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DOSSIERS 25 juin 2017

Les cadeaux de Noël 2007 d'Altamusica

C'est devenu une tradition. Chaque année, pendant l'avent, Altamusica donne un petit coup de pouce à ses lecteurs qui souhaiteraient offrir des cadeaux musicaux à leurs proches et leurs amis, en opérant une large sélection de CD, DVD et livres que ses rédacteurs jugent particulièrement appropriés pour l'occasion.
Joyeux Noël à toutes et à tous !

 

Le 18/12/2007

  • Les cadeaux 2007 de Mehdi MAHDAVI
  • Les cadeaux 2007 de Gérard MANNONI
  • Les cadeaux 2007 de Thomas COUBRONNE
  • Les cadeaux 2007 de Michel LE NAOUR
  • Les cadeaux 2007 de Yannick MILLON



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  • L'art de la symphonie

  • Un monument de granit

  • Les cadeaux de Noël 2013 d'Altamusica

    [ Tous les dossiers ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)


  • Ariane transfigurée



    Richard Strauss (1864-1949)
    Ariadne auf Naxos, opéra en un prologue et un acte

    Gundula Janowitz (Primadonna / Ariadne)
    René Kollo (Tenor / Bacchus)
    Edita Gruberova (Zerbinetta)
    Trudeliese Schmidt (Komponist)
    Walter Berry (Musiklehrer)
    Heinz Zednik (Tanzmeister / Brighella)
    Barry McDaniel (Harlekin)
    Kurt Equiluz (Scaramuccio)
    Manfred Jungwirth (Truffaldin)
    Hilda De Groote (Najade)
    Axelle Gall (Dryade)
    Oliviera Miljakovic (Echo)
    Erich Kunz (Haushofmeister)
    Georg Tichy (Perrückenmacher)
    Alfred ?ramek (Lakai)
    Peter Weber (Offizier)

    Wiener Philharmoniker
    direction : Karl Böhm
    mise en scène, décors et costumes : Filippo Sanjust (basé sur une production de l'Opéra de Vienne)
    réalisation vidéo : John Vernon
    Enregistrement : Wien Filmstudios, 05-06/1978 (image) ; Wien, Rosenhügel, 10-11/1977

    1 DVD Deutsche Grammophon Unitel Classica 073 4370

    Voilà une Ariane à Naxos qui devrait faire de l'ombre aux meilleurs versions discographiques, et dont, plus que la réalisation scénique sans nuages de Filippo Sanjust, on retiendra un plateau sublime et un orchestre somptueux. Dans une prise de son parfois un peu agressive se déploient les sortilèges de cristal de Gundula Janowitz, modèle de concentration de chant et d'émission lumineuse, la pyrotechnie volubile et diablement en place d'Edita Gruberova, le Heldentenor décomplexé de René Kollo.

    Bien sûr, Trudeliese Schmidt n'est ni une Troyanos ni une Seefried, mais elle défend avec musicalité et incarnation un compositeur à fleur de peau, d'une sensualité troublante. Et puis il y a Walter Berry bienveillant et paternel en Maître de musique et le Tanzmeister de Heinz Zednik, futur inoubliable Loge-Mime du Ring de Chéreau-Boulez, ou encore Kurt Equiluz, transfuge de l'Opéra de Vienne au Concentus musicus.

    Après les enregistrements historiques des années 1950 et 1960, la jeune génération défendait avec panache et talent cette Ariane inspirée, flottant sur un Philharmonique de Vienne transfiguré, avec encore Karl Böhm au pupitre, moins palpitant que naguère en scène, mais en étourdissante profusion de couleurs instrumentales, et qui trouve ici un équilibre idéal entre la vie du direct et la perfection du studio, notamment dans l'opéra, sans doute le plus souverain d'un point de vue orchestral qu'on ait entendu.

