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SELECTION CD 26 mai 2020

Un tournant de modestie



Des deux côtés de l'Atlantique, la musique d'aujourd'hui -la plus récente- a reconquis une liberté mélodique qu'elle avait égarée dans ses rêves d'avant-garde. On revient maintenant à des préoccupations moins abstraites, à un certain lyrisme que cet enregistrement des oeuvres de Richard Danielpour illustre parfaitement.


Le 31/07/2001
Gérard MANNONI
 

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     Un tournant de modestie

    Elégies et Sonata to Orpheus de Richard Danielpour
    Frederica von Stade, mezzo- Thomas Hampson, baryton- Ying Huang, soprano.
    London Philharmonic Orchestra- Perspectives Ensemble
    Roger Nierrenberg, direction
    1 CD Sony Classical SK 60850


    Débarrassé de la recherche de la nouveauté ou de l'originalité comme soucis premiers, Richard Danielpour compose dans un style qui n'est pas sans évoquer John Adams ou d'autres contemporains américains dont les oeuvres possèdent des contours mélodiques qui ressortent clairement. À l'instar d'un Bernstein, Danielpour ne renie pas l'héritage musical universel et plus particulièrement celui de l'Amérique.

    Sa musique est séduisante sans être racoleuse, sensible plus que sibylline. Les Elégies ont pour origine le souhait de Frederica von Stade de célébrer la mémoire de son père mort pendant la deuxième guerre mondiale, six mois avant sa propre naissance.

    Inspirés par les lettres que ce père-héros envoyait à sa jeune femme, les poèmes de Kim Vaeth évoquent un imaginaire dialogue entre la fille et le père, chanté à la perfection comme on peut l'imaginer par Von Stade elle-même (pourtant qui n'aurait pas la gorge nouée à sa place ?) et Thomas Hampson. C'est une partition originale et attachante qui semble d'entrée d'une portée universelle.

    D'un style d'écriture un peu différent, peut-être plus hardi bien que l'oeuvre soit antérieure de quelques années, la Sonate à Orphée, sur les poèmes de Rilke n'en demeure pas moins limpide et rayonnante grâce à la voix gracieuse de la soprano Ying Huang.

    Impossible de prédire si ces oeuvres vont ou non marquer la postérité, elles ont au moins été écrites sans la volonté prétentieuse de constituer un nouveau tournant " capital " de l'histoire de la musique. C'est fou ce que, de temps à autre, un peu de modestie fait du bien à entendre

     

     

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