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SELECTION CD 20 octobre 2018

Calendrier de l'Avent 2015



2015 restera l'année où la mise en coffrets du fond de catalogue des maisons de disques s'est généralisée, une manière de relancer un peu l’activité d’un secteur en crise. Altamusica vous propose sous forme d'un calendrier de l'Avent sa sélection de coffrets thématiques parus cette année, mais aussi de captations vidéo de nombreux concerts et représentations lyriques.
Aujourd’hui, Intégrale Richter Universal



Le 01/12/2015
Yannick MILLON
 

  • 1er déc. : Così fan tutte à Salzbourg
  • 2 déc. : Don Giovanni à Salzbourg
  • 3 déc. : Les Originals ont vingt ans
  • 4 déc. : In Memoriam Claudio Abbado
  • 5 déc. : Andris Nelsons à Lucerne
  • 6 déc. : Les Symphonies de Mozart par Hogwood
  • 7 déc. : Chailly dirige la Neuvième de Mahler
  • 8 déc. : Sibelius historique
  • 9 déc. : Sibelius moderne
  • 10 déc. : Le Chevalier à la rose à Salzbourg
  • 11 déc. : L'arc-en-ciel Richard Strauss
  • 12 déc. : Les 90 ans de Pierre Boulez
  • 13 déc. : Les 75 ans de Stephen Kovacevich
  • 14 déc. : Mozart on tour
  • 15 déc. : Les 80 ans du National
  • 16 déc. : Claude à l'Opéra de Lyon
  • 17 déc. : Fierrabras à Salzbourg
  • 18 déc. : Mercury volume 3
  • 19 déc. : Beethoven par le Quatuor Belcea
  • 20 déc. : Ferenc Fricsay, volume 2
  • 21 déc. : Paul Dukas et le prix de Rome
  • 22 déc. : Markevitch - ICON
  • 23 déc. : Intégrale Stravinski DG
  • 24 déc. : Intégrale Richter Universal
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      (ex: Harnoncourt, Opéra)


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     3 déc. :
    Les Originals ont vingt ans

    50 CD pour 20 bougies



    The Originals
    Legendary Recordings from the Deutsche Grammophon Catalogue
    Bach, Beethoven, Brahms, Bruch, Chopin, Debussy, Dvořák, Grieg, Liszt, Mahler, Mendelssohn, Mozart, Orff, Prokofiev, Ravel, Rachmaninov, Schubert, R. Strauss, Tchaïkovski, Verdi, Wagner
    David Oïstrakh, Pierre Fournier, Karl Böhm, Herbert von Karajan, Wilhelm Kempff, Carlos Kleiber, Emil Gilels, Mstislav Rostropovitch, Rafael Kubelik, Anne-Sophie Mutter, Géza Anda, Eugen Jochum, Martha Argerich, Claudio Abbado, Sviatoslav Richter, Amadeus Quartett, Fritz Wunderlich, Dietrich Fischer-Dieskau, Gundula Janowitz, Evgeni Mravinski…
    Coffret de 50 CD Deutsche Grammophon 00289 479 3449




    En 1995 était lancée à Londres la série The Originals, proposant des rééditions des jalons de la Deutsche Grammophon d’après le modèle Living stereo de RCA et Living Presence de Mercury évoquant la nostalgie du passé par des visuels identiques aux pochettes des vinyles, jusqu’au CD lui-même, qui reproduit les sillons des disques noirs d’antan. Prévue au départ pour s’arrêter en 1998, pour le centenaire de DG, la série a connu un tel succès qu’elle n’a jamais été interrompue, forte aujourd’hui de quelque 250 titres disponibles.

    Pour fêter ce vingtième anniversaire, le label jaune, qui comme toutes les majors brade depuis quelques mois son fond de catalogue dans des coffrets thématiques, a choisi d’éditer cette belle boîte bleue de cinquante CD qui s’ouvre par le haut, avec comme principe de sélection les meilleures ventes de la collection, augmentées de quelques choix personnels de son directeur, notamment quant aux enregistrements mono, histoire de donner un aperçu global aussi vaste que possible.

