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SELECTION CD 27 mai 2020

Les "indispensables" Bach de nos critiques

© Pierre Bretagnolle

Pour le prochain millénaire, les éditeurs disques promettent une exploration systématique et sans merci du catalogue BWV.


√Ä contre-courant de l'avalanche annonc√©e c√īt√© discographie, nous avons demand√© √† nos collaborateurs de pr√©senter leurs galettes de r√©f√©rence pour la musique du Cantor, toutes p√©riodes confondues, c'est-√†-dire en excluant ni les parutions les plus r√©centes, ni les plus anciennes. Le lecteur pourra constater que l'√©clectisme est de rigueur entre Olivier Bernager, St√©phane Ha√Įk, Antoine Livio et G√©rard Mannoni, Michel Parouty et Roger Tellart. √Ä noter que cette page sera r√©guli√®rement enrichie de nouvelles contributions.


Le 03/02/2000

  • La s√©lection de Michel Parouty
  • La s√©lection de Roger Tellart
  • La s√©lection d'Antoine Livio
  • La s√©lection de G√©rard Mannoni
  • La s√©lection d'Olivier Bernager
  • La s√©lection de St√©phane Ha√Įk
  • La s√©lection d'Alain Cochard
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      (ex: Harnoncourt, Opéra)


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     La s√©lection d'Alain Cochard

    Le Clavier Bien Tempéré
    Samuel Feinberg, piano
    (Arlecchino, Russian disc, épuisé).


    La place n'est pas suffisante pour s'attarder sur la mani√®re quasi pavlovienne dont on place le Clavier Bien Temp√©r√© de Sviatoslav Richter au pinacle de la discographie, au point d'en oublier presque totalement l'extraordinaire version qu'offrit de cet ouvrage Samuel Feinberg √† la fin des ann√©es 1950 ! La carri√®re tr√®s nationale du pianiste n'a gu√®re aid√© √† le faire conna√ģtre en occident et pourtant, ce premier Clavier enregistr√© par un artiste russe - et le second historiquement apr√®s celui d'E. Fischer - demeure l'un des plus convaincants de bout en bout. Malgr√© une prise de son dat√©e, la vigueur rythmique, l'imagination sonore qui anime √† chaque instant cette interpr√©tation subjuguent. Pas un Bach " pour les anges ", mais une conception de l'instant pr√©sent, rapide mais toujours claire et lisible dans la mise en valeur du contrepoint. Sous les doigts de Feinberg, les fugues poss√®dent une densit√© incroyable du fait de la logique dramatique, presque th√©√Ętrale - schenkerienne, dirait Murray Perahia -, avec laquelle le pianiste (et compositeur, n'oublions jamais ce point !) conduit leurs diff√©rentes voix.

     
     
    Intégrale Bach - Volume VII
    Les 5 Concertos pour orgue, Choral BWV 754, Fugue BWV 578, Fantasia con imitazione BWV 563, Canzona BWV 563
    André Isoir Orgue Grenzing de l'Abbatiale de Saint-Cyprien en Périgord
    (Calliope).


    La musique de Jean-S√©bastien Bach pr√©senterait un visage bien diff√©rent si elle n'avait subi l'influence de la musique italienne et, au premier chef, celle de Vivaldi. Quel plus bel hommage rendu au Pr√™tre roux et quel meilleur exemple de la fascination que Bach √©prouva pour ce dernier que les Concertos pour orgue BWV 593, 593 et 596 ? Les belles et brillantes interpr√©tations de ces partitions ne manquent pas mais il en est peu qui, comme celle d'Andr√© Isoir, savent restituer l'√©merveillement d'un Bach alors au d√©but de sa carri√®re face √† la musique du " Pr√™tre roux ". Proprement jubilatoire la version de l'organiste fran√ßais, capt√©e sur un instrument aux dimensions et aux couleurs id√©ales, comble tous les sens de l'auditeur. Des " transcriptions " dira-t-on ? Peut-√™tre, mais rarement on aura autant compris et ressenti l'influence d√©terminante de l'Italie sur Bach ! Excellents compl√©ments dans la lign√©e d'une int√©grale o√Ļ esprit et chair ne s'excluent jamais.

     
     
    Les Six Suites pour violoncelle seul
    Maurice Gendron
    (Philips).


    Trop n√©glig√©, l'enregistrement des Suites sous l'archet de Maurice Gendron compte pourtant parmi les meilleures versions de ces oeuvres, et parmi les plus beaux fruits de la rencontre de l'√©cole fran√ßaise de violoncelle avec la " Bible " de l'instrument. Enregistr√©e en 1964, elle t√©moigne d'un art parvenu √† son total accomplissement. Sans doute conna√ģt-on des approches plus visionnaires (Casals, Tortelier), plus libres et dansantes (Bylsma), plus √©pur√©es encore (Fournier), mais Gendron parvient cependant √† un miracle d'√©quilibre et de pudeur. S'il √©difie un temple √† la gloire de Bach, c'est de plain-pied que l'on y acc√®de pour entendre vibrer la g√©n√©rosit√© et la noblesse d'un interpr√®te de race. √Ä r√©√©valuer de toute urgence !

     
     
    Alain COCHARD


     

  • La s√©lection de Michel Parouty
  • La s√©lection de Roger Tellart
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  • La s√©lection de G√©rard Mannoni
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  • La s√©lection de St√©phane Ha√Įk
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