain et un très beau travail de fond classique apte à servir ultérieurement tous les répertoires.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 27/01/2015
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Les Étoiles de l’OpĂ©ra de Paris qui partent Ă  la retraite Ă  42 ans ne sont pas jugĂ©es aptes Ă  diriger la compagnie oĂą elles ont brillĂ© et dont elles ont assurĂ© l’éclat international. Elles sont en revanche vite rĂ©cupĂ©rĂ©e ailleurs oĂą elles rĂ©ussissent Ă  merveille, Manuel Legris Ă  l’OpĂ©ra de Vienne, illustre compagnie oĂą officia Noureev, Kader Belarbi au Capitole de Toulouse, JosĂ© Martinez Ă  la Compagnie nationale de danse d’Espagne que dirigèrent aussi Nacho Duato ou MaĂŻa PlissetskaĂŻa. C’est un peu comme nos chefs d’orchestre qui font carrière Ă  la tĂŞte de formation sur tous les continents mais fort peu en France. C’est une forme de l’exception culturelle française…

    La danse dite classique a toujours eu un certain mal à s’imposer en Espagne, qu’elle soit contemporaine ou non. Elle a toujours eu en face d’elle la danse traditionnelle espagnole menée par d’immenses figures, de la Argentina à Sara Baras en passant par les Gades et Hoyos notamment, pour ne citer que quelques noms. D’où un manque ressenti part les milieux culturels et que l’on a cherché à combler avec une grande compagnie nationale installée à Madrid et qui, sous la direction de stars comme Duato ou Plissetskaïa, a eu du mal à trouver son identité.

    Elle semble aujourd’hui enfin sur la bonne voie avec José Martinez à sa tête. Ce dernier réalise aussi une sorte de rêve car, Espagnol de naissance, quand il voulut faire de la danse, il dut s’exiler en France, à l’école de Rosella Hightower, car aucune structure ne pouvait le former au classique pur et dur dans son pays. Il intégra ensuite l’École de danse de l’Opéra puis la compagnie dont il fut jusqu’en 2011 un chef de file admiré dans le monde entier.

    Nommé à cette date à la tête de la Compagnie espagnole, il a prouvé par un travail intelligent, méthodique, équilibré, que l’on pouvait donner vie en Espagne à une autre danse que celle héritée du Flamenco, et travailler une autre technique, sur les bases de ce qui était déjà acquis mais avec un important renouvellement d’effectifs. Il a aussi fait appel à des chorégraphes nationaux pour redonner de l’élan à la création. Le résultat est là.

    Nous venons de voir d’excellents danseurs, en possession d’un travail de base structuré, solide, dans un répertoire fait de créations pas faciles du tout à défendre. Très athlétique mais d’une grande beauté expressive, Sub, du chorégraphe israélien Itzik Galili, affirme d’emblée les larges capacités de six hommes puissants sans excès, virtuoses, sachant aller bien au-delà du simple exploit physique que représente l’interprétation de cette pièce.

    Imaginatif, plus immédiatement poétique sur ce sol couvert de plumes blanches, et avec ces panneaux mouvants modifiant sans cesse l’espace, Extremely close est l’œuvre du Madrilène officiant surtout en Amérique Alejandro Cerrudo, parfait exemple de ce que Martinez peut et veut tenter avec les créateurs espagnols. Et pour finir, Casi Casa, version détournée par Mats Ek de son Appartement créé à l’Opéra de Paris et dont Martinez était l’un des principaux interprètes.

    Dans ce style à la fois loufoque et riche de signification, les danseurs ont montré encore un autre aspect de leur travail et de leurs possibilités, de manière tout aussi concluante sur l’évolution que vit la compagnie et l’efficacité du travail exemplaire entrepris par José Martinez.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 27/01/2015
    GĂ©rard MANNONI

    Spectacle de la Compagnie nationale de danse d’Espagne José Martinez au Théâtre des Champs-Elysées, Paris.
    Sub
    chorégraphie : Itzik Galili
    musique : Michael Gordon
    costumes : Natasja Lansen
    Ă©clairages : Yaron Abulafia
    scénographie : Leonardo Centi

    Extremely close
    chorégraphie : Alejandro Cerrudo
    musique : Phil Glass & Dustin O’Halloran
    décors : Alejandro Cerrudo
    Ă©clairages : Tanja RĂĽhl
    costumes : Janice Pytel
    scénographie : Tom Visser

    Casi Casa
    chorégraphie : Mats Ek
    musique : Fleshquartet
    décors : Peder Freiij
    Ă©clairages : Eric Berglund
    costumes : Peder Freiij
    Premières françaises

    Danseurs de la Compagnie nationale de danse d’Espagne
    direction : José Martinez

     


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