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DOSSIERS 24 juin 2018

Les cadeaux de Noël 2011 d'Altamusica

Vous n'avez pas encore fait vos achats de Noël et voyez le réveillon approcher en désespérant de trouver le CD, le DVD ou le livre à offrir à votre entourage ? Altamusica vous donne comme chaque hiver un petit coup de pouce en vous proposant ses sélections pour les fêtes de fin d'année.
Joyeux Noël à toutes et à tous !
Aujourd'hui, les sélections de Noël de Yannick MILLON

 

Le 16/12/2011
Propos recueillis par La rédaction
 
  • Les cadeaux 2011 de Gérard MANNONI
  • Les cadeaux 2011 d'Olivier BRUNEL
  • Les cadeaux 2011 de Nicole DUAULT
  • Les cadeaux 2011 de Thomas COUBRONNE
  • Les cadeaux 2011 de Yannick MILLON



  • Les 3 derniers dossiers

  • L'art de la symphonie

  • Un monument de granit

  • Les cadeaux de Noël 2013 d'Altamusica

    [ Tous les dossiers ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)


  • La chair et l’esprit



    Bach – La chair et l’esprit
    Coffret Alpha-Outhere

    C’est un voyage dans l’univers de Bach que propose ce luxueux album disque-livre. Les pages de garde reproduisent la nature morte de Jan Davidsz de Heem (1606- 1684), conservée au Rijksmuseum d’Amsterdam, dont le titre Festoon of fruits and flowers, annonce le concept de l’ouvrage. Voici deux cents pages très illustrées pour découvrir, comme le dit l’éditeur Julien Dubois, un musicien qui invite à un réjouissant festin.

    Le livre en français, en anglais et en allemand rompt avec l’image d’austérité qui s’attache parfois au Cantor. Il se déguste à la suite du musicologue Gilles Cantagrel. Celui-ci voit dans la vénération dont Bach fait l’objet, depuis Beethoven, qui le jouait par cœur à treize ans, une source d’harmonie. Le flûtiste François Lazarevitch de l’Ensemble Prometheus 21 se fait également musicologue et explique l’imbrication de la danse et de la musique dans l’Allemagne de l’époque. D’autres interprètes témoignent de la manière dont, à leur sens, il faut jouer Bach.

    Chacun des six disques est construit à partir de thématiques : cordes frottées, cordes pincées, cordes frappées. Ils constituent un vaste panorama, du clavecin à l’orgue, du sacré au profane. Les musiciens (Gustav Leonhardt, Benjamin Alard, Bernard Foccroule, Blandine Rannou) offrent des interprétations de qualité avec quelques enregistrements inédits comme la Sonate pour viole de gambe en ré majeur par la gambiste Lucille Boulanger et le claveciniste Arnaud de Pasquale à paraître chez Alpha. Dans ce magnifique coffret figurent également quelques cocasseries : des interprétations aux marimbas et à l’accordéon.



     
    Marcel Proust, le musicien



    Marcel Proust le musicien
    Debussy, Fauré, Franck, Saint-Saëns et Hahn
    Sandra Moubarak, piano
    Anthony Leroy, violoncelle
    Tedi Papavrami, violon
    Magali Léger, soprano
    Et les voix de Romane Bohringer, Michael Lonsdale et Didier Sandre
    2 CD Decca 476 469 3

    Qui ne connaît l’imaginaire sonate de Vinteuil qui parcourt comme un leitmotiv À la Recherche du temps perdu ? Fasciné par la musique si souvent modèle de sa propre écriture, Marcel Proust (1871-1922) était un passionné de l’œuvre de son ami Reynaldo Hahn, mais aussi de Fauré, Saint-Saëns, Franck, Debussy, ainsi que de Beethoven.

    Deux interprètes trentenaires, le violoncelliste Anthony Leroy et la pianiste Sandra Moubarak, ont mis en miroir des textes où l’écrivain parle de musique avec des œuvres musicales de ses contemporains. Les extraits de la Prisonnière et Du côté de chez Swann sont lus par les comédiens Romane Bohringer, Didier Sandre et Michael Lonsdale, eux aussi familiers de l’univers musical.

