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SELECTION CD 16 janvier 2018

Cadeaux de Noël 2017



À l’approche des fêtes, Altamusica vous propose pendant la période de l'Avent une sélection de DVD-Blu-ray et de coffrets CD puisée dans les parutions particulièrement marquantes de l'année. Au total pour cette édition 2017, une douzaine d'objets discographiques et vidéographiques répartis sur le mois de décembre qui feraient de très beaux cadeaux de Noël pour vos proches.

Aujourd’hui, Intégrale Cluytens ERATO



Le 01/12/2017
Yannick MILLON
 

  • Uthal d'Étienne-Nicolas Méhul
  • Turandot à la Scala
  • Sélection La Dolce Volta
  • Fritz Busch à Glyndebourne
  • DVD Danse BelAir
  • Sibelius Berglund Helsinki
  • Documentaires Klemperer ARTHAUS
  • Karl Böhm ICON
  • Lulu à l'Opéra de Munich
  • Christian Ferras ICON
  • Intégrale Schumann Dana Ciocarlie
  • Intégrale Cluytens ERATO
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      (ex: Harnoncourt, Opéra)


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     Intégrale Cluytens ERATO

    Un prince de la direction



    André Cluytens :
    The Complete Orchestral & Concerto Recordings
    C.P.E. Bach, Beethoven, Berlioz, Bizet, Boiedieu, Bondeville, Borodine, Chabrier, Charpentier, Chopin, Chostakovitch, De Falla, Delage, Debussy, Delibes, D’Indy, Dvořák, Fauré, Franck, Gershwin, Glinka, Gounod, Haendel, Haydn, Hérold, Lalo, Laparra, Liszt, Massenet, Mendelssohn, Menotti, Moussorgski, Mozart, Nigg, Pierné, Prokofiev, Rachmaninov, Ravel, Rimski-Korsakov, Rossini, Roussel, Saint-Saëns, Schubert, Schumann, Smetana, R. Strauss, Stravinski, Tchaïkovski, Wagner, Weber
    Orchestre national de la Radiodiffusion française, Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, Orchestre du Théâtre national de l’Opéra, Orchestre du Théâtre national de l’Opéra-Comique, Berliner Philharmoniker, Philharmonia Orchestra, Wiener Philharmoniker, Orchestre national de Belgique, Orchestre Colonne, Le Grand Orchestre symphonique Columbia
    Enregistrements : Paris, Berlin, Londres, Bruxelles, Vienne, 1943-1966
    65 CD ERATO 0190295886691




    Le 3 juin 1967 disparaissait le chef d’orchestre André Cluytens à l’âge de 62 ans, emporté par un cancer. Au carrefour des cultures par sa naissance dans les Flandres, il éprouvait un amour aussi fort pour la musique allemande que pour la musique française, sans oublier son attrait pour le répertoire russe. Depuis les débuts du CD, son legs a toujours été éparpillé, jusqu’à ce 50e anniversaire de sa mort pour lequel ERATO-Warner (ex-EMI) a regroupé l’intégralité de ses enregistrements instrumentaux (et d’oratorio) dans ce coffret de 65 CD. Une somme considérable consacrée au premier millionnaire français du disque classique face aux micros entre mai 1943 (excellente Burleske de Strauss avec Marcelle Meyer) et septembre 1966 (le remake stéréo bien connu de l’Enfance du Christ de Berlioz).

    Intérêt évident de cette grosse boîte exhaustive, la publication d’enregistrements totalement inédits, comme cette superbe España de Chabrier captée en fin de session des concertos 2 et 4 de Beethoven avec un Solomon exemplaire et le Philharmonia, ces irrésistibles extraits de la Première suite (jusqu’à une Leçon de danse écourtée des deux tiers) de Cydalise et le Chèvre-pied de Pierné, ou le Premier Concerto de Beethoven avec un Emil Gilels tout feu tout flamme, accompagné avec un tranchant qu’on retrouvera rarement à ce point chez le chef dans le répertoire germanique.

