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SELECTION CD 08 mars 2021

Des Adieux sans fin



Inger Södergren est une pianiste aussi essentielle que discrète. L'écoute de ses enregistrements est toujours une leçon d'humilité : son Beethoven ne déroge pas à cette règle, fait d'une humilité profonde et pourtant d'une sincérité toute personnelle, procurant un plaisir sans mélange.


Le 02/03/2002
Gérard MANNONI
 

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     Des Adieux sans fin

    Inger Södergren joue Beethoven
    Ludwig van Beethoven
    Sonates Waldstein
    Sonate Les Adieux
    Inger Södergren, piano
    1 CD Calliope CAL 9311


    Inger S√∂dergren est sans conteste une pianiste parmi les plus importantes de notre √©poque mais, il est vrai que, se tenant avec sagesse √† l'√©cart des feux de la publicit√©, elle n'a pas, loin s'en faut, la notori√©t√© qu'elle m√©riterait. Elle fait partie de ces interpr√®tes vers lesquelles on devrait revenir p√©riodiquement pour les grandes pages du r√©pertoire, o√Ļ gr√Ęce √† elle, on peut reprendre ses marques, et retrouver une lecture personnelle, avant tout profond√©ment sinc√®re, r√©fl√©chie, √©quilibr√©e. Comme, par exemple, avec un Guilels, un Magaloff, un Sebok.
    D√®s les premi√®res mesures de la Waldstein, on comprend que l'on est confront√© √† une v√©rit√© beethov√©nienne fondamentale. "¬†El√©mentaire, mon cher Watson¬†!¬†", serait-on tent√© de dire. Car ici, tout est si √©vident et apparemment si simple qu'on se demande pourquoi tant d'autres interpr√®tes semblent passer √† c√īt√© d'une sorte d'essentiel. Mais voil√† : il n'est pas facile du tout d'√©liminer le superflu, ni de r√©sister aux tentations d'apports trop subjectifs. Seuls y parviennent ceux qu'un sens analytique sans faille conduit au but recherch√© : d√©busquer ce qu'un partition contient d'exactement personnel et original, d'abord √† travers tout ce que le compositeur a √©crit lui-m√™me d'indications sur sa partition. C'√©tait aussi un des principes pr√īn√©s par Maria Callas. Quitte √† s'y briser la voix, elle tentait toujours de s'en tenir avant tout √† cette humble fid√©lit√© √† l'√©criture. Alors, sous les doigts d'Inger S√∂dergren on retrouve avec √©motion la mani√®re spontan√©e dont jaillissent les th√®mes de la Waldstein ou des Adieux, la mani√®re aussi avec laquelle s'encha√ģnent les mouvements, avec laquelle s'impose la po√©sie pure et profonde de la sonate opus 90. Le toucher est toujours ferme et rond, le phras√© libre mais sans fantaisie de mauvais aloi, l'inspiration toujours en osmose avec l'√©criture musicale. Une le√ßon d'interpr√©tation beethov√©nienne pour des Adieux que l'on aimerait sans fin.

     

     

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