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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Gala d’hommage à Yvette Chauviré à l’Opéra national de Paris.

Hommage Ă  minima
© DR

Pourtant célèbre pour la manière dont il organise célébrations et hommages, l’Opéra national de Paris a raté ce gala censé honorer Yvette Chauviré, la plus grande danseuse française du XXe siècle et l’une des plus grandes de l’histoire de la danse, décédée le 19 octobre 2016 et qui aurait eu cent ans ce samedi 22 avril.
 

Palais Garnier, Paris
Le 22/04/2017
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Un programme mesquin, fait de petites pièces mal choisies, en contraste total avec le splendide dĂ©filĂ© du Corps de ballet qui laissait attendre le meilleur. Comment s’est-on fourvoyĂ© Ă  ce point ? Yvette ChauvirĂ© a dansĂ© et crĂ©Ă© une multitude de rĂ´les. Le choix Ă©tait large et les interprètes disponibles. On attendait un feu d’artifice. On eut un pĂ©tard mouillĂ©. La pièce la plus longue, des extraits de Suite en blanc de Lifar, durait une dizaine de minutes, en conclusion d’une soirĂ©e oĂą s’étaient succĂ©dĂ©s des extraits allant de trois Ă  neuf minutes maximum.

    Tout commençait par le Grand pas classique de Gsosvky, créé en 1949 par et pour Yvette Chauviré. Ni Mathias Heymann ni Myriam Ould-Braham n’y ont montré le meilleur d’eux-mêmes. Manque d’éclat et approximations, ce n’était pas vraiment Étoiles de l’Opéra. Suivait un extrait du Pas de deux final des Mirages, autre ballet de Lifar créé par Chauviré. Ce n’est pas, et de loin, le moment le plus intéressant du ballet ainsi coupé du contexte. Cela ne montre pas grand chose, ni de l’art de Lifar ni de ce qu’avait pu faire Chauviré. Huit minutes assez ennuyeuses, même si Amandine Albisson et Josua Hoffalt ont fait de leur mieux.

    Après un entracte de trente minutes, ce qui est long comparé aux trente-quatre minutes (mais oui, seulement) de danse offertes au public hors Défilé, venait un passage de trois minutes extrait des Deux pigeons d’Albert Aveline, dansé de façon charmante par l’École de danse. Mais Dieu que c’était bref ! Puis, une première Mort du cygne, fort bien exécutée par Dorothée Gilbert, mais, dans la mesure où l’on revoyait ce solo dans le film projeté ensuite et dansé par Chauviré elle-même, était-ce vraiment nécessaire ?

    Et pour finir, quelques flashes de Suite en blanc, avec Ludmilla Pagliero, Mathieu Ganio, Léonore Baulac et Germain Louvet, et une partie du Corps de ballet. Joli, mais pas vraiment significatif de la personnalité de Chauviré non plus. Au salut final, le chef s’est fait quelque peu huer. C’était méchant, mais reconnaissons que l’Orchestre de l’Opéra n’était pas non plus au sommet de son art.

    Il y eut en conclusion et fort heureusement le film de Vincent Cordier montrant la grande Yvette non seulement dansant mais parlant, ravissante, intelligente, sensible, bref irremplaçable. Confirmation qu’elle méritait nettement mieux que cette soirée mal fagotée, hachée et bien peu représentative de ce qu’avaient pu être l’art et la carrière de cette très grande ballerine.




    Palais Garnier, Paris
    Le 22/04/2017
    GĂ©rard MANNONI

    Gala d’hommage à Yvette Chauviré à l’Opéra national de Paris.
    Soirée en hommage à Yvette Chauviré :
    Défilé du Ballet
    Grand pas classique
    musique : Auber
    chorégraphie : Victor Gsosvsky
    Les Mirages (extrait du dernier Pas de deux)
    musique : Henri Sauguet
    chorégraphie : Serge Lifar
    Les deux pigeons (extrait)
    musique : Messager
    chorégraphie : Aveline
    La Mort du cygne
    musique : Saint-Saëns
    chorégraphie : Michel Fokine
    Suite en blanc (extraits)
    musique : Lalo
    chorégraphie : Serge Lifar
    Hommage à Yvette Chauviré
    film réalisé par Vincent Cordier

    Orchestre de l’Opéra national de Paris
    direction : Maxime Tholance

     


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