    On trouve aussi pour la première fois au CD la Perséphone de Stravinski avec Gedda, la première gravure de l’Enfance du Christ (1951), plus humble, simple et intelligible, trois César Franck avec la Société des concerts (Rédemption, Psyché, le Chasseur maudit) qui complètent l’incontournable anthologie avec l’Orchestre national de Belgique, et l’enregistrement le plus complet à ce jour du Martyre de saint Sébastien de Debussy, avec la (quasi) intégralité du texte de D’Annunzio dit par les légendes de la Comédie-Française Véra Korène et Maria Casarès, et pour les intermèdes musicaux, une direction angoissée, particulièrement glauque.

    Certes, on déplorera l’absence d’enregistrements de la Mer ou du Faune de Debussy, mais on tient la version absolue de Jeux, phénoménale de bruissements, de sensualité en éveil, ainsi que de magnifiques Images – avec des Gigues difficilement surpassables. Chez Ravel, compositeur de prédilection du maestro, notre cœur balance entre les versions des années 1960 avec la Société des concerts, plus incarnées et riches d’arrière-plans, saturées de couleurs et d’une sensualité très active, et celles des années 1950 avec la Radiodiffusion française, plus claires mais déjà d’une élégance aristocratique. Sans oublier les gravures isolées de certaines pièces avec les mêmes orchestres, voire avec le Philharmonia pour la meilleure Valse du lot.

    Si du côté russe, on penche tantôt vers les sessions anglaises tantôt de notre côté de la Manche, les gravures de musique allemande avec les Berliner demeurent trop middle of the road pour vraiment s’imposer (Manfred, Troisième de Schumann, Troisième Concerto de Beethoven). On nous pardonnera d’ailleurs de ne partager que moyennement l’enthousiasme répandu pour l’intégrale des symphonies de Beethoven, large, très harmonique et charpentée mais aussi assez neutre et bien peu verticale, un paradoxe chez un chef qui latinisait Tannhäuser à Bayreuth et germanisait Pelléas à Paris.

    La comparaison avec un premier mouvement de Cinquième à la tête des Wiener (au milieu de petits bouts de symphonies et d’un Don Juan de Strauss plus sensuel que millimétré) témoigne d’une tout autre poigne et d’un impact orchestral démultiplié. En revanche, on redécouvre une première gravure de la Pastorale à Berlin (mono, 1957) d’une magnifique transparence, infiniment plus ciselée (le hautbois, un mouvement lent moins alangui) que l’officielle en stéréo, alors que la préquelle de la Septième ressemble beaucoup à celle de l’intégrale, qui regarde vers Furtwängler sans jamais l’approcher – même constatation dans une Inachevée de Schubert lente et peu habitée, plus artisanale mais mieux tenue à Paris en 1951.

    On surprendra d’ailleurs ici ou là une tendance à traîner jusque dans une référence absolue comme le concerto de Beethoven (David Oïstrakh, miraculeux de bout en bout), à l’inverse de la Symphonie espagnole de Lalo (Zino Francescatti), bien cravachée, ou des concertos de Chostakovitch avec le compositeur au piano, d’un tranchant imparable. Au pur niveau artistique, la moyenne tournerait donc ici autour de quatre cœurs, mais ce type de publication offrant un regard global sur l’évolution d’un artiste ayant commis d’immenses gravures de l’histoire du disque mérite la note maximale, d’autant que l’objet est très beau, accompagné d’une excellente notice, et que les bandes ont été magnifiquement remasterisées par Art et Son.

    À quand un second coffret avec l’intégralité des gravures lyriques, dont la plupart sont aujourd’hui introuvables ?

    Joyeux Noël à toutes et à tous !

     
    Yannick MILLON


     

  • Uthal d'Étienne-Nicolas Méhul
  • Turandot à la Scala
  • Sélection La Dolce Volta
  • Fritz Busch à Glyndebourne
  • DVD Danse BelAir
  • Sibelius Berglund Helsinki
  • Documentaires Klemperer ARTHAUS
  • Karl Böhm ICON
  • Lulu à l'Opéra de Munich
  • Christian Ferras ICON
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