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DOSSIERS 20 avril 2018

Les cadeaux de Noël 2011 d'Altamusica

Vous n'avez pas encore fait vos achats de Noël et voyez le réveillon approcher en désespérant de trouver le CD, le DVD ou le livre à offrir à votre entourage ? Altamusica vous donne comme chaque hiver un petit coup de pouce en vous proposant ses sélections pour les fêtes de fin d'année.
Joyeux Noël à toutes et à tous !
Aujourd'hui, les sélections de Noël de Yannick MILLON

 

Le 15/12/2011
Propos recueillis par La rédaction
 
  • Les cadeaux 2011 de Gérard MANNONI
  • Les cadeaux 2011 d'Olivier BRUNEL
  • Les cadeaux 2011 de Nicole DUAULT
  • Les cadeaux 2011 de Thomas COUBRONNE
  • Les cadeaux 2011 de Yannick MILLON



  • Les 3 derniers dossiers

  • L'art de la symphonie

  • Un monument de granit

  • Les cadeaux de Noël 2013 d'Altamusica

    [ Tous les dossiers ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)


  • Glorieux produits dérivés




    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Symphonie n° 4 en fa mineur op. 36
    Symphonie n° 5 en mi mineur op. 64
    Symphonie n° 6 en si mineur op. 74
    Orchestre du Théâtre Mariinski
    direction : Valery Gergiev
    1 DVD Mariinski 22231 85132 5
    Anton Bruckner (1824-1896)
    Symphonie n° 4 en mib majeur
    London Symphony Orchestra
    direction : Bernard Haitink
    1 CD LSO Live 22231 17162 1

    La tendance de ces dernières années que les grandes phalanges publient leurs concerts sous leurs propres labels s’est confirmée. Une politique de produits dérivés en quelque sorte. Le Concertgebouworkest, le London Symphony Orchestra, les Berliner Philharmoniker publient ou se rendent disponibles via Internet, permettant au public de découvrir des concerts live immortalisés le plus souvent à juste titre.

    Le label Mariinski, lui, a publié une Lucia de Lammermoor avec Natalie Dessay et Piotr Beczala qui aurait pu sans mal rester impubliée. Une superbe captation montre Jewels de Balanchine dansé par Ulyana Lopatkina et Igor Zelensky, d’un grand intérêt. Mais le véritable joyau de la série, c’est la publication des Symphonies n° 4, 5 et 6 de Tchaïkovski que l’Orchestre du Mariinski était venu jouer en janvier 2010 sous la direction de son patron Valery Gergiev à la salle Pleyel en trois concerts mémorables.

    Joyau technique avec une réalisation d’un intérêt constant mais aussi musical tant l’état de grâce règne tout au long de ces trois concerts avec une concentration du maestro et une réponse de l’orchestre à ses moindres intentions, inflexions, pour un Tchaïkovski d’un très grand naturel, sans aucune afféterie, dans ces trois œuvres qu’ils ont souvent jouées ensemble.

    La qualité technique et instrumentale individuelle de chaque pupitre tout comme la grande cohésion d’ensemble forcent l’admiration. Les trente secondes de silence qui suivent la dernière note de l’Adagio lamentoso final de la Symphonie Pathétique résument à elles seules la perfection du concert. L’enregistrement vidéo de Karajan 1974 à la tête des Berliner Philharmoniker (DVD DG) peut trembler sur ses bases : Gergiev et son Mariinski sont désormais de redoutables concurrents !



    D’autre part, au sein des dernières parutions, signalons celle d’une mémorable Quatrième Symphonie de Bruckner par Bernard Haitink à la tête du London Symphony Orchestra, enregistrée au Barbican Center de Londres en juin dernier. Le vieux maestro a beaucoup fréquenté Bruckner notamment avec le Concertgebouworkest, mais c’est ici une version beaucoup plus libre et détachée, fruit de la grande maturité qu’il tire du somptueux LSO. On a rarement entendu le Scherzo avec son trio Nicht zu schnell aussi céleste et aérien. Une très grande référence.



     
    Kaaaliiiiinka !



