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SELECTION CD 06 janvier 2026

Sélection Noël 2025

© Jonathan Borba / Pexels


Depuis vingt ans, Altamusica vous propose chaque hiver un petit coup de main pour réaliser vos emplettes discographiques et vidéographiques à l’approche des fêtes. Une sélection de spectacles et concerts de Salzbourg en DVD-Blu-ray, de livres-disques d’opéras français du Palazzetto Bru Zane, de CD à écouter au coin du feu et de copieux coffrets de rééditions.
Joyeux Noël !
Aujourd’hui, Sélection Universal Music




Le 08/12/2025
Yannick MILLON
 

  • SĂ©lection Harmonia Mundi et Alpha
  • SĂ©lection VoilĂ  Records
  • SĂ©lection C Major (I)
  • SĂ©lection C Major (II)
  • SĂ©lection Palazzetto Bru Zane
  • SĂ©lection Discothèque idĂ©ale Diapason
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      (ex: Harnoncourt, Opéra)


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     SĂ©lection Palazzetto Bru Zane

    Le Roi d’Ys de Lalo





    Édouard Lalo (1823-1892)
    Le Roi d’Ys
    Judith van Wanroij (Rozenn)
    Kate Aldrich (Margared)
    Cyrille Dubois (Mylio)
    Jérôme Boutillier (Karnac)
    Nicolas Courjal (Le Roi)
    Christian Helmer (Jahel / Saint Corentin)
    Chœur national hongrois
    Orchestre philharmonique national hongrois
    direction : György Vashegyi
    Enregistrement : BartĂłk Concert Hall, MĂĽpa, Budapest, janvier 2024
    2CD + Livre de 120 pages Palazzetto Bru Zane BZ 1060


    En plus de mettre sur le marché en premier enregistrement mondial des opéras romantiques français oubliés, le Palazzetto Bru Zane propose parfois de bonnes gravures modernes d’opéras sinon couramment au répertoire des théâtres, du moins riches de quelques références au catalogue. C’est le cas du Roi d’Ys, qui disposait déjà notamment de deux enregistrements modèles, sous la direction d’André Cluytens (EMI, 1957) et Pierre Dervaux (Chant du Monde, 1973).

    Pour cette intrigue en Cornouaille de princesse donnée en gage de paix, de sœurs amoureuses du même chevalier, d’apparitions spectrales, de complots et de barrage rompu engloutissant toute une ville, l’enregistrement de György Vashegyi possède une impeccable couleur médiévale, entre vitrail et blason. À la tête de l’Orchestre philharmonique national hongrois, Lalo est ici envisagé nettement plus en héritier berliozien qu’en épigone wagnérien. Les forces orchestrales restent constamment lestes, d’une grande finesse de textures, sans tonitruance ni manque d’étoffe.

    Cet ouvrage relativement court pour l’époque (à peine 1h45), d’une grande efficacité dramatique, nécessite une distribution dans les starting blocks. Sur ce point, l’équipe réunie tient son rang avec efficacité et caractérisation, même si le Roi décati de Nicolas Courjal présente d’inquiétants signes de fatigue vocale, avec un vibrato distendu assez inélégant.

    La pierre d’achoppement du plateau, une fois encore, est son manque d’intelligibilité chronique – ne parlons pas des chœurs hongrois, d’une belle plastique et qui font certes des efforts mais nécessitent trop souvent de consulter le livret. Bien sûr, on a connu pire, et l’on parvient ici la plupart du temps à reconstituer les mots floutés par des voyelles fautives.

    La Margared de Kate Aldrich, soigneuse dans le médium, très poitrinée dans le grave et au timbre parfait pour la princesse jalouse, distord l’émission dans l’aigu où l’on perd tout texte. Sa sœur, la Rozenn de Judith van Wanroij, a amélioré sa diction depuis La Princesse jaune de Saint-Saëns, et donne du caractère à une jeune femme jamais réduite à une oie blanche, avec des accents un peu pointus mais un beau rayonnement global.