    On oublie vite les limites du film d'opéra pour ne retenir que la splendeur sonore et musicale de ce petit bijou trop longtemps resté dans les tiroirs de DG. À connaître absolument !



     
    Noël tout en douceur



    Francis Poulenc (1899-1963)
    CD1 :
    Concerto pour piano
    Pascal Rogé, piano
    Concerto pour deux pianos
    Sylviane Deferne & Pascal Rogé, pianos
    Concerto pour orgue
    Peter Hurford, orgue
    Philharmonia Orchestra

    CD2 :
    Sinfonietta ? Concert champêtre (*) ? Pièce brève sur le nom d'Albert Roussel ? Bucolique ? Fanfare ? Deux marches et un intermède ? Suite française (*)
    Pascal Rogé, clavecin (*)

    CD3 :
    Les Biches ? Les Animaux modèles ? Matelote provençale ? Pastourelle ? Valse ? Discours du Général ? La Baigneuse de Trouville ? Aubade (*) ? Deux Préludes posthumes et une Gnossienne
    Pascal Rogé, piano (*)

    CD4 :
    Le Bal masqué (*)(**) ? Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée (*) ? Rapsodie nègre (*)(**) ? Cocardes (*) ? Trois mouvements perpétuels ? Le Gendarme incompris (*)(°) ? Quatre poèmes de Max Jacob (*)
    François Le Roux, baryton (*)
    Pascal Rogé, piano (**)
    Dominique Visse, contre-ténor (°)
    Lambert Wilson, récitant (°)

    CD5 :
    Gloria (*)
    Litanies à la Vierge noire (**)
    Stabat Mater (*)
    Françoise Pollet, soprano (*)
    Choeur de Radio France (*)
    préparation : François Polgár
    Maîtrise de Radio France (**)
    préparation : Denis Dupays

    Solistes et Orchestre national de France
    direction : Charles Dutoit
    Enregistrements : 1992-1996

    5 CD Decca 475 8454

    Cadeau idéal pour célébrer les fêtes de fin d'année avec bonheur et délicatesse, ce coffret Poulenc rassemble les concertos, la musique symphonique, et diverses oeuvres vocales ou chorales. Les multiples facettes de l'art très personnel d'un musicien autodidacte et inclassable se révèlent au fil des pages enjouées des ballets, des nostalgies mozartiennes du Concerto pour deux pianos, des sonorités clinquantes du Concerto pour orgue, des accents truculents du Bal masqué ou du Gendarme incompris, culminant dans le pathétique du Stabat mater.

    Au pupitre du Philharmonia pour les concertos et de l'Orchestre national de France pour le reste du programme, Charles Dutoit rend pleinement justice à un répertoire plein d'esprit et d'une grande finesse, secondé par des solistes tels Pascal Rogé au piano ou François Le Roux dans les oeuvres vocales profanes.

    Le choix de Françoise Pollet pour la musique sacrée ne tient pas la comparaison avec le Stabat mater de Prêtre-Crespin (coffret du centenaire EMI), mais les merveilleuses Litanies à la vierge noire, véritable chef-d'oeuvre de piété pénitente et inspirée, trouvent en la Maîtrise de Radio France une irréprochable diction et une grande pureté d'interprétation, moins ardente mais plus impeccable que dans la version avec orgue dudit coffret EMI.



     
    Les clés du paradis



    Olivier Messiaen ? La Liturgie de cristal
    Film d'Olivier Mille (2002)
    107 minutes

    1 DVD Ideal Audience, collection Juxtapositions n° 12

    On célébrera en 2008 le centenaire de la naissance d'un des compositeurs français les plus marquants du XXe siècle, Olivier Messiaen. L'occasion de découvrir, à travers ce film inspiré et bien documenté, la personnalité d'un musicien qui ne fut pas seulement l'ornithologue passionné et le chantre de la couleur, des vitraux et de la foi qu'on sait, mais aussi le professeur d'analyse de plusieurs générations de compositeurs majeurs au Conservatoire de Paris, dont Boulez, Stockhausen, Xenakis, Pierre Henry et bien d'autres.