    Ces textes alternent avec des œuvres musicales fétiches du romancier ; il affectionnait particulièrement la Première Sonate pour piano et violon de Saint-Saëns qu’il cite dans son premier roman, Jean Santeuil. De la Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur, Proust disait qu’elle était un équilibre suprême, une maîtrise de l’intensité affective. Autres pièces favorites de l’écrivain qui auraient pu servir de modèle à la sonate de Vinteuil, la Sonate pour violon et piano de Franck ou encore celle de Gabriel Fauré.

    À travers ces correspondances, on entend également le violoniste Tedi Papavrami et la soprano Magali Léger. Voici un bel enregistrement où la fusion musicale et littéraire palpite d’émotion.



     
    Tristan pour les nuls



    Richard Wagner
    Tristan et Yseult
    Lambert Wilson, récitant
    Christine Schweitzer, soprano
    Ensemble Carpe Diem
    direction : Jean-Pierre Arnaud
    adaptation du livret : Vincent Figuri
    CD Ensemble Carpe Diem collection indéSENS!

    Voici un beau disque pour le large public que Wagner n’a pas encore apprivoisé. Chef-d’œuvre absolu où le mythe et les légendes sont confondus, Tristan et Isolde échappe par sa longueur et ses difficultés aux néophytes et aux jeunes. Lambert Wilson, avec son aura d’acteur et son goût pour la musique, vient à la rescousse. Le voici à la fois en récitant et en incarnation du héros mythique.

    Si le disque s’appelle Tristan et Yseult, c’est pour se rapprocher de la légende médiévale. Lambert Wilson décline le texte magnifique cependant que l’Yseult de la soprano Christine Schweitzer se lie et se délie, se délecte et s’émeut : entre l’enchantement de l’amour et l’effroi, c’est somptueux d’intensité et de grâce. La transcription de Jean-Pierre Arnaud et l’interprétation par l’ensemble Carpe Diem forment une idéale entrée en matière à l’univers wagnérien : un disque indispensable de cinquante-trois petites minutes.



     
    Incontournable Roberto



    Roberto Alagna – Mes plus grands rôles
    3 CD EMI classics 5099967897827

    Son disque de chansons espagnoles, Pasión, figure en tête du box office. Roberto Alagna, on le voit et on l’entend sur toutes les radios et sur toutes les télés : il a trouvé un filon en or qu’il exploite massivement, comme l’avait fait avant lui Pavarotti. Les variétés, c’est people. Bravo pour la médiatisation ! Si seulement cela pouvait amener un nouveau public à découvrir le meilleur de Roberto dans le lyrique !

    Ce que nous aimons d’Alagna, c’est sa voix charnue et aérienne, ses interprétations intenses et expressives des chefs-d’œuvre de l’opéra. De cette compilation des dix plus grands rôles de sa vie, il dit : « Ils sont ma chair et mon sang .» Alors, de Roméo à Werther, de Don José à Rodolfo, Alagna fait plus que séduire, il est incontournable.

    Sur ce disque ne figure pas le rôle qui lui a valu cette saison le prix Mezzo de l’opéra de l’année : c’était aux côtés de Béatrice Uria-Monzon dans le Cid de Massenet à Marseille. Vous pourrez revoir cette production sur la chaine Mezzo pendant les fêtes.



     
    L’âme de Beethoven



    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Sonates volume 1
    Sonate n° 14 en ut# mineur op. 27 n° 2 « Clair de lune »
    Sonate n° 9 en mi majeur op. 14 n° 1
    Sonate n° 10 en sol majeur op. 14 n° 2
    Sonate n° 11 en sib majeur op. 22
    Sonate n° 8 en ut mineur op. 13 « Pathétique »
    Sonate n° 5 en ut mineur op. 10 n° 1
    Sonate n° 6 en fa majeur op. 10 n° 2
    Sonate n° 7 en ré majeur op. 10 n° 3
    Sonate n° 13 en mib majeur op. 27 n° 1 « Quasi una fantasia »
    Sonate n° 12 en lab majeur op. 26 « Marcia funebre »
    Sonate n° 4 en mib majeur op. 7

    François-Fréderic Guy, piano
    3 CD Zig-Zag territoires ZZT 111101

    Un défi que les trente-deux sonates de Beethoven auxquelles le pianiste François-Frédéric Guy (42 ans) s’est attaché. Il parcourt le monde avec elles, le Japon, l’Angleterre avant de revenir en France. Il les avait déjà interprétées à la Cité de la musique. Ces trente-deux sonates, il les a données et continue de les graver à l’Arsenal de Brest.

