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L'ACTUALITE DE LA DANSE 06 juin 2020

Reprise des Enfants du paradis de José Martinez au Ballet de l’Opéra national de Paris.

Le retour des Enfants
© Charles Duprat

Créé en 2008, déjà repris en 2011 et parti en tournée au Japon, le ballet les Enfants du Paradis de José Martinez revient au Palais Garnier avec toujours le même succès. Quelques visages nouveaux sont comme toujours là pour assurer la relève avec éclat. Un vrai moment de charme et de poésie, dont nous avons vu deux différentes distributions.
 

Palais Garnier, Paris
Le 03/06/2015
GĂ©rard MANNONI
 



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  • On ne se lasse pas de revoir cette si intelligente traduction en danse des aventures amoureuses de Baptiste, Garance, FrĂ©dĂ©rick LemaĂ®tre, Lacenaire et Nathalie, sans oublier la coquine Madame Hermine. Dans les superbes costumes signĂ©s par Agnès Letestu et les dĂ©cors si bien vivants et habilement imaginĂ©s par Ezio toffolutti, JosĂ© Martinez et François Roussillon ont su faire entrer dans le monde des hĂ©ros de ballet tous ces personnages issus de la verve poĂ©tique de PrĂ©vert et CarnĂ©.

    C’est toujours un régal pour l’œil et l’esprit et pour tous les amateurs de danse fortement mâtinée de théâtre et surtout de mime. Et l’on sait combien il était périlleux de s’emparer de personnages immortalisés par des acteurs de la trempe de Barrault, Brasseur, Arletty, Casares notamment.

    Nouveau venu dans le rôle de Baptiste, Yannick Bittencourt a d’emblée la fragile et ductile silhouette, la douceur, le regard sombre et vigilant, la poésie naturelle de ce tendre loser naïf incapable de saisir au vol son destin. Il est superbe de finesse, précis dans son mime comme dans sa danse, crédible à chaque instant. Une très belle prise de rôle pour danseur de grande qualité qui marque encore des points dans une progression déjà récemment évidente dans un excellent Lac des cygnes.

    Il forme un couple idéal avec la Garance de Eve Grinsztajn, elle aussi d’une grâce naturellement pure, séductrice sans être vulgairement aguicheuse, manipulatrice et manipulée, danse superbe. À leurs côtés, Alessio Carbone retrouve avec sa virtuosité coutumière son rôle de Frédérick Lamaître et Mélanie Hurel celui de Nathalie, avec une humanité très touchante et une toujours solide technique.

    Belle composition d’Aurélien Houette en Lacenaire et irrésistible Madame Hermine de Caroline Bance, toute en rondeurs et en onctuosité aguicheuse. Dans sa multitude de petits rôles de composition, le Corps de ballet excelle aussi avec une allégresse évidente, en particulier dans la si spectaculaire scène finale du carnaval en blanc et noir. José Martinez sait en effet user avec beaucoup de tact et d’à-propos de quelques effets purement cinématographiques, sans jamais en abuser, juste comme des citations.

    Autre distribution avec cette fois un couple tout différent formé par les deux Étoiles Stéphane Bullion et Amandine Albisson. Moins douloureux que celui de Bittencourt, plus solide, moins lunaire mais soutenu par une extrême qualité de danse et un grand sens du théâtre, le Baptiste de Bullion s’accorde bien avec la ravissante Garance d’Albisson, plus star que celle de Grinsztajn, mais très virtuose, sensuelle et expressive aussi.

    Josua Hoffalt impose un Frédérik Lemaître aussi séduisant qu’époustouflant virtuose. Une impressionnante démonstration de haute technique, faite de puissance, de légèreté, d’élégance, d’abattage et d’humour. Exceptionnel ! Retour gagnant de Vincent Chaillet écarté du Lac et de Paquita pour blessure et qui reste un Lacenaire d’un éclat technique et d’une force théâtrale remarquables.

    Avec cette introduction dans le grand escalier de Garnier, la représentation d’Othello à l’entracte toujours dans le grand escalier et les interventions dans la salle de Madame Hermine, Martinez a su renouer avec le rapport direct public-spectacle comme au temps du Boulevard du crime. Avoir remplacé la représentation de Robert Macaire par un bel épisode purement classique est aussi un hommage à l’École de danse française et une manière de rester dans le sujet morceau de bravoure tout en le changeant.

    On ne saurait oublier l’Orchestre de l’Opéra national de Paris qui, dirigé par Jean-François Verdier, défend avec foi la très belle partition de Marc-Olivier Dupin, pleine de couleurs, de sensibilité et orchestrée avec beaucoup d’imagination.




    Palais Garnier, Paris
    Le 03/06/2015
    GĂ©rard MANNONI

    Reprise des Enfants du paradis de José Martinez au Ballet de l’Opéra national de Paris.
    Les Enfants du paradis, ballet en trois actes de José Martinez d’après le scénario de Jacques Prévert et le film de Marcel Carné
    chorégraphie : José Martinez
    adaptation : José Martinez & François Roussillon
    musique : Marc-Olivier Dupin
    décors : Ezio Toffolutti
    costumes : Agnès Letestu
    éclairages : André Diot

    Orchestre de l’Opéra national de Paris
    direction : Jean-François Verdier

    Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de ballet de l’Opéra national de Paris

     


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