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SELECTION CD 15 octobre 2019

Adieu Woodstock



Dans les pas d'Alfred Deller, le contre-ténor Andreas Scholl n'en est pas à son premier essai avec les " Folksongs " anglais. Cependant, il a opté cette fois-ci pour de véritables arrangements mêlant folk et baroque, lesquels se superposent étrangement aux souvenirs de ces chansons très en vogue dans les années hippies.


Le 22/11/2001
Françoise MALETTRA
 

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     Adieu Woodstock

    ¬ďLe Voyageur¬Ē
    Folksongs traditionnels arrangés par Craig Leon
    Andreas Scholl, contre- ténor
    Edin Karamazov : luth ¬Ė Jan Pickov : dulcimer, banjo ¬Ė Stacey Shames : harpe
    Orpheus Chamber Orchestra
    1 CD Decca 468 499


    Les nostalgiques de l'√Ęge ¬ď¬†Peace and Love¬†¬Ē devraient se pr√©cipiter sur ce disque. Mais attention! Il leur faudra beaucoup d'imagination, car ils vont se retrouver dans une atmosph√®re singuli√®rement revue et corrig√©e, √† la mesure et au service d'un prince du baroque, le contre-t√©nor Andreas Scholl, qui revient √©pisodiquement √† la musique traditionnelle de langue anglaise, juste le temps d'accorder un peu de repos √† Bach, Haendel et Purcell.

    Finie l'√©poque des fl√Ľtes et des guitares s√®ches, de Joan Baez, de Bob Dylan et des joyeux hippies qui parcouraient les routes du monde la fleur √† la main, en s'offrant le d√©tour oblig√© par Katmandou¬†. Voici Blow the wind, Charming beauty, Annie Laurie, , dans leurs nouveaux habits taill√©s par le luth, harpe, banjo et dulcimer, rejoints par un Orpheus Chamber Orchestre vibrant de toutes ses cordes (un peu trop, sans doute, mais c'est vrai qu'elles sont belles).

    Qui eut cru que ces complaintes et ses ballades d'ancienne mémoire feraient un jour l'objet d'un tel raffinement ? La voix chaude, pleine, d'une incroyable flexibilité d'Andreas Scholl leur va musicalement comme un gant, même si elle finit par engendrer une certaine monotonie, tant elle se refuse à une véritable prise en compte du contenu des chansons.

    Andreas Scholl ne raconte pas la cruelle histoire du pirate Henry Martin, ni l'amour impossible de Pretty Saro, il les évoque presque distraitement, comme dans un rêve éveillé. C'est simplement beau, et parfaitement désincarné. Décidément, les souvenirs ne sont plus ce qu'ils étaient. Adieu Woodstock !

     

     

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