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L'ACTUALITE DE LA DANSE 20 novembre 2018

Spectacle annuel de l’École de danse de l’Opéra national de Paris.

Le futur en première ligne
© Svetlana Loboff

Au moment où un climat agité gagne le Ballet de l’Opéra de Paris et où un mouvement de rejet du style de direction adopté par Aurélie Dupont semble se dessiner et sortir publiquement, le spectacle de l’École de Danse prouve comme d’habitude que l’enseignement donné aux générations qui sont l’avenir de la compagnie n’a rien perdu de son excellence.
 

Palais Garnier, Paris
Le 13/04/2018
Gérard MANNONI
 



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  • Virtuosité, élégance, panache, abattage, plaisir évident de danser, ces jeunes ont tout pour eux. Et la tâche n’était cette année pas facile. Si la Suite de danses de Clustine dûment remontée par Pïerre Lacotte et travaillée avec Carole Arbo proposait une introduction dans le style le plus traditionnel d’une danse classique en tutus longs et sur pointes, c’était aussi une façon de montrer que l’enseignement de cinquièmes bien fermées, de jambes bien tendues, de pointes solides et de bras et de ports de têtes bien coordonnés restait sans faiblesse et que tout ce jeune monde avait déjà les bases du langage lui permettant ultérieurement de tout danser.

    La preuve venait d’ailleurs très vite avec ce Un Ballo de Jiří Kylián, très jolie pièce assez étrange réglée sur la musique de la Pavane pour une infante défunte de Ravel. Gestuelle très particulière à Kylián, énergie bien spéciale aussi et capacité à créer le climat si attachant de cette pièce fort peu connue chez nous et que le chorégraphe créa pour le Nederland Dans Theater en 1991. Une très belle démonstration de style et de musicalité, loin des tutus et pointes dont rêvent les petites filles… et parfois encore plus leurs mamans !

    Et puis le très beau Spring and Fall de John Neumeier sur des extraits la Sérénade en mi majeur de Dvořák, créé en 1991 aussi, à Hambourg, et entré la même année au répertoire de l’Opéra de Paris. Il faudrait citer tous les interprètes de ces ballets car ce sont non seulement déjà de vrais professionnels, mais aussi des artistes, authentiques, qui racontent quelque chose de sincère qui nous touche. Pas de soucis donc à se faire pour l’avenir de la compagnie, même si son présent est quelque peu tempétueux.

    Ce n’est pas la première fois ni la dernière, mais il est exaspérant de voir périodiquement resurgir dans l’opinion cet étonnement plaintif devant la difficulté de cet apprentissage. Oui, apprendre à danser est difficile, dur même. Il faut de la volonté de la part des élèves, du talent aussi et de la patience, toutes qualités requises aussi pour les professeurs, mais ce n’est pas un univers de bisounours où l’on papillonne gentiment en tutu rose. Comme toute formation artistique du plus haut professionnalisme, c’est un apprentissage d’excellence exigeant à de multiples égards.

    Demandons leur avis aux apprentis violonistes ou pianistes, par exemple, avec leurs heures infinies passées à leur instrument et souvent des enfances où le jeu n’a guère eu de place. Pas des enfants martyres, car ils sont en général très joyeux et très épanouis, comme ceux de l’École de Danse, d’ailleurs, mais des jeunes avec un but précis dans la vie, une vocation et une passion qui leur fait supporter, voire vivre comme des défis à relever, les écueils à surmonter.

    Le monde de la danse est certes un monde d’efforts et de rivalités, mais aussi d’amitiés, d’amour, de fidélité, de passions partagées et où tout le monde n’a qu’un but : donner au public la meilleure traduction possible d’un répertoire aussi vaste que varié.




    Palais Garnier, Paris
    Le 13/04/2018
    Gérard MANNONI

    Spectacle annuel de l’École de danse de l’Opéra national de Paris.
    Suite de danses
    chorégraphie : Ivan Clustine réglée par Pierre Lacotte
    répétitions : Carole Arbo
    musique : Chopin
    Un Ballo
    chorégraphie : Jiří Kylián
    musique : Ravel
    Spring and Fall
    chorégraphie : John Neumeier
    musique : Dvořák

    Orchestre de l’Opéra national de Paris
    direction : Felix Krieger

    Avec les élèves de l’École de de Danse de l’Opéra national de Paris

     


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