    Reste les deux perles de la distribution. D’abord le Mylio de Cyrille Dubois, qui en n’ayant rien perdu en suavité et en demi-teinte, parvient à camper un chevalier aux pointes d’héroïsme parfaitement crédibles, aux aigus francs et à la prononciation limpide, pas une syllabe approximative. Puis le méchant Karnac de Jérôme Boutillier, d’une totale homogénéité et d’un mordant idéal. Avec ces deux-là, le livret peut dormir tranquille dans votre bibliothèque.



     
    L’Ancêtre de Saint-Saëns





    Camille Saint-Saëns (1835-1921)
    L’Ancêtre
    Jennifer Holloway (Nunciata)
    Gaëlle Arquez (Vanina)
    Hélène Carpentier (Margarita)
    Julien Henric (Tébaldo)
    Michael Arivony (Raphaël)
    Matthieu Lécroart (Bursica)
    Yui Yoshino (Une femme)
    Tokyo Philharmonic Chorus
    Orchestre philharmonique de Monte-Carlo
    direction : Kazuki Yamada
    Enregistrement : Auditorium Rainier III, Monaco, octobre 2024
    2 CD + Livre de 137 pages Palazzetto Bru Zane BZ 1061


    Entamée en 2012, l’intégrale des opéras de Saint-Saëns par le Palazzetto Bru Zane est en bonne voie, avec cette année sans doute l’ouvrage le moins connu de tous. Dernier opus lyrique du compositeur si l’on excepte la refonte de Déjanire, L’Ancêtre a été créé avec succès à Monte-Carlo en 1906 avant de sombrer dans un sommeil dont l’aura seulement tiré le Centre de Musique romantique française de Venise. Très belle redécouverte en tout cas de cet ouvrage de poche dont le compositeur lui-même pensait qu’il fallait le coupler à un autre en raison de sa brièveté (1h30).

    L’intrigue, vieille comme le monde, est fidèle Ă  l’initium berliozien inspirĂ© de Shakespeare : « D’anciennes haines endormies, ont surgi comme de l’Enfer […], deux maisons ennemies […] ont croisĂ© le fer Â». Le cadre (les montagnes corses) diffère, les haines recuites, la vendetta et l’amour interclan sacrifiĂ© sont de la mĂŞme eau. Seul le coup de fusil final de la vieille Nunciata (l’AncĂŞtre du titre), qui aurait eu besoin de lunettes pour viser son ennemi plutĂ´t que sa petite-fille, peut lĂ©gèrement prĂŞter Ă  sourire.

    Dans des textures toujours fines et un esprit de synthèse où pas une phrase ne sert à meubler, avec un sentiment d’arioso continu, Saint-Saëns démontre la maîtrise à laquelle il est parvenu au terme de treize opéras. L’orchestre, moteur principal, alterne foucades et atmosphères bucoliques, en n’écrasant jamais le plateau. Des qualités respectées au cordeau par Kazuki Yamada, qui trouve le juste pas avec un suspense haletant.

    Et si l’on a pu souvent ergoter sur les manquements à l’intelligibilité des distributions des enregistrements du Palazzetto, on approche cette fois le sans-faute, par-delà quelques syllabes englouties dans les extrémités de tessiture. Mais pour une fois, on peut se laisser aller à écouter sans renfort de lecture, ce qui change tout.

    Michael Arivony est tout de distinction, de ligne châtiée et de sagesse dans le rôle de conciliateur de l’Ermite. Matthieu Lécroart, en porcher Bursica, fait preuve d’une absolue transparence phonétique et d’un bon sens terrien parfaitement en situation. Julien Henric, avec une vraie ombre sur le timbre, présente un profil de ténor lyrique magnifiquement conduit pour l’amoureux-assassin Tébaldo.

    Le plateau féminin est un petit cran au-dessous, essentiellement la Nunciata de Jennifer Holloway, dont l’émission instable ne saurait constituer l’alpha et l’oméga d’une incarnation de matriarche, quand le duo des sœurs voit s’imposer la sacrifiée Vanina de Gaëlle Arquez, belle émission ardente, aux dépens de la Margarita au vibrato parfois envahissant mais au feu certain d’Hélène Carpentier.

     
    Yannick MILLON


     

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