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DOSSIERS 03 octobre 2022

Présidentielle 2007 :
Trois questions à nos candidats

Dans quelques jours, les Français devront désigner les deux candidats qui s'affronteront au second tour de l'élection présidentielle. En exclusivité, Altamusica a posé trois questions aux quatre candidats susceptibles de passer le premier tour. Voici leurs réponses, affichées par ordre alphabétique. Aux urnes, citoyens !
 

Le 13/04/2007
Propos recueillis par Nicole DUAULT
 
  • La musique est-elle un art de divertissement ou une composante à part entière de la culture générale ?
  • On entend souvent dire que la musique classique est élitiste. Qu'en pensez-vous ?
  • La vie musicale doit-elle continuer à être essentiellement gérée par l'État ?



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      (ex: Harnoncourt, Opéra)





  • François BAYROU : La musique est en France l'un des secteurs les plus subventionnés. Mais la musique est aussi le deuxième domaine d'intervention préféré des entreprises mécènes. Le premier est la solidarité, le second la culture au sein duquel, la musique arrive en tête avec plus d'un tiers des actions soutenues devant les arts plastiques. Le mécénat est très actif en France depuis l'entrée en vigueur de la loi du 1er août 2003 qui prévoit un encouragement fiscal très incitatif pour les entreprises et les particuliers qui participent par leurs actions au rayonnement de la France dans divers domaines. Les actions soutenues touchent tous les styles de musique bien sûr, mais d'abord la musique classique. Il faut encourager le mécénat culturel comme complément des subventions d'État.

     



    Jean-Marie LE PEN : On a en France une conception trop étatiste de la culture, on néglige trop souvent
    le public, ainsi que le mécénat. Le rôle de l'État consiste à faire en sorte que les artistes et le public se rencontrer, la vie musicale est le produit de cette rencontre. L'État doit créer les conditions réglementaires et économiques optimales pour que cette rencontre ait lieu. Il doit s'attacher, par exemple, à améliorer la place de la culture à la télévision, à réformer le statut des intermittents pour que ceux qui en ont vraiment besoin continuent d'en bénéficier et que les abus soient sanctionnés, à rendre transparentes les nominations à la tête des institutions culturelles – appels à candidatures publics, jurys équitablement constitués, audition devant une commission de parlementaires pour les postes importants. L'État doit aussi défendre les jeunes musiciens : les centres de formation de l'Opéra de Paris, de l'Opéra du Rhin ou celui de la région PACA (le CNIPAL) comprennent une minorité de Français ! Il faut les réserver aux nationaux ou à ceux qui ont fait leurs études en France.

     



    Ségolène ROYAL : La vie musicale est loin d'être essentiellement gérée par l'État : les collectivité locales assument environ deux tiers des dépenses consacrées en France au spectacle vivant. En Région Poitou-Charentes, j'ai doublé le budget de la culture en trois ans. L'État doit conserver un rôle majeur dans la formation des professionnels de haut niveau au sein des conservatoires nationaux. En ce qui concerne la création, il doit soutenir le renouvellement des talents par un système de bourses et de commandes publiques. Enfin, la diffusion est cofinancée avec les collectivités territoriales. J'ajoute que la démocratisation doit toujours rester en filigrane de la politique culturelle, notamment dans le cadre des contrats d'objectifs et de moyens que l'État signe avec les grandes institutions nationales.

     



    Nicolas SARKOZY : Je ne crois pas que cela soit le cas. L'État, mais aussi les familles, les collectivités territoriales, les entreprises, les associations, jouent chacune et chacun leur partition dans l'animation de la vie musicale. J'assume toutefois le fait que l'État et les collectivités territoriales ont un rôle important à jouer. Je constate que leur mission fondamentale – l'éducation musicale – n'est pas bien assurée. Aussi, le développement des enseignements culturels et artistiques, en particulier l'enseignement de l'Histoire de l'art, doit être la première priorité d'un nouveau gouvernement en matière culturelle. L'État doit aussi être présent dans le soutien à la création et à la diffusion des oeuvres, en particulier dans un contexte où la filière du disque souffre considérablement.

     

  • La musique est-elle un art de divertissement ou une composante à part entière de la culture générale ?
  • On entend souvent dire que la musique classique est élitiste. Qu'en pensez-vous ?
  • La vie musicale doit-elle continuer à être essentiellement gérée par l'État ?
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