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DOSSIERS 20 septembre 2017

53e Concours de Jeunes Chefs d’Orchestre de Besançon
© Yves Petit

À l’issue d’une édition 2013 qu’il aura dominée d’un bout à l’autre, malgré la concurrence certaine de candidats aguerris à l’exercice, le Taïwanais Yao-Yu Wu a remporté sans faire le moindre pli le Concours de Jeunes Chefs d’Orchestre de Besançon. Chronique d’une ascension fulgurante sur une petite semaine de compétition.
 

Le 21/09/2013
Propos recueillis par Yannick MILLON
 
  • Les 20 candidats
  • Le jury
  • 1/8 de Finale
  • 1/4 de Finale
  • 1/2 Finale Opéra
  • 1/2 Finale Oratorio
  • Finale



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  • Finale
    Samedi 22 septembre – Théâtre
    Mochizuki : Misubi II
    Brahms : Concerto pour violon (premier mouvement)
    Olivier Charlier, violon
    Stravinski : L’Oiseau de feu (suite de 1919)
    Orchestre national de Lorraine


    C’est au Théâtre que se joue l’ultime épreuve du CJCO 2013, dans une exécution de concert, chaque candidat devant effectuer un filage d’une pièce contemporaine, d’un mouvement de concerto et d’une pièce symphonique. Chacun des finalistes a eu droit à un service de répétition non ouvert au public le vendredi, puis à un raccord de vingt minutes ce samedi.

    Le public se passionnant de plus en plus pour la compétition, c’est dans une ambiance particulièrement électrique que se déroule cette dernière phase où seule la prestation du moment compte, Stankow, Hollóköi et Wu étant contraints au mutisme pour la première fois depuis le début des épreuves. Et cette année encore, la seule exécution musicale laissera sur le carreau deux finalistes.

    Kiril Stankow

    Kiril Stankow, qui s’était nettement amélioré tout au long du concours, apparaît ce soir on ne peut plus terne. Jouant la sécurité, il bâtonne d’un bout à l’autre de Misubi de Misato Mochizuki, dans une gestique très eins, zwei, drei, vier qui n’a rien d’artistique et ne suscite que l’ennui. De même, son premier mouvement du concerto de Brahms sera terrien, concret, fonctionnel et sans mystère, au point qu’on y trouve vraiment le temps long.

    De la même manière, son Stravinski ne décollera à aucun moment, lourdingue dans la Danse de l’oiseau, métronomique dans la Berceuse, malgré un contact que l’on sent bon avec l’orchestre, avec qui l’Allemand échange quelques sourires. Mais quelle déception après les trésors de finesse de la demi-finale !

    Hollóköi

    D’emblée, Huba Hollóköi propose un Misubi beaucoup plus vivant et organique, porté par une battue plus fiévreuse et menaçante. Mais Brahms le voit sombrer comme son prédécesseur dans une introduction neutre, toute molle, et un manque de tenue, de poigne dans les grands tutti.

    Plus inspiré que Stankow, il laisse un rendu orchestral moins propre, y compris dans un Stravinski peu concerné, indolent, même si son tempérament hongrois se réveille dans une Danse de Katschei avec une pointe de barbarie bienvenue. Mais on note surtout que l’orchestre multiplie les impairs sous sa direction (les cuivres surtout), ce qui n’est jamais bon signe.

    Yao-Yu Wu

    Comme remobilisé, nettement plus en splendeur, l’Orchestre national de Lorraine trouve ses plus belles couleurs pour le passage de Yao-Yu Wu, qui distille des bruissements extraordinaires dans Misubi, avec une gestique qui a pris la mesure des enjeux dramatiques de la partition, délivrant le plus beau crescendo central et le plus beau decrescendo terminal, avec quelque chose de graphique dans le geste qui laisse pantois.

    Dans Brahms, on sent une vraie construction, de vraies nuances, un dialogue attentif avec un Olivier Charlier incomparablement meilleur qu’avec les deux candidats précédents, retrouvant sa justesse, sa souplesse aussi. Chef et soliste s’écoutent, réagissent au quart de tour, et cela chante d’un bout à l’autre, chaque épisode de ce long mouvement s’imbriquant dans un grand tout avec une parfaite cohérence globale. Au point que Wu peut se permettre de discrètes fluctuations de tempo.

    Quant à son Stravinski, conduit de mémoire, il laisse la concurrence loin derrière, avec sa Danse de l’oiseau merveilleusement détaillée, aux piqués, aux accents grisants, et enfin dans un tempo fuyant donnant une impression d’élan et de liberté. Le benjamin de la finale trouve partout des textures presque ravéliennes qui font merveille, et joue d’un rubato subtil dans la Berceuse, où le basson de l’orchestre se surpasse.

    Non vraiment, ce soir, il y avait Wu, et puis les autres, et c’est tout logiquement que le Taïwanais reçoit à la fois le Prix du public et le Grand Prix du 53e Concours de Jeunes Chefs d’Orchestre de Besançon.


    (photos : Yves Petit)

     

    Yannick MILLON
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