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SELECTION CD 19 septembre 2019

Dernière édition



L'éclectisme du ténor Ian Bostridge est décidément impressionnant, entre deux Bach, des séries Schubert, quelques pincées de Mozart, Stravinsky ou Schumann, sans oublier les Britten ou les Henze, le voici revenu au XXe siècle pour relire le Journal de Janacek, y compris entre les lignes.


Le 01/01/2002
Gérard MANNONI
 

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    Journal d'un disparu de Janacek
    et pièces pour piano
    Ian Bostridge, ténor
    Thomas Adès, piano
    1 CD EMI 5 57219 2


    Le journal d'un disparu est un peu l'équivalent tchèque de La Belle Meunière de Schubert. Cet ensemble de vingt-deux poèmes publiés à l'origine sous un pseudonyme et qui racontent les amours d'un jeune paysan pour une tzigane, séduisit Janacek qui travailla plus deux ans à la composition de ce qui reste son cycle le plus significatif.

    Il avait en effet trouvé dans cette poésie belle et simple, un écho à une aventure amoureuse personnelle, tout comme les grands cycles de Schubert reflètent les amours généralement malheureuses du compositeur. Le succès des grands opéras de Janacek occulta celui du Journal et détourna même leur auteur de ce type de composition.

    Ian Bostridge, dont on conna√ģt la sensibilit√©, est un interpr√®te id√©al pour ces pages toute de subtilit√© et de finesse. S'il chante un jeune homme qui abandonne tout pour les beaux yeux d'une s√©duisante Tzigane (la mezzo Ruby Philogene, parfaite), c'est par son contr√īle, sa retenue et son aptitude √† cr√©er une intimit√© narrative qu'il captive.

    Il a beau pr√™ter son chant √† un disparu, c'est r√©ellement une pr√©sence qu'il impose √† voix feutr√©e. Il a pour partenaire le pianiste Thomas Ad√®s qui joue par ailleurs le cycle des Chants traditionnels moldaves et quelques autres pi√®ces. L'oeuvre pour piano de Janacek poss√®de une profonde personnalit√© qui la diff√©rencie imm√©diatement des autres oeuvres marquantes du d√©but du XXe si√®cle, qu'il s'agisse de Bartok ou √† plus forte raison des Fran√ßais comme Ravel ou Debussy.

    Malgré les traces d'une pensée encore profondément romantique, l'écriture est bien celle d'une époque nouvelle, sans audaces inutiles, mais avec une énergie et des couleurs qui prennent racine dans la sève folklorique moldave. Certaines pièces, plus tardives, sont comme un écho de passages d'opéras, montrant bien à quel point ce genre était devenu la préoccupation majeure de Janacek.

    Mais le piano de Thomas Adès ne chante pas moins que l'instrument de Bostridge. À eux deux, ils livrent une dernière édition du Journal qu'il ne faut surtout pas manquer.

     

     

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