altamusica
 
       aide













 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
désinscription




L'ACTUALITE DE LA DANSE 22 juillet 2019

Reprise de Cendrillon de Rudolf Noureev au Ballet de l’Opéra national de Paris.

Cendrillon sans une ride
© Yonathan Kellerman

Créée en 1956 à Garnier sur la partition de Prokofiev, avec une distribution éclatante qui regroupait autour de Noureev les meilleures Étoiles de l’époque, Sylvie Guillem, Monique Loudières, Isabelle Guérin, Charles Jude notamment, transposant le conte traditionnel dans le monde su cinéma hollywoodien, cette Cendrillon connaît une nouvelle et excellente reprise.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 12/12/2018
GĂ©rard MANNONI
 



Les 3 dernières critiques de danse

  • Mats Ek, le retour ?

  • Enrichissement et modernitĂ©

  • Immuable Ă©motion

    [ Tout sur la danse ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • Ce soir, Ludmilla Pagliero est Cendrillon avec pour « prince charmant acteur vedette » Germain Louvet, nouveau venu dans cet univers oĂą Noureev parodie la tradition hollywoodienne avec un producteur sosie de Groucho Marx, un King Kong plus vrai que nature et autres plaisanteries du mĂŞme ordre. Pagliero est une Étoile brillante, forte technique et danse toujours intĂ©ressante. Sa Cendrillon prend place parmi les meilleures incarnations du personnage, avec ce qu’il faut de douceur, de naĂŻvetĂ© puis d’opiniâtretĂ© pour assumer ce destin hors pair. Elle a un charme simple au dĂ©but, puis beaucoup d’éclat quand vient le temps de son triomphe sur le tournage du film face Ă  « l’acteur vedette ».

    Ce dernier bénéficie de la silhouette exceptionnelle de Germain Louvet, de ses admirables longues jambes, de sa danse large, facile, poétique, puissante quand il le faut. Sa variation d’entrée est un modèle de perfection technique et son personnage gardera jusqu’au bout la séduction idéale pour ce jeune premier, créature issue de l’imagination – et peut-être du rêve – de Noureev.

    Les deux méchantes sœurs aux variations aussi acrobatiques que comiques sont fort bien incarnées par l’Étoile Émilie Cozette et Ida Wilkinkoski. En marâtre, Alexandre Gosse est irrésistible de drôlerie, sans jamais en faire trop non plus. Une composition aussi intelligente que bien dansée. Cigare vissé aux lèvres, Alessio Carbone est un producteur-Groucho parfait tout comme Ugo Vigliotti reprend avec efficacité le rôle ultra comique de l’Assistant qu’avait créé Éric Quilleré.

    Pablo Legasa a beaucoup de classe en professeur de danse, ligne superbe, gestuelles très pure, et n’oublions pas non plus l’incarnation si peu flatteuse pour l’interprète du Père par l’excellent Erwan Le Roux. Le Corps de ballet s’en donne à cœur joie, ce qui confère un élan très appréciable à toute la soirée. On retrouve aussi avec joie les si originaux et astucieux décors de Petrika Ionesco et les superbes costumes d’Hanae Mori, le tout servi par les très belles lumières de Guido Levi.

    Cette Cendrillon reste la plus réussie des créations pures de Noureev, ce qu’il a fait en dehors de ses grandes reconstitutions du répertoire Petipa qui restent toujours inégalées et semblent vraiment irremplaçables !




    Opéra Bastille, Paris
    Le 12/12/2018
    GĂ©rard MANNONI

    Reprise de Cendrillon de Rudolf Noureev au Ballet de l’Opéra national de Paris.
    Cendrillon
    chorégraphie : Rudolf Noureev
    musique : Prokofiev
    décors : Petrika Ionesco
    costumes : Hanaé Mori
    Ă©clairages : Guido Levi

    Orchestre Pasdeloup
    direction : Vello Pähn

    Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de ballet de l’Opéra national de Paris

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com