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SELECTION CD 27 février 2021

Festival Previn



L'une est rousse, l'autre blonde. Elles sont américaines, célèbres, et possèdent deux des plus belles voix de leur génération. Enfin, il fallait bien s'y attendre, leur compatriote André Previn n'a pu résister au désir d'écrire des musiques sur mesure pour elles : les divas Barbara Bonney et Renée Fleming.


Le 21/08/2001
Françoise MALETTRA
 

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     Festival Previn

    Diversions d'André Previn
    Diversions (1999)
    (Prologue – Passacaille pour clarinette, violoncelle et piccolo – Fast  pour cor et trompette – Slowly pour basson, hautbois et flûte)
    Peter Schmidt (clarinette) – Franz Bartolomey (violoncelle) – Günter Federdel (piccolo)
    Wolfgang Tomböck Jun (cor) – Gotthard Eder (trompette) – Michael Werba (basson) – Martin Gabriel (hautbois) – Meinhart Niedermayr (flûte)
    Orchestre philharmonique de Vienne – Direction : André Previn.

    Sallie Chisum Remembers Billy The Kid (1994)
    Vocalise (1995)
    Barbara Bonney (soprano) – Moray Welsh (violoncelle)
    London Symphony Orchestra – Direction :André Previn.

    The Giraffes Go To Hambourg (2000)
    Three Dickinson Songs (1999)
    (As imperceptibly as grief – Will there be a morning – Good morning midnight)
    Renée Fleming (soprano) – Renée Siebert (flûte alto) – André Previn (piano)

    Enregistrement public au Mozarteum de Salzbourg (janvier 2000)
    DGG 471 028-2


    Pour Barbara Bonney, André Previn a composé la torride ballade Sallie Chisum remembers Billy the Kid (souvenirs d'une prostituée qui prétend avoir " très bien connu " the Kid), et une Vocalise couleur nostalgie, comme une réminiscence lointaine à laquelle ferait écho le violoncelle.

    À Renée Fleming, Previn offre les girafes vont à Hambourg, une mélodie imitative d'après une courte nouvelle de Karen Blixen, qui raconte la pathétique histoire de deux girafes arrachées à leur milieu naturel, et qui se désolent de finir leurs jours dans une ménagerie de Hambourg. Et encore Trois mélodies sur des poèmes d'Emily Dichinson : une méditation nocturne sur le coeur chagrin en attente du retour de la lumière.

    Jamais le compositeur n'est aussi convaincant que lorsqu'il écrit pour la voix, et les deux dames le lui prouvent avec éloquence. En fait, il s'agit bien ici d'un véritable " festival Previn ", qui reprend dans son intégralité le programme d'un concert donné en janvier 2000 au Mozarteum de Salzbourg, avec en première partie, Diversions, un cadeau offert aux solistes de l'Orchestre philharmonique de Vienne.

     



    Une commande du Mozarteum qui précisait que la pièce " ne devait pas être trop profonde, ni faire appel à un orchestre démesuré. " Previn signe et passe outre, car s'il sait parfaitement ce que séduire veut dire, il sait surtout comment utiliser les registres les plus sensibles des instruments, et opérer de subtils mélanges de rythmes et de couleurs, et il le fait avec une générosité qui emporte l'écoute, la qualité des solistes et de l'orchestre assurant le succès de l'entreprise.

    Un Prologue sur un rythme de ragtime, une Passacaille bucolique et très tendre, un scherzo (Fast), où le cor et la trompette jouent à se disputer l'avantage, un final (Slowly) qui donne envie de danser " collé-serré " sous les étoiles
    Previn prétendait faire Diversions, mission accomplie.


     

     

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