    Les Chœurs de l’Armée rouge
    CD Frémeaux et associés 3 561302 535623

    Nostalgiques de l’ère soviétique, amateurs de chant choral couillu, voici une sérieuse alternative aux Choristes : les Chœurs de l’ex-Armée rouge ! Depuis 1928, ce corps d’élite perpétue une tradition de chants patriotiques, de danses folkloriques, de mélodies de la Russie éternelle. Plaine, ma plaine, Kalinka, Troïka, la Sonnerie du soir, Oh ma vaste steppe avec leurs superbes bayans, accordéons chromatiques russes, qui teintent les orchestrations d’une indicible nostalgie.

    La magnifique collection de musique du monde de Frémeaux et associés nous restitue, dans un son de qualité, les enregistrements du fils d’Alexandre Alexandrov, le fondateur de cet ensemble emblématique de la Russie de toujours, treize chants en tout triés sur le volet. Un professionnalisme à couper le souffle.



     
    Korngold sur la lagune



    Erich Wolfgang Korngold (1897-1957)
    Die tote Stadt
    Stefan Vinke (Paul)
    Solveig Kringelborn (Marietta)
    Stephan Genz (Frank)
    Orchestre de la Fenice de Venise
    direction : Eliahu Inbal
    mise en scène : Pier Luigi Pizzi
    1 DVD Dynamic 007144 336257

    La vidéographie de la Ville morte de Korngold se limite à une captation du spectacle d’Inga Levant à l’Opéra du Rhin présentée au Châtelet en 2001 avec Angela Denoke et Torsten Kerl, direction Jan Latham-Koenig (Arthaus). On peut se procurer dans le circuit officieux celle du Deutsche Oper Berlin de Götz Friedrich (1983) avec Karen Armstrong et James King dirigée par Heinrich Hollreiser. C’est dire comme est bienvenue une autre référence aussi réussie que celle réalisée par l’équipe Eliahu Inbal et Pier-Luigi Pizzi au Gran Teatro la Fenice en janvier 2009.

    L’Orchestre vénitien en est le point fort avec une direction d’Inbal tout à fait convaincante de style comme de couleurs et de dramatisme. Stefan Vinke n’a pas la voix la plus séduisante pour incarner Paul, trop trompetée, pas assez colorée, mais les moyens sont là et l’engagement immense avec une très belle crédibilité physique. Superbe en revanche Stephan Genz tant en Frank qu’en Pierrot – comme dans la version strasbourgeoise de Levant. Solveig Kringelborn est une formidable Marietta avec des moyens immenses et un très beau physique.

    Le spectacle de Pizzi porte la marque de fabrique de l’élégance italienne mais trop au premier degré (on navigue dans Die tote Stadt entre rêve et fiction) pour faire décoller le spectateur. Mais la lisibilité est parfaite et qui ne connaît pas l’œuvre s’y repérera aisément, vertu rare de nos jours au théâtre lyrique. À connaître !



     
    Claustro-Britten



    Benjamin Britten (1913-1976)
    Billy Budd
    John Mark Ainsley (Captain Vere)
    Jacques Imbrailo (Billy Budd)
    Phillip Ens (Claggart)
    The Glyndebourne Chorus
    London Philharmonic Orchestra
    direction : Mark Elder
    mise en scène : Michael Grandage
    1 DVD Opus Arte Glyndebourne 09478 01051 7

    Billy Budd a été une production mémorable de Michael Grandage au festival de Glyndebourne 2010, montrant l’univers claustrophobe du navire de guerre où se noue le drame imaginé par Hermann Melville à qui Britten a donné ses plus belles pages de musique marine. Il s’agit théâtralement d’un des spectacles les plus soignés des dernières saisons de ce festival qui semble revenir à des productions moins mode et pouvant donc faire plus d’usage au cours des saisons, comme les récents Meistersinger confiés à David McVicar.

    Homme de théâtre, le metteur en scène a créé un espace très fermé pour évoquer le HMS Indimitable, où le drame peut se jouer idéalement de façon moins diluée que dans les grands dispositifs à plusieurs niveaux qui mettent en scène les ponts du navire. Sa direction d’acteurs est parfaite et il dispose de chanteurs aux physiques très crédibles.

