altamusica
 
       aide















 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
désinscription




SELECTION CD 20 mars 2019

Cadeaux de Noël 2018



Pendant les trois semaines de l'Avent et jusqu'au réveillon, Altamusica vous propose une sélection d'une dizaine de DVD-Blu-ray ou coffrets CD puisée dans les parutions Warner, Naxos et BelAir Classiques de l'année 2018, qui feraient pour vos proches de beaux cadeaux pour les fêtes de fin d'année. Joyeux Noël !


Aujourd’hui, Intégrale Debussy Warner



Le 01/12/2018
Yannick MILLON
 

  • Wozzeck à l'Opéra d'Amsterdam
  • Leonard Bernstein à Paris
  • Mort à Venise au Teatro Real
  • Anthologie Schubert Schnabel
  • Intégrale Warner Charles Munch
  • Le Coq d'or à la Monnaie
  • Intégrale Celibidache Warner
  • Billy Budd au Teatro Real
  • Intégrale Keilberth Telefunken
  • Intégrale Debussy Warner
      [ Toutes les parutions ]


  • Les 3 derniers dossiers
  • Les "indispensables" Bach de nos critiques

  • Telefunken Legacy : le nec plus ultra des collections historiques

  • Les dernières parutions pour l'année Bach

    [ Tous les dossiers CD ]


     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)


  •  

     Mort à Venise au Teatro Real

    Désir trouble et lunaire



    Benjamin Britten (1913-1976)
    Death in Venice
    John Daszak (Aschenbach)
    Leigh Melrose (baryton)
    Tomasz Borczyk (Tadzio)
    Anthony Roth Costanzo (Apollon)
    Chœur et Orchestre du Teatro real de Madrid
    direction : Alejo Pérez
    mise en scène : Willy Decker
    décors : Wolfgang Gussmann
    costumes : Wolfgang Gussmann & Susanna Mendoza
    éclairages : Hans Toelstede
    chorégraphie : Athol Farmer
    captation : François Roussillon
    Enregistrement : Teatro Real, décembre 2014
    Blu-ray (ou DVD) Naxos NBD0076V




    Décidément, Mort à Venise a de la chance au catalogue DVD, ce nouvel apport faisant suite à la merveilleuse production de Deborah Warner pour l’English National Opera parue en 2014 chez Opus Arte. C’est cette fois le Teatro Real de Madrid (la même année 2014) qui sert à merveille l’ultime ouvrage lyrique de Britten, avec une production qui confirme la qualité constante du travail du vétéran Willy Decker.

    Une conception lisible, ne cherchant pas à contourner les difficultés de ces dix-sept scènes d’affilée par un décor unique, usant sans complexes des ouvertures et fermetures de rideau, souvent en laissant un personnage dans le champ visuel pour opérer une certaine continuité. Action proche du livret, univers dramatique intact, absence de transposition ne rimant pour autant jamais avec académisme ou passéisme, le spectacle alterne habilement lenteur et solitude de Gustav von Aschenbach avec immiscions de personnages perturbateurs par leur énergie semblant décentrer le poète, agacé de toutes ces agressions extérieures, de la même manière que la musique le laisse entendre.

    On retiendra certaines images, comme cette scène initiale faustéenne dans un bureau avec l’homme de Vitruve de Leonard en fond, ou cette magnifique traversée vers la lagune façon cercueil flottant guidé par un gondolier Charon sur une vidéo marine. Mais Decker sait surtout explorer la sexualité latente avec ces Jeux d’Apollon où Aschenbach se rêve dans un tango torride avec un Tadzio totalement nu, transcendant le sous-texte du livret de Manfywy Piper, ou encore ce petit théâtre de guignol où il se voit en train d’embrasser l’adolescent (ici le danseur polonais, toute blondeur et énigme, de Tomasz Borczyk) sous les sarcasmes de la faucheuse et du diable.

    Si la scène est donc du niveau de la production britannique, versant lunaire, la musique est encore un cran au-dessus, notamment au niveau du chant, John Daszak n’ayant rien du ténor nasillard sur le retour de John-Graham Hall, voix au faîte de ses moyens, d’une diction aristocratique exemplaire, d’une émission franche et saine, d’une radiance et d’une richesse psychologique bouleversantes, face au baryton multi-rôle parfaitement différencié et assumé par Leigh Melrose.

    En fosse, le jeune Aléjo Pérez, chef expert du répertoire XXe, tire souvent la partition vers les lignes dégraissées de Janáček, ou celles plus désertiques de Chostakovitch, sans la moindre pompe ou rondeur victorienne, jouant des silences, des changements d’éclairage dramatique avec une finesse doublée d’une puissance contrôlée qui font merveille – la conclusion instrumentale de l’opéra, où la percussion scintille sur des cordes hantées autour du cadavre d’Aschenbach. Carton plein également pour François Roussillon, dont la captation pour Naxos est à nouveau un modèle.

     
    Yannick MILLON


     

  • Wozzeck à l'Opéra d'Amsterdam
  • Leonard Bernstein à Paris
  • Mort à Venise au Teatro Real
  • Anthologie Schubert Schnabel
  • Intégrale Warner Charles Munch
  • Le Coq d'or à la Monnaie
  • Intégrale Celibidache Warner
  • Billy Budd au Teatro Real
  • Intégrale Keilberth Telefunken
  • Intégrale Debussy Warner
     



  •   A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com