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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Spectacle annuel de l’École de Danse de l’Opéra national de Paris.

Grande École
© Francette Levieux

On le sait, mais on s’en étonne quand même tous les ans : les élèves de l’École de Danse de l’Opéra national de Paris savent tout faire. Ils peuvent assumer à un très haut niveau un programme lourd comme celui choisi cette année, avec des ballets du grand répertoire maison. Un pari que l’on savait d’avance gagné.
 

Palais Garnier, Paris
Le 01/04/2017
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Au fil des ans, les programmes de ce spectacle annuel de l’École de Danse ont Ă©tĂ© très variĂ©s. Il y eut toujours des extraits du grand rĂ©pertoire, mais aussi des rĂ©surrections de pièces plus anciennes disparues de la pratique maison, des ballets crĂ©Ă©s par exemple par la compagnie du Marquis de Cuevas, des pièces faites spĂ©cialement par les plus grands chorĂ©graphes du moment. Et chaque fois, on constate la perfection de l’enseignement prodiguĂ© par cette École menĂ©e si efficacement longtemps par Claude Bessy et aujourd’hui par Elisabeth Platel.

    Trois ballets au programme cette année, trois vraies pièces de répertoire que l’on voit habituellement dansées par Étoiles ou Premiers danseurs. C’est un choix intelligent car l’occasion est donnée à ces élèves qui vont pour certains bientôt tenter d’entrer dans la compagnie, non seulement de se rôder mais aussi d’affronter pleinement ce qui sera dorénavant leur métier. Un vrai baptême, une vraie reconnaissance de leur professionnalisme, en quelque sorte.

    Et cela saute aux yeux dès Divertimento n° 15 de Balanchine, au style plus classique pur que néoclassique, avec à la fois ses figures de groupe impeccables et ses variations dansées également sans la moindre anicroche. Certes, on voit bien que tous ces jeunes dont certains n’ont pas totalement achevé leur croissance ou leur développement physique, surtout chez les garçons aux bras et jambes encore un peu minces, flottant un peu dans leurs costumes, peaufineront leurs interprétations, iront, avec l’habitude et le travail, au-delà d’une exécution rigoureuse des pas. Mais encore faut-il la réussir, cette exécution rigoureuse, car danser Balanchine n’a rien de facile. Et l’on ne peut qu’admirer le spectacle qui est donné, précis, élégant, raffiné, avec des solistes accomplis.

    Changement d’univers avec The Vertiginous Thrill of Exactitude de William Forsythe qui exige une autre virtuosité, peut-être encore plus spectaculaire. Un tourbillon d’une grosse dizaine de minutes mené sans faillir par Philippine Flajaut, Bianca Scudamore, Anouk Wallez, Alexandra Boccara, Daniel Lozzano-Martin.

    Et en dernière partie, rien moins que l’intégrale de l’acte III de Raymonda dans la version Noureev, dans de tous nouveaux et ravissants costumes de Xavier Ronze. Pas question de truquer. On a vu cela dansé par les plus grandes Étoiles maison, Mademoiselle Platel en premier. Les trois principaux solistes ne dérogent pas un instant et assument toutes les difficultés de ces rôles épineux avec abattage. Margaux Gaudy-Talazac est Raymonda. Elle exécute notamment la célèbre variation aux claquements de mains avec une aisance magnifique.

    Jean de Brienne est Milo Avèque, qui assure également tout avec aisance, notamment les portés assez durs à réaliser qui émaille le pas de deux. Quant à Lou Marcault-Dertouard, il campe un Abderam fluide, ondulant, agile et sensuel qui plait infiniment au public et lui vaut un gros succès. Mais il y a aussi les variations d’Henriette (Margherita Venturi) et de Clémence (Bleuenn Battistoni), élégamment déroulées et tous les ensembles, czardas et autres où tout le monde se donne avec enthousiasme et un évident plaisir. Gageons que bien des compagnies adultes de par le monde, aimeraient présenter un Raymonda de cette qualité.

    Le 7 avril ce sera le deuxième gala des Écoles de Danse du XXIe siècle avec des jeunes du monde entier, pour célébrer les quarante ans de spectacles de l’École de l’Opéra de Paris et les trente ans de son installation à Nanterre.




    Palais Garnier, Paris
    Le 01/04/2017
    GĂ©rard MANNONI

    Spectacle annuel de l’École de Danse de l’Opéra national de Paris.
    Divertimento n° 15
    chorégraphie : George Balanchine
    musique : Mozart
    réglé par : Nanette Glushak

    The Vertiginous Thrill of Exactitude
    chorégraphie : William Fosythe
    musique : Schubert
    réglé par : Aaron Shawn Watkin

    Raymonda (acte III)
    musique : Glazounov
    chorégraphie : Rudolf Noureev
    costumes : Xavier Ronze
    réglé par : Elisabeth Platel et les professeurs de l’École de Danse

    Orchestre des Lauréats du Conservatoire
    direction : Marius Stieghorst

     


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