    À travers divers entretiens, des images de sa classe et de ses leçons sur Pelléas et Mélisande, des extraits d'oeuvres, culminant avec la scène de l'Ange musicien de Saint François d'Assise dans la production Sellars de Salzbourg et de superbes images de nature, on pénètre dans un univers où la contemplation de la beauté, des canyons aux étoiles en passant par les chants d'oiseaux exotiques, induit une musique d'une joie sauvage et rythmique à la gloire de la création et de la fin du temps.

    D'excellents bonus permettent d'approfondir certains aspects techniques de son système musical, notamment le chant des oiseaux. Si ce DVD ne vous ouvre pas les portes de l'art de Messiaen, passez votre chemin : c'est que vous n'avez pas les clés de ce paradis-là.



     
    La Musique en couleurs



    Olivier Messiaen, la musique en couleurs
    Musique pour piano
    CD1-2-3 : Petites esquisses d'oiseaux ? Catalogue d'oiseaux
    CD4 : Préludes ? Quatre études rythmiques ? Cantéyodijayâ
    CD5 : Les offrandes oubliées ? Fantaisie burlesque ? Pièce pour le tombeau de Paul Dukas ? Rondeau ? Prélude ? La fauvette des jardins
    CD6-7 : Vingt regards sur l'enfant Jésus
    Håkon Austbø, piano

    Musique orchestrale
    CD8-9 :
    Turangalîla-Symphonie
    François Weigel, piano
    Thomas Bloch, ondes Martenot
    L'Ascension
    Polish National Radio Symphony Orchestra
    direction : Antoni Wit

    Musique de chambre
    CD10 :
    Quatuor pour la fin du temps
    Thème et variations
    Amici Ensemble
    Joaquin Valdepenas, clarinette
    David Hetherington, violoncelle
    Patricia Parr, piano
    Scott St. John, violon

    10 CD Naxos 8501008F

    Messiaen toujours, avec ce coffret très intéressant et à petit prix chez Naxos : l'intégrale de sa musique pour piano, dont le célèbre Catalogue d'oiseaux ou la Fauvette des jardins, ainsi que la Turangalîla-Symphonie, le Quatuor pour la fin du temps, le Thème et variations et l'Ascension. L'occasion de jeter un regard d'ensemble sur un musicien parti de Debussy ? les Préludes ?, passé par des expériences frôlant le sérialisme ? Mode de valeurs et d'intensités ? mais toujours illuminé par un style terriblement personnel et une foi omniprésente.

    Si Håkon Austbø n'est ni Muraro ni Loriod, il sait cependant rendre vivantes les différentes facettes de cet art constitué, selon les mots de Messiaen, de couleur, de vitrail et de chants d'oiseaux. Intellectuel dans les pages les plus modernes, de textures variées au rythme des espèces du Catalogue, son jeu conserve surtout une vigueur rythmique enthousiaste sinon jubilatoire.

    Si le Quatuor acerbe de l'Amici Ensemble rappelle à merveille les circonstances d'écriture de cette pièce créée dans un camp de prisonniers et tournée vers l'Apocalypse en tant que moment où le temps ? cette entêtante problématique du musicien ? se finira dans un éternel présent, la Turangalîla génialement articulée d'Antoni Wit est un modèle de lisibilité et de relief. Une somme captivante à prix très doux pour aborder ou approfondir l'oeuvre original d'une personnalité musicale qui marqua le XXe siècle.



