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SELECTION CD 15 décembre 2018

Falstaff perdu entre brumes et soleil



À Baden-Baden, à Cagliari, aux Proms de Londres, avant Paris, John-Eliot Gardiner a déjà promené ce Falstaff, qu'il présente fièrement comme le premier "sur instruments d'époque", ceux de son Orchestre révolutionnaire et romantique. Dommage que son plateau vocal soit si inégal.


Le 10/04/2001
Michel PAROUTY
 

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     Falstaff perdu entre brumes et soleil

    Falstaff de Giuseppe Verdi
    Monteverdi Choir, Orchestre Révolutionnaire et romantique
    Direction : John-Eliot Gardiner.
    Avec Jean-Philippe Lafont (Falstaff), Anthony Michaels-Moore (Ford), Antonello Palombi (Fenton), Peter Bronder (Dr. Cajus), Francis Egerton (Bardolfo), Gabriele Monici (Pistola), Hillevi Martinpelto (Alice Ford), Rebecca Evans (Nannetta), Sara Mingardo (Mrs. Quickly), Eirian James (Meg Page).
    2 CD Philips 462 603-2.


    Sans nul doute, John-Eliot Gardiner a longuement réfléchi à son interprétation de ce Falstaff, soigneusement pensée et peaufinée. Lorsqu'il affirme que le jeu des timbres instrumentaux est ici différent de celui qu'on peut entendre d'ordinaire, il a raison.

    Les bois, en particulier, s'affirment avec clarté et énergie, et deviennent quasiment des personnages à part entière, soulignant, commentant les échanges dialogués, avec pertinence et ironie. Il est vrai aussi que le chef mène son discours avec légèreté, qu'il articule finement les séquences, qu'il sait conduire l'intrigue avec verve et entrain.

    Pourquoi, alors, ce Falstaff déçoit-il ? À cause d'une distribution fort honnête et d'une belle homogénéité mais sans vraies personnalités ? Antonello Palombi est plutôt fade, en jeune premier. Le quatuor des commères attire la sympathie, sans pour autant qu'on s'attarde sur une Alice joliment chante, une Nannetta qui ne joue pas les oies blanches, une Quickly truculente mais qui n'en fait pas trop.

    Le Ford d'Anthony Michaels-Moore a du mordant et de la morgue, le "Pancione" de Jean-Philippe Lafont réussit à être drôle et émouvant sans que pour autant l'enthousiasme gagne l'auditeur qui, sensible aux détails, le sera moins à l'ensemble. Il est vrai qu'avec Herbert von Karajan (dont la première version mono demeure un classique) et Leonard Bernstein, sans parler de Toscanini, le disque, avec Falstaff, a mis la barre très haut.

    Gardiner et son orchestre occuperont probablement une place à part, intéressante pour leur prise de risque, ouvrant peut-être la voie à des lectures verdiennes différentes. Pour l'heure, ils semblent un peu rester en chemin, entre brumes et soleil, entre Angleterre et Italie.

     

     

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