    Sur les 42 titres proposés (dont six occupent deux galettes), tout est-il de la même valeur artistique ? Oui et non, même si la grande majorité des enregistrements occupe une belle place dans la discographie des œuvres en question. Commençons donc par faire le tour du plus dispensable, et au sein du legs de Karajan, qui se taille la part du lion de ce coffret (avec 10 CD sur les 50), l’album regroupant les Tableaux d’une exposition, le Boléro de Ravel et la Mer, lectures opaques, épaisses, tellement peu idiomatiques, mais aussi des Mendelssohn assez moyens (Symphonie 3, 4, ouvertures des Hébrides).

    D’un tout autre niveau sont les deux CD Richard Strauss, avec notamment Gundula Janowitz dans les plus beaux Quatre derniers Lieder qui soient, après ceux de Schwarzkopf-Szell bien entendu, débarrassés ici de la sonorité de hangar des éditions précédentes, ainsi que le célèbre Zarathoustra de 1973, meilleure gravure du chef, avec des timbales en acier trempé, mais aussi, étrangement, dans cette remasterisation pourtant très propre, une conclusion du poème symphonique où les pizz sépulcraux des contrebasses de la précédente édition (Galleria) ont été très amincis.

    En tant qu’accompagnateur, le chef autrichien sera tout aussi hédoniste dans le Premier Concerto de Tchaïkovski avec Richter, et conforme à sa dernière manière, lent, large, aux côtés de l’archet alors parfaitement sous contrôle d’Anne-Sophie Mutter (Mendelssohn, Bruch, Mozart). Reste la Neuvième de Beethoven de 1962, celle de la première intégrale stéréo pour le label, où jamais le Finale n’aura été aussi porteur de joie rayonnante, de lumière pacifiée, après un Coriolan assez peu dramatique. N’oublions pas non plus une Cinquième de Mahler sans doute inférieure à sa Sixième ou à sa Neuvième, mais à l’Adagietto anthologique (le climax).

    Hors Karajan, si certains albums méritent une certaine considération à défaut de louanges délirantes (les six dernières symphonies de Mozart par Böhm-Berlin, probes, architecturées, sans faute de goût ; les concertos pour instruments à vents du même Mozart par Böhm-Vienne, impériaux, un rien empesés ; le concerto de Dvořák par Rostro-Karajan, les Concertos 6, 17 et 21 de Mozart sous les doigts de Géza Anda), on trouve une majorité d’incontournables du disque.


     



    Par genre, en répertoire symphonique : les gravures de Carlos Kleiber (Beethoven 5 et 7, Schubert 3 et 8, Brahms 4, jalons de l’interprétation) ; les Dvořák tellement évidents de Kubelik-Berlin (8 et 9, Danses slaves), son Mahler si rustique et Mitteleuropa (Titan, Lieder eines fahrenden Gesellen avec un Fischer-Dieskau inapprochable) ; les trois dernières symphonies de Tchaïkovski par Mravinski-Leningrad, la version des versions depuis cinquante ans, et pour des années encore ; la Pastorale de Beethoven en état de grâce par Böhm-Vienne, presque aussi aérien dans la Cinquième de Schubert.

    Un petit cran en dessous, l’album Prokofiev de démonstration d’Abbado, somptueusement enregistré, pour un Alexandre Nevski en technicolor, rutilant, même si l’on connaît des lectures plus authentiques, mais aussi une Suite scythe offrant des éclairages inédits dans des pianissimi que l’on redécouvre, ainsi qu’une suite Lieutenant Kijé de très beau calibre.

    La musique instrumentale solo ou concertante est tout aussi admirablement servie, entre les Beethoven tout en poésie de Kempff (Concertos 4 et 5, Sonate Pathétique, Clair de lune, Waldstein, Appassionata) ; chaque note laissée par Gilels, tant dans les Pièces lyriques de Grieg à écouter au coin du feu que dans des concertos de Brahms granitiques avec Jochum ; ou les Chopin de Pollini (de conquérantes Études et Polonaises, ces dernières pas encore parues séparément).