    Dans les trois rôles principaux, John Mark Ainsley, Captain Vere digne de ses grands ainés ; Jacques Imbrailo, qui débutait dans le rôle-titre qu’il chante maintenant partout, Billy Budd à la beauté moins insolente que d’autres mais ayant l’allure et le charisme du marin pur et innocent ; et Phillip Ens, Claggart moins noir et d’un seul bloc qu’on ne le représente habituellement, plus nuancé dans sa perversité. Le moindre petit rôle (le novice de Ben Johnson), la moindre silhouette sont particulièrement soignés.

    La direction de Mark Elder à la tête du somptueux London Philharmonic Orchestra est parfaite, équilibrée, respectueuse du chant, et le chœur jeune et vocalement superlatif. Après les films londoniens historiques de Britten avec Peter Pears et Peter Glossop ou plus récent de l’English National Opera avec Philip Langridge et Thomas Allen, c’est désormais une référence obligée que ce Billy Budd que Glyndebourne ajoutait pour la première fois à son répertoire riche d’opéras de Britten.



     
    La leçon de musique… avant Zygel



    Les leçons particulières de musique
    Collection d’Olivier Bernager et François Manceaux
    12 DVD séparés Harmonia Mundi 94881 98649 1

    Le didactisme est à l’honneur dans ces magistrales leçons de musique en douze DVD parues sous le titre Les leçons particulières de musique qui reprennent des émissions réalisées pour La Sept puis ARTE entre 1987 et 1991. On y suit des musiciens fameux comme interprètes dans leur activité pédagogique, dans des lieux choisis souvent prestigieux, et s’y ajoute une séquence de musique après la classe.

    Parmi les douze titres, certains ont un intérêt plus évident. Au sommet, on placera le témoignage irremplaçable consacré au pianiste russe Nikita Magaloff, filmé chez lui en 1989 à Vevey, dans lequel il se compare à un médecin : « J’interviens seulement quand quelque chose ne va pas ». De fait, plusieurs générations de pianistes ont consulté cet immense pédagogue, dont le jeune Philippe Cassard dans le discours duquel on décèle déjà les qualités de didactisme dont il fait preuve aujourd’hui sur France Musique.

    Le baryton belge José Van Dam donne en même temps que des conseils éclairés sur Pelléas avec Vincent Le Texier, sur Don Carlos, sur le Lied, une véritable leçon de courtoisie et d’humanité. On découvre que le merveilleux Scott Ross, claveciniste génial trop tôt disparu, était un pédagogue hors pair, aux méthodes provocantes mais raisonnées. Le document enregistré peu de temps avant sa mort montre son élève, le tout jeune Nicolau de Figuereido, devenu entre temps un grand claveciniste.

    Autres grands interprètes, Yuri Bashmet, artiste instinctif qui fait passer le message plus par le cœur que par l’intellect, la pianiste Yvonne Loriod-Messiaen, passionnant personnage, femme beaucoup moins austère que ne pourrait le faire penser son image, très ouverte et maternelle, ici avec le tout jeune Nicholas Angelich, absolument stupéfiant à dix-neuf ans dans Par lui tout a été fait de Messiaen. C’est aussi un passionnant témoignage de la symbiose avec le mari et compositeur que l’on observe à l’occasion de cette leçon.

    Moins passionnants peut-être mais excellents films que ceux consacrés à Anner Bylsma, bon pédagogue mais pas vraiment télégénique, au claveciniste Kenneth Gilbert dont le credo est que « le rôle du professeur est de se rendre superflu le plus tôt possible ». Signalons pour être complets les autres titres consacrés à Marek Janowski, René Jacobs, Gérard Poulet, Pierre-Yves Artaud et Hermann Baumann.



     
    Elle se nomme Coppélia



    Coppélia
    chorégraphie : Patrice Bart
    Ballet de l’Opéra national de Paris
    1 DVD Opus Arte 09478 01061 6

    Ce DVD est le reflet, fort bien filmé par Vincent Bataillon, des représentations de Coppélia au Palais Garnier en mars 2011 marquant le départ à la retraite de Patrice Bart, chorégraphe et Maître de Ballet. La distribution était fort belle avec deux des jeunes Étoiles maison et un des plus anciennement nommés, José Martinez.