     
    Mélancolie viennoise



    Johann Strauss II (1825-1899)
    Die Fledermaus, opérette en trois actes

    Eberhard Wächter (Eisenstein)
    Gundula Janowitz (Rosalinde)
    Erich Kunz (Frank)
    Wolfgang Windgassen (Prinz Orlofsky)
    Waldemar Kmentt (Alfred)
    Heinz Holecek (Dr Falke)
    Erich Kuchar (Dr Blind)
    Renate Holm (Adele)
    Otto Schenk (Frosch)
    Sylvia Lukan (Ida)

    Wiener Staatsopernchor
    direction : Norbert Balatsch
    Wiener Philharmoniker
    direction : Karl Böhm
    adaptation : Peter Weiser & Otto Schenk
    réalisation : Otto Schenk
    décors : Jan Schlubach
    costumes : Barbara Bilabel
    Enregistrement : Wien Filmstudios, 01-02/1972 (image), Sofiensaal, Wien, 11/1971 (son)

    1 DVD Deutsche Grammophon Unitel Classica 073 4371

    Très belle Chauve-Souris que ce film d'Otto Schenk avec au pupitre un Karl Böhm à la direction acerbe, corsetée et sans humour, tellement éloignée du flot de champagne d'un Carlos Kleiber : bien avant les extravagances d'un Neuenfels, l'occasion de promener un regard au premier degré et pourtant sans concession sur la décadence de la haute bourgeoisie de Vienne à l'orée du XXe siècle. Si la réalisation reste très classique, le talent et la conviction des chanteurs ménagent une savante ambiguïté entre l'espièglerie du plateau et une certaine amertume de la direction.

    Gundula Janowitz est une impayable Rosalinde, cachant sous les ors de son chant sophistiqué une effronterie jouissive, à l'instar de sa femme de chambre Renate Holm, Adele pleine de charme et d'autodérision. Les hommes ne sont pas en reste, l'Eisenstein d'Eberhard Wächter roublard en diable et débordant de panache, l'Alfred de Waldemar Kmentt terriblement chanteur, le Falke de Heinz Holecek veule et revanchard ; mais c'est à l'époustouflant Orlofsky de Wolfgang Windgassen que revient la palme : méconnaissable avec son monocle et sa bedaine, ses invraisemblables proverbes russes et son amour immodéré de la vodka ? tristement prophétique ? il incarne à lui seul toute l'équivocité d'une oeuvre enjouée qui n'a en définitive d'autre objet que la mort d'une société, la fin d'un temps.

    Par-delà les qualités purement musicales ? le Philharmonique de Vienne est miraculeux de timbres et de décadence ? et l'engagement scénique sans faille des interprètes, on en retirera une impression douce-amère troublante et persistante qui ferait à elle seule le prix de ce DVD passionnant.



     
    Le coffret spirituel



    Versailles
    Jean-Baptiste Lully (1632-1687)
    CD1 : Te Deum ? Miserere ? Plaude Laetate ? Gallia
    CD2 : Quare fremuerunt ? O lachrymae ? Dies Irae ? De Profundis
    CD3 : Exaudiat te Dominus ? O Dulcissime ? Benedictus ? Notus in Judae Deus ? Laudate pueri Dominum

    Marc-Antoine Charpentier (1643-1704)
    CD4 : Quatre antiennes ? Prière à la Vierge de Père Bernard ? Litanies à la Vierge ? Magnificat ? Pro omnibus festis ? Petit motet pour la Vierge ? Chant joyeux du temps de Pâques
    CD5 : Messe des morts ? Litanies à la vierge ? Confitebor tibi ? Nisi Dominus ? Laudate pueri Dominum
    CD6 : Vespres à la Vierge ? Antiennes ? Motets ? Ave maris stella ? Magnificat ? Salve Regina
    CD7 : Te Deum ? Messe ? Canticum Zachariae

    Le Concert Spirituel
    direction : Hervé Niquet

    7 CD Naxos 8507006F

    Ce coffret Versailles rassemble les enregistrements d'Hervé Niquet à la tête du Concert spirituel chez Naxos consacrés aux motets de Lully et Charpentier, devenus depuis des classiques du genre. On y retrouve le style probe de Niquet, sans la folie d'un Minkowski, la plasticité d'un Herreweghe ou le mordant d'un Christie. N'importe, il n'est pas besoin d'excentricités pour goûter la musique tout ensemble pompeuse et inspirée de ces motets Grand Siècle, servis par des solistes de référence ? les Fouchécourt, Gens, Desrochers ? et une lecture solennelle et pondérée.