    Le premier des trois volumes vient de sortir. Il est composé par égard pour le public, non pas chronologiquement mais par affinité, rythme et concentration afin de faire voisiner des œuvres célébrissimes avec de moins connues. Un exemple sur le premier disque, la Sonate au clair de lune est accompagné des opus 14 et de l’opus 22.

    L’art de François-Frédéric Guy est dans la réserve et la délicatesse. Fuyant l’effet et l’épate, il ne surjoue jamais et met en évidence les contrastes, les nuances. Beethovénien dans l’âme, après avoir joué et enregistré les cinq concertos avec le Philharmonique de Radio France sous la direction de Philippe Jordan, il fait savourer cette fois la transparence sous les vents contraires du romantisme.



     
    L’autre Gheorghiu



    Teodora Gheorghiu – Airs pour Anna De Amicis
    J.C. Bach, Borghi, Cafaro, Gluck, Jomelli, Mozart
    Les Talens lyriques
    direction : Christophe Rousset
    CD Little Tribeca Aparté HM82

    « Elle chante et joue comme un ange » disait Mozart de Anna-Lucia De Amicis-Buonsolazzi (1733-1816), sans doute la première vraie Prima donna de l’histoire. De Naples où elle naquit et où, contrairement à Rome, la scène n’était pas interdite aux femmes, à Londres, Paris et Vienne, elle a subjugué son époque et surtout Mozart. Fasciné par la palette expressive de cette chanteuse d’exception, à dix-sept ans, il écrit pour elle en décembre 1772 Lucio Silla, opéra dont elle doit, en raison du succès, bisser les airs. Dans cette œuvre où Mozart tord le cou aux airs da capo, elle exprime l’intensité du message mozartien.

    La soprano roumaine Teodora Gheorghiu s’est fondue dans le moule d’Anna-Lucia. L’autre Gheorghiu – elle n’a rien à voir avec Angela –, également roumaine, est bien connue au Théâtre des Champs-Élysées où elle fut une époustouflante Rosine du Barbier de Séville. Ce disque enregistré avec la formation Les Talents lyriques sous la baguette de Christophe Rousset, rend certes hommage à la diva Anna De Amicis mais donne de l’intensité à des œuvres oubliées et peu jouées, comme Armida abandonata de Jommelli (1714-1774).

    Elégante, avec un timbre ravissant, Teodora Gheorghiu donne une interprétation frémissante du rôle de Giunia de Lucio Silla. Dans l’air de bravoure d’Antigono de Cafaro (1716-1787), elle est époustouflante.



     
    Un désir d’éternité



    Thierry Lancino (*1954)
    Requiem (2009)
    Heidi Grant Murphy, soprano
    Nora Gubisch, mezzo-soprano
    Stuart Skelton, ténor
    Nicolas Courjal, basse
    Chœur de Radio France
    Orchestre Philharmonique de Radio France
    direction : Eliahu Inbal
    CD Naxos 8572771

    Quelle audace que de se plier en 2010 aux audaces d’un genre, le Requiem, qui a fasciné tant de compositeurs au cours des siècles ! Thierry Lancino (57 ans), compositeur français ultra doué et formé à l’IRCAM, a composé une partition singulière à partir d’un texte écrit, comme un oratorio sacré, par Pascal Quignard.

    Dans cette fresque épique qui sent le soufre autant que l’encens, le compositeur fait dialoguer la sibylle de Cumes et le roi David. La première réclame la mort et David l’éternité. Elle chante en grec, David en latin et le français est le lien entre l’antiquité et la période moderne. La masse orchestrale et chorale, les solistes (Heidi Grant Murphy, Nora Gubisch, Stuart Skelton et Nicola Courjal) possèdent un magnétisme vocal et une force de conviction qui conquiert.



     

    Nicole DUAULT
  • Les cadeaux 2011 de Gérard MANNONI
  • Les cadeaux 2011 d'Olivier BRUNEL
  • Les cadeaux 2011 de Nicole DUAULT
  • Les cadeaux 2011 de Thomas COUBRONNE
  • Les cadeaux 2011 de Yannick MILLON
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