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L'ACTUALITE DE LA DANSE 04 juin 2020

Last Work d’Ohad Naharin par la Batsheva Dance Company au Théâtre national de Chaillot, Paris.

La force de la danse
© Gadi Dagon

Avec Last Work, créé en 2015, Ohad Naharin lance avec la Batsheva Dance Company au Théâtre national de Chaillot une sorte de défi à la danse contemporaine en refusant d’être soit abstrait soit figuratif. Il nous lance au visage des images tantôt calmes tantôt agressives. À nous de les recevoir et de les analyser comme nous le pouvons.
 

Théâtre national de Chaillot, Paris
Le 08/06/2017
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Depuis qu’il dirige la compagnie, Ohad Naharin a fait de la Batsheva l’une des plus cĂ©lèbres institutions chorĂ©graphiques du monde. Avec une technique très particulière et unique en son genre, qu’il a inculquĂ©e Ă  ses danseurs, il obtient du corps humain des effets Ă©tonnants, qui ne sont ni dans la grande lignĂ©e d’un classique athlĂ©tique dĂ©tournĂ© comme chez Forsythe, ni dans les excès souvent Ă©tonnants de certains flamands, ni le minimalisme stĂ©rile d’un Platel.

    C’est autre chose, une possibilité de nous transmettre des idées, en l’occurrence sur la violence et la cruauté inhérentes au monde actuel, sans rien raconter de précis mais en construisant une architecture d’images qui par elles-mêmes, par leurs oppositions, engendrent des chocs qui se complètent et incitent notre sensibilité à réagir selon sa capacité personnelle à le faire.

    Il y a en fond de scène comme l’arête dorsale autour de laquelle tout s’élabore, une danseuse qui court calmement pendant les soixante-dix minutes que dure le ballet. C’est tranquille, régulier, apaisant, ou irritant, selon chacun. Et puis, se succèdent ces images de corps qui se contorsionnent comme s’ils étaient en caoutchouc, qui rampent, qui s’agressent, se frôlent, s’ignorent, changent d’aspect, tantôt hystériques ou transformés en bébés, tantôt méditatifs en longues robes noires de popes.

    Il y a une arme qui tire un coup, mais un seul, une sorte de fête et un danseur qui ligote peu à peu tout le monde avec un très long ruban adhésif et encore bien d’autres choses, évoquant violence, sensualité, cruauté, bref tout ce qui rend notre monde difficile à vivre et dangereux. Une condamnation ? On ne sait pas, mais une manière de créer un malaise qui n’en n’est pas loin.

    Les danseurs sont tous formidables, comme toujours avec cette compagnie qui apparaît quand même ici sous un jours très spécial, occasion pour Naharin de prouver à quel point son inspiration est variée, évolutive, ouverte sur un monde dont il connaît les forces et les fractures.




    Théâtre national de Chaillot, Paris
    Le 08/06/2017
    GĂ©rard MANNONI

    Last Work d’Ohad Naharin par la Batsheva Dance Company au Théâtre national de Chaillot, Paris.
    Last Work
    chorégraphie : Ohad Naharin
    Ă©clairages : Avi Yona Bueno
    son : Maxime Warratt
    musique originale : Grischa Lichtenberger
    Scénographie : Zohar Shoef
    costumes : Eri Nakamura

    Avec les danseurs de la Batsheva Dance Company

     


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