    Si le Miserere de Lully tira des larmes à Mme de Sévigné, la suavité des pièces à la Vierge de Charpentier offre un contrepoint idéal aux accents tantôt guerriers tantôt sévères du Surintendant de la musique du Roy. Aux antipodes de la foi de Messiaen, cette spiritualité éclairée à la bougie, tout en délicatesse, en ineffable, en passions, exalte une poésie palpable et très touchante en nos temps d'intellectualité, de cynisme et de pragmatisme. La finesse et le faste de cette musique de la contre-réforme sont un écrin merveilleux à la douceur et au mystère des fêtes de Noël, témoignant d'un goût et d'une compréhension du sacré intime et sensuelle.



     
    Bonbons vitriolés



    Florence Foster Jenkins ? The Complete Legacy
    Queen of the Night Aria ? Serenata Mexicana ? Musical Snuff Box ? Like a Bird ? Bell Song ? Charmant Oiseau ? Adele's laughing Song ? Biassy ? Valse caressante
    Florence Foster Jenkins, soprano (sic !)
    Cosme McMoon, piano
    Enregistrements : New York, 1941-1944

    Little Jack Horner
    Alexander Kipnis, basse
    Sing a Song of Sixpence
    John Charles Thomes, baryton
    The Blue Danube
    Josephine Tumminia, soprano
    The Little Old State of Texas
    Ezio Pinza, basse
    The Fireman's Bride
    Jeannette MacDonald, soprano
    Robert Merrill, baryton
    The Song's gotta come from the Heart
    A real Piano Player
    Jimmy Durante & Helen Traubel, soprano
    Please don't say no !
    Lauritz Melchior, ténor
    Enregistrements : New York, Hollywood, Los Angeles, 1937-1951

    1 CD Naxos 8120711F

    Il y a des disques qui touchent, qui font pleurer, qui donnent du plaisir, qui réchauffent le coeur. Et puis il y a Florence Foster Jenkins ! On ne présente plus cette Américaine excentrique de 76 ans qui remplissait Carnegie Hall en 1944 pour un récital testamentaire où elle défigurait la musique la plus tonale par ses coloratures calamiteuses. Rire innocent devant ces couacs et ratés inénarrables, rires gênés devant l'aveuglement de l'artiste qui se croyait ? ou du moins affirmait se croire ? douée pour le chant, voyeurisme assumé ou non, gêné ou railleur, la diva ne laisse personne de marbre.

    En complément d'interprétations inimitables par une soprano qui s'était découvert, suite à un accident de taxi, un registre aigu miraculeux, quelques prestations inattendues de grands chanteurs de l'époque, des Lauritz Melchior, Alexander Kipnis et autres Helen Traubel dans un répertoire désopilant.

    On regrettera cependant l'excellent couplage de l'ancienne mouture RCA qui présentait des concurrents de choix pour la diva, dont un inoubliable trio final de Faust chanté en duo (!) avec la participation de l'incomparable crooner Thomas Burns. Rien d'aussi croustillant ici, mais la Reine de la nuit et l'Air des clochettes sont depuis longtemps des classiques. Un album désarmant, à prix sacrifié, à offrir de préférence à un chanteur pour ses moments de doute !



     

  • Les cadeaux 2007 de Mehdi MAHDAVI
  • Les cadeaux 2007 de Gérard MANNONI
  • Les cadeaux 2007 de Thomas COUBRONNE
  • Les cadeaux 2007 de Michel LE NAOUR
  • Les cadeaux 2007 de Yannick MILLON
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