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SELECTION CD 16 octobre 2019

Festifs premiers de l'an



Le Concert du Nouvel An à Vienne est l'événement musical le plus suivi au monde chaque année. Il est aussi l'occasion de voir défiler des maîtres de la baguette plus ou moins inspirés, surtout face à une musique aussi faussement facile que celle des Strauss. A l'occasion de la sortie du Concert 2002 dirigé par Ozawa, la rédaction d'Altamusica a pensé qu'un point discographique serait le bienvenu.


Le 10/03/2002
Yannick MILLON
 

  • Le règne du Philharmonique de Vienne
  • La lĂ©gende Boskovsky
  • La magie Karajan
  • Carlos Kleiber, le mĂ©tĂ©ore
  • Les "3M"
  • Le renouveau Harnoncourt
  • Seiji Ozawa, vent d'est
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      (ex: Harnoncourt, Opéra)


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     Le règne du Philharmonique de Vienne

    Les Strauss, ou le Philharmonique de Vienne dans son jardin


    A tout seigneur tout honneur, évoquons d'abord le Philharmonique de Vienne. Inutile de tergiverser, aucun ensemble au monde ne possède une telle adéquation sonore et stylistique avec la musique des Strauss.

    Les Viennois ont la valse et la polka dans les veines depuis des générations et aucun orchestre ne sait rendre à un tel degré le charme, la rythmique délicieusement bancale du "oum-pa-pa", la mélancolie très "fin de siècle", le rubato expressif au détour de chaque phrase, et par-dessus tout la rondeur et la légèreté, la grâce et la noblesse d'une musique si souvent défigurée par des tâcherons de la baguette et des orchestres sans classe.

    Les plus grands chefs sont unanimes, ce qui prend des heures au Philharmonique de Berlin ou au Concertgebouw d'Amsterdam pour aboutir au "naturel straussien" (bien plus souvent fabriqué que vraiment naturel), le Philharmonique de Vienne y parvient instantanément.

    Les Wiener Philharmoniker sont imprégnés de cette culture du son typique des Strauss et de leur ville natale, où flotte comme un parfum indescriptible, réminiscence d'un art de vivre révolu. Eux seuls détiennent à ce point d'acmé toutes les clés stylistiques nécessaires à ériger cette musique au rang de ce qu'elle est : bien plus que de la musique légère, une musique noble, esthétisante, symphonique – la plupart des valses des Strauss, avec leur introduction lente, tiennent plus du poème symphonique que de la musique de danse –, superbement orchestrée, une musique des plus complexes à diriger et dont la tradition est partie intégrante.

    Le disque et la vidéo ont immortalisé de manière plus ou moins heureuse le plus médiatique concert de l'année. Nous évacuerons rapidement les quelques chefs qui n'ont assuré que des concerts qu'on pourrait qualifier de routine.

    En revanche, la discothèque et vidéothèque de l'amateur straussien ne saura se passer des références suivantes :
    - CD Boskovsky 1979, Kleiber 1989 et 1992, Harnoncourt 2001
    - DVD Karajan 1987, Kleiber 1989, Harnoncourt 2001, Ozawa 2002.


    A noter, les abréviations que nous utiliserons pour évoquer la dynastie Strauss :
    Joh = Johann Strauss fils
    Jos = Josef Strauss
    Ed = Eduard Strauss
    JohP = Johann Strauss père
    Lan = Joseph Lanner.


     
    Yannick MILLON


     

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  • La lĂ©gende Boskovsky
  • La magie Karajan
  • Carlos Kleiber, le mĂ©tĂ©ore
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