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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Programme Paul-Rigal-Lock-Millepied au Ballet de l’Opéra de Paris.

Une certaine austérité
© Agathe Poupeney

Malgré les tentatives humoristiques improbables de la création de Pierre Rigal, cette soirée était assez austère. Un rayon de soleil, le très joli pas de deux réglé par Benjamin Millepied pour Aurélie Dupont et Hervé Moreau, qui, blessé, était remplacé par Marc Moreau, et des œuvres en noir et blanc, poussant plus à l’introspection qu’au divertissement. Mais pourquoi pas ?
 

Palais Garnier, Paris
Le 02/02/2015
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Deux reprises, deux crĂ©ations, et plusieurs chorĂ©graphies de grande qualitĂ©. On peut penser que les meilleures de ces pièces aurait Ă©tĂ© plus en valeur en contraste avec d’autres de nature plus diffĂ©rente. La crĂ©ation de Pierre Rigal, Salut, Ă©tait peut-ĂŞtre destinĂ©e Ă  apporter une notre d’impertinence satirique, mais cette gestuelle mĂ©canique, ce jeu cent fois vu de noir et de blanc, cette manipulation parodique de costumes classiques, tournent court et n’amusent que quelques minutes.

    On attend ensuite, vainement, que l’on danse un peu, ce qu’on voudra, mais qu’on danse. Rien ne se passe. Comme cela est arrivé à certains de ses contemporains à qui l’on faisait le cadeau magnifique d’une création pour la meilleure compagnie du monde, Rigal n’a rien vu de ce qu’il pouvait faire de plus ici qu’avec n’importe quelle troupe de deuxième ordre. Même Jérémie Bélingard et Benjamin Pech disparaissent dans ce fatras qui se veut géométrique. C’est un comble d’utiliser aussi mal des artistes de cette trempe !

    Tout avait commencé par la reprise de l’excellent Répliques de Nicolas Paul créé en 2009. Sur des pages variées de Ligeti, Paul a agencé une série de tableaux très personnels, dans un style bien à lui, sans exhibitionnisme, mais avec une grande sûreté. Traitant du thème du double et de notre rapport à l’image, il structure le plateau en plusieurs plans multipliant les approches ou les opposant, utilise les corps avec une sobre efficacité, créant un univers aussi concret qu’abstrait, une sorte de non-lieu imaginaire où erre notre subconscient. Ludmilla Pagliero et Vincent Chaillet sont en tête d’une excellent distribution, très investie dans la défense de cette pièce intelligente, inspirée, originale.

    Très néo-classique américain, Together Alone, chorégraphié par Benjamin Millepied sur l’Étude n° 10 pour piano de Philip Glass remarquablement jouée par Elena Bonnay, est un moment de pur plaisir, fluide, aussi subtile que du Robbins, musical, plein de belles idées pour associer les corps. Aurélie Dupont, royale comme toujours, poétique, spontanée, avec une élégance détachée avait pour partenaire Marc Moreau qui remplaçait en dernière minute Hervé Moreau blessé. Belle silhouette, technique très nette et solide, Marc Moreau assure avec abattage, achevant de faire de ce pas de deux sans excessive prétention un moment de bonheur.

    Retour à un univers plus sombre à nouveau avec l’excellent AndréAuria d’Edward Locke créé en novembre 2002. Gestuelle très stylisée faite de petits gestes faussement mécaniques, du noir et du blanc, des silhouettes curieusement dessinées, un décor mouvant, Edward Locke avait su, lui, se servir des interprètes d’exception dont il disposait pour réussir une démonstration stylistique très personnelle.

    Il faut beaucoup de technique pour dominer ces pas ciselés, acrobatiques et d’une inquiétante précision, dans la vitesse ou dans la force, sans dénaturer le côté ludique et provocant du propos. Une distribution de premier ordre était réunie, avec Alice Renavand, Valentine Colasante, Héloïse Bourdon, Stéphane Bullion, le jeune et décidément formidable Germain Louvet, Mathias Heymann, Josua Hoffalt, Mélanie Hurel notamment.




    Palais Garnier, Paris
    Le 02/02/2015
    GĂ©rard MANNONI

    Programme Paul-Rigal-Lock-Millepied au Ballet de l’Opéra de Paris.
    RĂ©pliques
    chorégraphie : Nicolas Paul
    musique : György Ligeti
    scénographie : Paul Andreu
    costumes : Adeline André
    Ă©clairages : Madjid Akimi

    Salut
    chorégraphie : Pierre Rigal
    musique originale : Joan Cambon
    costumes : Roy Genty
    éclairages : Urs Schönebaum

    Together alone
    chorégraphie : Benjamin Millepied
    musique : Philip Glass
    éclairages : Urs Schönebaum

    AndréAuria
    chorégraphie : Edward Lock
    musique : David Lang
    scénographie : Stéphane Roy
    costumes : Liz Vandal
    Ă©clairages : John Munro

    Elena Bonnay, Denis Chouillet, Nicolas Mamllante, pianos

    Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de ballet de l’Opéra national de Paris

     


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