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SELECTION CD 27 mai 2018

Sélection CD Orfeo d’Or d'août 2015



Entre réédition de ses propres disques, dont de formidables Dvořák de Kubelik, écho du travail d’Abbado avec des orchestres de jeunes, dernier concert de Böhm à Salzbourg, un fulgurant Tannhäuser de Bayreuth et la restauration enfin digne du Vin herbé de Friscay, Orfeo s’affirme toujours comme un incontournable éditeur d’enregistrements historiques.


Le 18/08/2015
Yannick MILLON
 

  • Adieux exténués
  • Atmosphères bohémiennes
  • La trilogie de la vie
  • Un grand pédagogue
  • Tannhäuser au sommet
  • Anxieux sortilèges
      [ Toutes les parutions ]


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      (ex: Harnoncourt, Opéra)


  •  

     Un grand pédagogue

    Abbado et les orchestres de jeunes à Salzbourg





    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Les Créatures de Prométhée, ouverture
    Arnold Schoenberg (1874-1951)
    Un Survivant de Varsovie
    Maximilian Schell, récital
    Jeunesse-Chor Wien
    Sergeï Prokofiev (1891-1953)
    La Mort de Tybalt (Roméo et Juliette)
    Orchestre des Jeunes de la Communauté Européenne
    Modeste Moussorgski (1839-1881)
    Une nuit sur le Mont Chauve (version originale)
    Gustav Mahler Jugendorchester
    direction : Claudio Abbado
    Enregistrement live : Felsenreitschule, Salzbourg, 13/08/1979 & 29/07/1994
    CD Orfeo d’Or C892141B


    Pendant toute sa carrière, Claudio Abbado n’a cessé de s’intéresser à la transmission de la musique pour les générations futures, multipliant les orchestres de jeunes à travers l’Europe. Suite à la disparition du maestro en janvier 2014, Orfeo s’est décidé à reprendre tel quel le contenu d’un CD disponible depuis 1998 à Salzbourg, dans une édition locale au fond blanc et noir. Le programme et la prise de son du disque Festspieldokumente sont inchangés, issus de deux concerts de 1979 et 1994 au Manège des rochers, où ont lieu le plus souvent les soirées symphoniques marginales et/ou dévolues à la musique du XXe siècle.

    Le 13 août 1979, l’Orchestre des Jeunes de la Communauté européenne faisait une entrée fracassante dans la ville de Mozart avec un somptueux programme acclamé par la presse comme par le public, et tout à fait typique du chef italien : mise en bouche classique (ouverture des Créatures de Prométhée de Beethoven, un peu sage) avant une plongée dans les divers aspects du classicisme-moderne, à travers Schoenberg, Stravinski et enfin Prokofiev.

    Titulaire d’alors du rôle-titre du Jedermann de Hofmannsthal donné chaque année depuis 1920 sur la place de la cathédrale de Salzbourg, Maximilian Schell était le comédien rêvé pour le fracassant et rarissime Survivant de Varsovie d’Arnold Schoenberg, sombre écho des horreurs perpétrées par les Nazis, brûlot très politique où le mélange entre l’anglais et l’allemand ne prend jamais le récitant en défaut, et où le Jeunesse-Chor Wien fait assaut de ferveur et d’efficacité pour rendre à ces sept minutes de musique leur insoutenable force évocatrice.

    Dans les atours de la suite de 1919 laissant une plus large part au piano, l’Oiseau de feu est surtout l’occasion d’entendre des sonorités impalpables, d’une poésie absolue, et une direction d’une plasticité inouïe, attaques fondues dans les nappes sonores et soli de toute beauté, entourant une Danse de Katscheï plus sauvage et féline que féroce. Bis de choix enfin que la Mort de Tybalt issue du Roméo et Juliette de Prokofiev aux mêmes qualités que le Stravinski précédent, grand crescendo, masses brassées sans brutalité.

    Plutôt que de proposer le Quatrième Concerto de Beethoven avec Pollini qui refermait la première partie, le choix a été fait de clore ce CD par l’exécution, donnée le 29 juillet 1994, de la version originale d’Une nuit sur le Mont Chauve de Moussorgski à la tête du Gustav Mahler Jugendorchester, témoin de la volonté acharnée du maestro à réhabiliter cette Urfassung non retouchée par Rimski-Korsakov.

    Et même si l’on se situe à un impact physique moindre que dans le célèbre enregistrement officiel avec le London Symphony (RCA), les fusées et danses de follets par le GMJ donnent une réelle iridescence à cette lecture de concert très attachante, reflétant l’art de pédagogue à nul autre pareil d’un Abbado qui manquera cruellement aux prochaines générations.

     
    Yannick MILLON


     

  • Adieux exténués
  • Atmosphères bohémiennes
  • La trilogie de la vie
  • Un grand pédagogue
  • Tannhäuser au sommet
  • Anxieux sortilèges
     



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