    La version de Coppélia, ballet d’après Arthur Saint-Léon, réalisée en 1996 par Patrice Bart pour le Ballet de l’Opéra de Paris qui possède aussi à son répertoire celle plus ancienne et proche de l’originale de Pierre Lacotte que l’école de Danse utilise régulièrement pour ses spectacles annuels, possède admirateurs et détracteurs. On peut lui reprocher de beaucoup édulcorer le second acte en supprimant quasiment le personnage de Coppélia.

    Mais elle transforme Coppélius qui y gagne une importante part de danse et devient un séducteur. En se rapprochant de la nouvelle l’Homme au sable de Hoffmann qui l’a inspirée, Bart fait tourner l’intrigue autour de la question de la folie et du passage à l'acte meurtrier. La poupée Coppélia devient une icône que Coppélius, fumeur d’opium et névrosé, contemple et recherche en poursuivant le jeune Swanilda. Édulcoré aussi, le personnage de Frantz qui y perd en épaisseur mais pas en virtuosité.

    Bart a créé pour ses deux jeunes personnages une chorégraphie d’une virtuosité extrême de laquelle les deux danseurs Étoile de la jeune génération, Mathias Heymann et Dorothée Gilbert, se tirent à merveille, les deux rôles leur allant comme un gant autant sur le plan technique que de la crédibilité. Impayable aussi, le Spalanzani factotum domestique en redingote de Coppélius dansé par Fabrice Bourgeois.

    C’était la dernière occasion de filmer dans le rôle de Coppélius l’Étoile José Martinez, partie entre-temps à la retraite. Il aborde Coppélius avec une certaine froideur qui va bien au rôle et avec comme toujours beaucoup de distinction. L’ensemble de la troupe est admirable, notamment dans les danses de caractère du premier acte, fort bien réglées. Une éclatante soirée avec un orchestre Colonne en grande forme sous la direction de Koen Kessels.



     
    La voix d’argent d’Elisabeth Schumann



    Elisabeth Schumann
    Silver thread of song
    Schubert, Schumann, Brahms, Mozart, Haydn, Beethoven, Wolf, Strauss
    Coffret de 6 CD EMI Classics ICON 50999 9 18480 2 4

    Voici l’un des plus beaux fleurons de la collection Icon de chez EMI Classics : la quasi intégralité de ce qu’a enregistré l’inoubliable soprano. Du sublime, de l’excellent, du divin ! Elisabeth Schumann (1888-1952), née allemande et naturalisée américaine, fut peut-être la plus complète des chanteuses du siècle dernier. Son soprano rayonnant lui a permis d’être aussi à l’aise dans les aigus irréels des héroïnes de Richard Strauss que dans la simplicité de celles de Mozart, dans le Lied, Schubert surtout où elle reste inégalée de simplicité et rayonnement.

    Elle fut l’élément le plus précieux de l’équipe de l’Opéra de Vienne de l’entre-deux-guerres aux côtés de Lotte Lehmann avec qui elle faisait la paire dans le Chevalier à la rose. À Salzbourg avec Bruno Walter, elle fut aussi de tous les Mozart et les plus beaux récitals de Lieder. Elle quitta Vienne à l’Anschluss bien que non menacée, mais révoltée, et finit à New York où elle peaufina au studio avec Walter Legge l’incomparable testament discographique (enregistrements électriques principalement) qu’EMI nous restitue aujourd’hui en 6 CD.

    On ne sait que préférer de ses Lieder : Strauss, Schumann, Schubert, Beethoven, Brahms, tous inouïs de simplicité, de grâce et de style. Beaucoup de Bach, de délicieuses opérettes viennoises, et les extraits du Chevalier à la rose avec tout le rôle de Sophie dans lequel l’argent de la rose passe dans sa voix. Un petit trésor à ne pas laisser passer.



     

    Olivier BRUNEL
  • Les cadeaux 2011 de Gérard MANNONI
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  • Les cadeaux 2011 de Nicole DUAULT
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