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SELECTION CD 22 février 2018

Sélection CD Orfeo d’Or d'août 2015



Entre réédition de ses propres disques, dont de formidables Dvořák de Kubelik, écho du travail d’Abbado avec des orchestres de jeunes, dernier concert de Böhm à Salzbourg, un fulgurant Tannhäuser de Bayreuth et la restauration enfin digne du Vin herbé de Friscay, Orfeo s’affirme toujours comme un incontournable éditeur d’enregistrements historiques.


Le 18/08/2015
Yannick MILLON
 

  • Adieux exténués
  • Atmosphères bohémiennes
  • La trilogie de la vie
  • Un grand pédagogue
  • Tannhäuser au sommet
  • Anxieux sortilèges
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      (ex: Harnoncourt, Opéra)


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     Atmosphères bohémiennes

    Henryk Szeryng et Rafael Kubelik au Konzerthaus de Vienne





    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Husitska, op. 67
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Concerto pour violon en ré majeur op. 77
    Henryk Szeryng, violon
    Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
    direction : Rafael Kubelik
    Enregistrement : Konzerthaus, Vienne, 11/06/1967
    CD Orfeo d’Or C719071B


    Retour sur le marché, avec un visuel Orfeo d’Or à peine modifié, pour ce concert de l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise et son chef d’alors Rafael Kubelik, en tournée dans la capitale autrichienne ce 11 juin 1967 pour les Wiener Festwochen. Dans un son excellent, clair et brillant, insufflant une présence très immédiate aux timbres râpeux typiques des instrumentistes munichois, un air de Bohême flotte sur le Konzerthaus, seconde salle de concert de la ville, à quelques encablures du célèbre Musikverein.

    D’abord dans une ouverture Husitska de Dvořák grisante de liberté, de prise de risques, de frénésie de l’instant, d’emballements sachant conserver tout du long une légèreté inimaginable, y compris dans les tutti les plus fournis. Douze minutes et demie de félicité musicale où plane l’ombre de Smetana (réutilisation du chant hussite qui irrigue Tábor et Blaník dans Ma Patrie), reléguant en comparaison l’excellente gravure de studio des mêmes interprètes presque dix années plus tard pour DG – où seul le choral introductif des vents sonnera avec plus d’unité – au rang de musique en conserve.

    Puis dans un Concerto pour violon de Brahms plus Mitteleuropa que nature sous l’archet d’un Henryk Szeryng des grands soirs, sans doute un rien moins olympien qu’en studio, mais constamment sur le fil d’une musicalité partagée avec un Kubelik fin accompagnateur, sachant tantôt s’effacer devant la cantilène du soliste tantôt ruer dans les brancards des ponctuations orchestrales, avec un lyrisme sans affectation stylistiquement très juste.

    Le timbre et le vibrato un peu gras typiques du hautbois bavarois n’en dialoguent pas moins efficacement avec les lignes suspendues du violon dans l’Adagio, tandis que l’Allegro giocoso final n’a jamais revêtu pareilles teintes Europe centrale, au point que l’on jugerait à plus d’une occasion écouter du Dvořák. Le tout sans une faute de goût, dans une constante attention à servir le texte.

    Et même si au final, Szeryng-Monteux (RCA), sans doute inapprochable de chant et de lumière, ou encore Szeryng-Haitink (Decca), havre de sérénité absolue, peuvent garder la préférence des garants du classicisme brahmsien, on ne refusera pas de se frotter à cette exécution de concert trop souvent méprisée par chez nous.

     
    Yannick MILLON


     

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