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L'ACTUALITE DE LA DANSE 03 juin 2020

Etudianse par l’Académie de danse de l’Opéra national et le Conservatoire national supérieur de Paris.

Union parfaite
© Julien Benhamou

Première manifestation de la toute nouvelle Académie de danse de l’Opéra de Paris en collaboration avec le Conservatoire national supérieur de Danse de Paris. Dans un beau programme assuré par les élèves du Conservatoire, deux créations de danseurs de l’Opéra. Un spectacle superbe au CNSM de la Villette.
 

Conservatoire supérieur de musique et de danse, Paris
Le 30/11/2015
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Excellente initiative qu’a eue Benjamin Millepied de donner aux premières crĂ©ations de l’AcadĂ©mie qu’il a crĂ©Ă©e Ă  l’OpĂ©ra la forme d’une collaboration avec les Ă©lèves du Conservatoire. Très bien conçu, le programme permettait Ă  la fois aux Ă©lèves de montrer la qualitĂ© de leur travail dans des pages du rĂ©pertoire classique et contemporain et Ă  deux danseurs du Corps de ballet de crĂ©er chacun une pièce avec lesdits Ă©lèves sur des pages du Clavecin bien tempĂ©rĂ© de Bach choisies par Millepied.

    La première constatation est la remarquable qualité des jeunes danseurs que l’on a vus, dans tous les répertoires. Il y a une homogénéité d’école, un travail efficace et précis en tous domaines. Les deux extraits de Four Temperaments et Agon de Balanchine qui ouvraient la soirée furent dansés avec rigueur, classe et un souci permanent d’élégance et de musicalité. Set and Reset de Trisha Brown qui suivait permettait une démonstration d’un autre type, faisant appel à une autre énergie, à une autre façon de bouger et de se situer pour les danseurs les uns par rapport aux autre. Beaucoup d’engagement et d’efficacité ici aussi.

    En conclusion de cette première partie était créé Esquisse de Sébastien Bertaud, Sujet dans le Corps de ballet de l’Opéra. Bertaud a déjà signé plusieurs pièces de grand intérêt. C’est un chorégraphe dans l’âme, toujours capable de se renouveler, de proposer des idées différentes, une approche neuve de son rapport à la musique et au corps.

    Sous des néons permettant de magnifiques effets de contrejour où se dessinent avec subtilité les silhouettes des danseurs, il a conçu une superbe pièce néoclassique, sur pointes et dans la sobriété de costumes fluides et simples mettant en valeur la ligne des interprètes, leur travail de pieds, la tension rigoureuse des jambes. Sur plusieurs préludes et fugues du Clavier bien tempéré, il a bâti une chorégraphie variée, très en rapport avec la structure musicale de chaque morceau mais sans en être une traduction au premier degré.

    Il a su s’en inspirer dans les rythmes, les géométries, la gestuelle, la limpidité des images, en gardant l’indispensable distance nécessaire à son imagination et à sa créativité. La technique des danseurs était en outre bien mise en valeur, sans jamais non plus tourner à la simple exhibition. Beaucoup de goût, de savoir et d’intelligence dans cette création.

    Rumspringa de Simon Valastro, également Sujet dans le Corps de ballet de l’Opéra, ouvrait la deuxième partie. Benjamin Millepied avait demandé aux deux chorégraphes de travailler sur le Clavier bien tempéré et l’on a pu voir comment cette même musique pouvait être la source de très différentes inspirations. Valastro n’en est pas non plus à ses premiers pas dans le domaine chorégraphique et sa pièce est aussi une réussite, mais dans un climat absolument différent de celle de Bertaud.

    La Rumspringa, terme venant du dialecte allemand de Pennsylvanie, explique-t-il est un « rite de passage de la communautĂ© Amish Â». En costumes sobres mais Ă©voquant parfaitement cette culture, et non sans rappeler avec bien sĂ»r des diffĂ©rences le Dibbouk de BĂ©jart, tout se dĂ©roule Ă  mi-chemin entre un rituel aux accents paysans et une danse aux formes classique Ă  peine dĂ©tournĂ©es. C’est bien maĂ®trisĂ©, original, et aussi très adaptĂ© aux couleurs aux rythmes de la musique de Bach, non sans humour parfois. Un talent incontestable.

    Partie d’un concept original, la pièce de Pedro Pauwels affichée en conclusion réunissait cinq solos accompagnés chacun par un instrumentiste en direct : flûte, hautbois, basson, clarinette et cor et se terminant par un ensemble avec tous les protagonistes. L’idée était bonne et permettait l’entrée en jeu d’autres disciplines du Conservatoire, mais les idées chorégraphiques ont assez vite tourné court, manquant d’unité et en fait d’imagination pour tirer le meilleur parti de cette alliance musique-danse en direct.

    Une soirée très passionnante dans son ensemble, avec, une fois encore, la meilleure impression faite par les élèves du Conservatoire, belle génération des 17-19 ans, en pleine éclosion.




    Conservatoire supérieur de musique et de danse, Paris
    Le 30/11/2015
    GĂ©rard MANNONI

    Etudianse par l’Académie de danse de l’Opéra national et le Conservatoire national supérieur de Paris.
    Etudianse
    Extraits de Four Temperaments et de Agon de Balanchine
    Set and Reset de Trisha Brown
    Esquisse de SĂ©bastien Bertaud
    Rumspringa de Simon Valastro
    Music Visualisation de Pedro Pauwels

    Avec les élèves du cursus classique et contemporain du Conservatoire national supérieur de Paris et l’Académie de Danse de l’Opéra national de Paris.

     


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