    Ou encore le Quintette la Truite par les Amadeus et Gilels, plus marquants que la Jeune fille et la mort par le seul quatuor britannique ; les Suites pour violoncelle de Bach par Pierre Fournier, toujours d’une infinie élégance malgré la révolution baroque ; les plages concertantes gravées par David Oïstrakh (dans Brahms et Tchaïkovski avec la Staatskapelle de Dresde plus que dans Bach) ; ou encore les Sonates pour violoncelle et piano de Brahms par Rostropovitch-Serkin, inédites elles aussi en séparé, d’une intériorité peu banale dans ce répertoire.

    Quant à Martha Argerich, elle apparaît toujours comme une alchimiste du clavier, transformant tout ce qu’elle touche en or : d’abord aux côtés d’Abbado (Liszt 1, Chopin 1, d’une évidence, d’une légèreté inouïes ; Ravel, avec des Berliner transfigurés, affutés et transparents, où la lionne se fait timbre parmi les timbres ; Prokofiev 3, d’une fluidité inapprochable) puis en solo dans le fameux Début Recital. L’occasion de réentendre des Jeux d’eau de Ravel fous de plasticité, un Gaspard de la nuit aux zones d’ombres fabuleusement détaillées, une Sonate en si de Liszt repoussant toutes les limites de la digitalité et une Barcarolle de Chopin d’une liberté inouïe.

    Au rayon opéra et musique chorale, même succès avec le Tristan électrique de Böhm à Bayreuth, d’une énergie, d’une passion débordante, avec la crème du chant de l’après-guerre (Windgassen, Nilsson, Ludwig) et sa Flûte enchantée où brillent les voix masculines (Wunderlich, Fischer-Dieskau, Hotter) nettement plus que les dames (la Pamina trop mûre d’Evelyn Lear) ; mais aussi avec la version absolue des Carmina Burana, avec Jochum au sommet et un plateau parfait, ou encore la première gravure (mono) du Requiem de Verdi par Fricsay, abrupte, sèche, dégraissée.

    Quant aux amateurs de Lied, ils n’auront qu’à se pâmer d’extase devant la Belle meunière de Wunderlich, modèle de chant naturel, sans affectation, d’une poésie adolescente inimitable, et la gravure médiane du Voyage d’hiver par un Fischer-Dieskau encore jeune, secondé par le piano minimaliste de Jörg Demus, sur un de ces instruments historiques dont il a le secret.

    On allait enfin presque oublier de réévaluer les suites de ballet de Tchaïkovski par Rostro-Berlin, où hormis quelques fins de phrases avachies, le violoncelliste du siècle trouve au pupitre des couleurs capiteuses et un soin gourmand du détail éloignés du fondu sonore de l’esthétique Karajan, alors écrasante en 1978. Une aubaine en tout cas que ce coffret de Legendary Recordings !

     
    Yannick MILLON


     

  • 1er déc. : Così fan tutte à Salzbourg
  • 2 déc. : Don Giovanni à Salzbourg
  • 3 déc. : Les Originals ont vingt ans
  • 4 déc. : In Memoriam Claudio Abbado
  • 5 déc. : Andris Nelsons à Lucerne
  • 6 déc. : Les Symphonies de Mozart par Hogwood
  • 7 déc. : Chailly dirige la Neuvième de Mahler
  • 8 déc. : Sibelius historique
  • 9 déc. : Sibelius moderne
  • 10 déc. : Le Chevalier à la rose à Salzbourg
  • 11 déc. : L'arc-en-ciel Richard Strauss
  • 12 déc. : Les 90 ans de Pierre Boulez
  • 13 déc. : Les 75 ans de Stephen Kovacevich
  • 14 déc. : Mozart on tour
  • 15 déc. : Les 80 ans du National
  • 16 déc. : Claude à l'Opéra de Lyon
  • 17 déc. : Fierrabras à Salzbourg
  • 18 déc. : Mercury volume 3
  • 19 déc. : Beethoven par le Quatuor Belcea
  • 20 déc. : Ferenc Fricsay, volume 2
  • 21 déc. : Paul Dukas et le prix de Rome
  • 22 déc. : Markevitch - ICON
  • 23 déc. : Intégrale Stravinski DG
  • 24 déc. : Intégrale Richter Universal
     



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