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DOSSIERS 23 septembre 2018

L'art de la symphonie

Après l’intégrale des symphonies de Mahler façon People’s edition, la Deutsche Grammophon remet le couvert participatif en s’attaquant cette fois aux grandes symphonies du répertoire, à travers un coffret de 56 CD intitulé 100 Great Symphonies. Où comment anéantir nos réserves sur le papier face à une efficace sélection des interprétations. Décryptage…
 

Le 18/07/2014
Propos recueillis par Yannick MILLON
 
  • Un coffret participatif…
  • Débuts et incontournables
  • Joies et peines du hors piste
  • La symphonie au XXe siècle



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  • Dans une entreprise de ce type, les labels tentent toujours de sortir des sentiers battus et de faire émerger des références auxquelles on ne pense pas forcément en priorité. On notera donc quelques originalités pas très probantes dans l’abondance discographique mais qui au final raviront peut-être ceux qui possèdent déjà des enregistrements de référence : Berlioz (Fantastique) par Minkowski, bien molle et chichiteuse là où on s’attendait à des étincelles face aux instruments d’époque (retour à la case Gardiner nécessaire pour se rincer les oreilles après cette heure anesthésiante), ou Liszt (Faust) par Sinopoli-Dresde, excellente alternative à Bernstein-Boston au même catalogue DG, mais certainement pas au même pinacle.

    Ce coffret restera entre autres l’occasion de relativiser notre réticence un peu instinctive à l’égard de l’ultra prolixe Neeme Järvi face au « meilleur » de ses Sibelius : la dernière gravure, plutôt fluide, avec Göteborg (2 et 5), plus souple que le coup d’essai boursouflé chez Bis. Et si son énergie accouche finalement de beaux moments chez Nielsen (4 et 5 très réussies), on retrouve l’image trop souvent associée au chef estonien dans un Borodine (2) poussif, ahané, sans doute le pire enregistrement du coffret, à égalité avec les gravures baveuses et négligentes de Mikhail Pletnev, surnageant dans Rachmaninov (2) et surtout un Scriabine (3) à la dérive, à des années-lumière du démiurge Svetlanov.

    Très belles retrouvailles en revanche avec Franck (Ré mineur) et Roussel (3) aux côtés de Bernstein-National de France, larges, puissants, sculptés à souhait (qui refera sonner ainsi l’ONF ?), excellente surprise que Saint-Saëns (3) par Levine-Berlin, pleine de contrastes et sans emphase inutile, avec la superbe machine de l’époque Karajan, qu’on réadmire en personne à la tête d’Honegger (2 et Liturgique d’anthologie, lentes et tendues à rompre, somptueusement enregistrées, aussi géniales que Munch en leur genre). Sans oublier l’un des tout meilleurs disques de Christian Thielemann qui réinvente une Symphonie alpestre de Strauss panthéiste comme jamais à la tête de Wiener en état de grâce.

    (----> suite...)

     

    Yannick MILLON
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