altamusica
 
       aide















 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
dťsinscription




SELECTION CD 31 octobre 2020

Tristan et Waltraud



DVD filmé en public en 1999 à Munich, cette énième mise en scène de ce Tristan, qui fit basculer l'histoire de la musique, vaut surtout pour l'Isolde idéale de la grande Waltraud Meier. À la tête du Bayerische Staatsoper, Zubin Mehta ne démérite pas non plus.


Le 16/07/2001
Pierre BREINER
 

  • Tristan et Waltraud
      [ Toutes les parutions ]


  • Les 3 derniers dossiers
  • Les "indispensables" Bach de nos critiques

  • Telefunken Legacy : le nec plus ultra des collections historiques

  • Les derni√®res parutions pour l'ann√©e Bach

    [ Tous les dossiers CD ]


     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)


  •  

     Tristan et Waltraud

    Tristan und Isolde de Richard Wagner
    Choeur et orchestre de l'opéra d'état de Munich
    Direction : Zubin Mehta
    Mise en scène : Peter Konwitschny

    Avec Jon Fredric West (Tristan), Waltraud Meier (Isolde), Kurt moll (Marke), Bernd Weikl (Kurwenal), Marjana Lipovsek (Brangäne)


    Réalisateur vidéo : Brian Large
    2 DVD Arthaus Musik


    Zubin Mehta avait prévenu d'emblée: son Tristan fleurerait bon les grands souvenirs toscaniniens, il mettrait l'accent sur la richesse mélodique d'une partition parfois sous-estimée à cet égard, particulièrement au premier acte.

    Et de fait, la musique coule de source, le chef hindou se pla√ģt manifestement √† traquer l'arioso et le moindre relent italianisant partout o√Ļ ils se trouvent.
    Le premier acte y gagne une facilité d'accès que les longs " flash-back " d'Isolde rendent parfois indigeste.

    On s'attendait aussi en cons√©quence √† un deuxi√®me acte inond√© de soleil, m√™me s'il s'agit d'une nuit d'amour, mais rien dans la direction de Mehta ne vient supplanter l'h√©donisme d'un Karajan (avec Berlin) o√Ļ l'√©rotisme rigoureux de Karl Boehm √† Bayreuth. Il en r√©sulte un troisi√®me acte qui perd en substance dramatique ce qu'il gagne en lisibilit√©.

    Coté mise en scène, Peter Konwitschny a opté pour une transposition qui s'embarque sur un paquebot contemporain. Malgré cette licence, on appréciera la sobriété de l'ensemble dans un décor ramassé qui n'exclut pas l'effet de mouvement (un déroulant au premier acte donne véritablement l'impression que le bateau avance
    ).

    La passion de Tristan et d'Isolde est ici si visible que le filtre n'est plus finalement qu'un élément anecdotique. Tout ici est humain, trop humain, Wagner brille de toutes ses contradictions et ses personnages sont loin d'être taillés dans le marbre des siècles.

    Waltraud Meier √©pouse totalement ce concept du mythe et ses qualit√©s d'actrice √©claboussent l'√©cran. Famili√®re du r√īle, mais manifestement toujours aussi concern√©e et riche d'un enthousiasme que la pratique assidue n'a pas entam√©. La cantatrice allemande frissonne, souffre, jouit et se meurt avec une justesse de ton que ses partenaires n'arrivent pas √©galer.

    Même Kurt moll (Marke) et Bernd Weikl (Kurwenal) pourtant familiers des planches paraissent légèrement en retrait. Et que dire du Tristan de Jon fredric West ? En face d'une partenaire moins présente, il se distinguerait sans forcer. Mais en regard des circonstances présentes, il plaide en faveur d'un Tristan subissant le jeu, aimant et mourant sur commande. À son crédit, un timbre chaud qui n'est pas sans rappeler Jon Vickers.

    Mais comment pouvait-il lutter lorsqu'ici, même le réalisateur n'a d'yeux et de caméras que pour la plus belle Isolde du XXe siècle ; celle pourtant dont Bayreuth a décidé de se passer





     

     

  • Tristan et Waltraud
     



  •   A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com